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    Accueil » Crise chez GM CAMI : la production en difficulté au Canada
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    Crise chez GM CAMI : la production en difficulté au Canada

    François TessierFrançois Tessier14 avril 2025Un commentaire
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    Décidément, ce début d’année 2025 est celui de grands bouleversements avec certaines productions mises en grande difficulté. Demande anémique, droits de douane : GM Canada ralentit fortement la production des fourgonnettes BrightDrop à l’usine CAMI, menaçant des centaines d’emplois à Ingersoll, Ontario, ce pour une durée de cinq mois.

    Arrêt jusqu’en octobre

    L’usine CAMI de General Motors (GM), située à Ingersoll en Ontario, traverse une période de turbulences majeures. Environ 1 200 membres de la section locale 88 d’Unifor (Union for Canada) y travaillent à l’assemblage des fourgonnettes électriques Chevrolet BrightDrop ainsi qu’à la production de modules et de batteries pour véhicules électriques (VE). Cependant, face à une baisse significative de la demande, GM a été contraint de ralentir ses activités sur ce site emblématique, affectant ainsi des centaines de familles dans la région.

    Selon Lana Payne, présidente nationale d’Unifor, la décision de GM représente « un coup dur » pour les travailleurs. Elle exhorte GM à limiter les pertes d’emploi et appelle les gouvernements à intervenir pour soutenir l’industrie automobile canadienne. Ce ralentissement industriel est symptomatique des défis que traverse l’ensemble du secteur des véhicules électriques, où la demande stagne malgré les investissements massifs réalisés.

    GM Canada a confirmé dans un communiqué que ces ajustements étaient nécessaires pour réaligner la production sur la demande réelle et les niveaux de stocks disponibles. Bien que GM réaffirme son engagement envers l’usine CAMI et la marque BrightDrop, la situation reste préoccupante. L’entreprise assure vouloir soutenir les employés durant cette période de transition, tout en poursuivant l’assemblage des fourgonnettes BrightDrop et la production de batteries sur le site.

    Marché concurrentiel

    La montée des stocks invendus illustre l’un des obstacles majeurs rencontrés par GM. Moins d’un an après avoir repositionné BrightDrop sous la bannière Chevrolet pour tenter d’en accroître la visibilité, la marque peine à concurrencer Ford et Rivian sur le marché très concurrentiel des véhicules utilitaires électriques. Parmi les facteurs de cette contre-performance : le prix élevé des véhicules, le contexte économique incertain, des infrastructures de recharge encore inadaptées, et l’incertitude liée aux politiques commerciales entre le Canada et les États-Unis.

    Les tarifs douaniers, en particulier ceux de 25 % actuellement en vigueur pour certains produits entre les deux pays, freinent la capacité de GM à produire efficacement au Canada tout en visant le marché américain. Cela soulève des questions stratégiques sur la viabilité à long terme de cette chaîne d’approvisionnement, malgré les aides publiques investies dans la modernisation de CAMI pour accueillir la production électrique.

    L’usine CAMI, rééquipée en 2022 pour devenir le premier site de GM entièrement dédié aux véhicules électriques, a vu sa production s’arrêter temporairement en 2025, pour deux semaines, afin d’« équilibrer les stocks ». En 2024, seulement 3 500 fourgonnettes BrightDrop ont été produites, contre près de 200 000 Chevrolet Equinox cinq ans auparavant. Pire encore, sur ces unités produites, seulement 1 529 ont été vendues l’année dernière, loin derrière les ventes (pourtant loin d’être mirobolantes) de ses concurrents directs : Ford a écoulé 12 610 unités de son E-Transit, tandis que Rivian a vendu 13 243 EDV.

    En 2025, les ventes peinent à décoller avec seulement 274 véhicules BrightDrop écoulés au premier trimestre, malgré une légère hausse par rapport à 2024. Ces chiffres illustrent clairement que la stratégie initiale de GM pour BrightDrop, qui visait 50 000 véhicules par an d’ici 2025, est bien loin d’être atteinte.

    Une question de prix

    Le prix est l’un des principaux freins à l’achat. Les véhicules BrightDrop affichent un tarif d’environ 74 000 dollars américains, alors que le Ford E-Transit, avec une autonomie similaire, coûte environ 51 600 dollars. Cette différence de plus de 20 000 dollars, avant même l’application de subventions ou d’incitatifs fiscaux, rend les véhicules de GM moins compétitifs.

    Le lancement ambitieux de BrightDrop en 2021 avait pourtant suscité de grands espoirs. La filiale devait générer 10 milliards de dollars de revenus d’ici 2030, avec des marges bénéficiaires allant jusqu’à 20 %. Cependant, les départs de dirigeants clés, comme celui de Travis Katz en 2023, ont ébranlé la structure interne de l’entreprise. Depuis, GM tente de réintégrer BrightDrop de manière plus étroite à son organisation globale, réduisant ainsi son autonomie afin de maîtriser les coûts.

    Pour Sam Fiorani, vice-président chez AutoForecast Solutions, la stratégie de GM rencontre de nombreux obstacles externes. L’économie incertaine, combinée à un réseau de recharge encore inadéquat, rend les flottes commerciales hésitantes à franchir le pas de l’électrification. Malgré des véhicules prometteurs sur le papier, les décideurs restent frileux face à un investissement technologique qu’ils ne maîtrisent pas entièrement.

    Soutien politique

    Une surproduction non écoulée pèse lourdement sur les résultats de GM et alimente les inquiétudes quant à la viabilité du modèle économique de BrightDrop.

    Enfin, les défenseurs de l’industrie comme Unifor tirent la sonnette d’alarme : sans un soutien politique fort et une accélération dans le développement des infrastructures de recharge, le Canada et les États-Unis risquent de perdre leur avance dans la transition vers les véhicules électriques. Pour éviter de « renoncer à notre avenir », selon Lana Payne, une action décisive est requise à tous les niveaux.

    Notre avis par leblogauto.com

    L’avenir de l’usine CAMI et de la marque BrightDrop reste incertain. Le ralentissement actuel souligne la complexité de la transition vers les véhicules électriques, où les ambitions industrielles doivent composer avec des réalités économiques fluctuantes, une demande hésitante et une compétition féroce.

    L’illusion du véhicule électrique touche aussi les utilitaires. Les ventes ne sont pas aussi importantes qu’attendues. Et avec le retour de Trump à la Maison Blanche, l’avenir immédiat du VE aux USA est incertain. Des milliards investis qui partent en fumée.

    Notes

    UniFor, Union for Canada ou Syndicat pour le Canada est le plus grand syndicat du secteur privé au Canada. Il est né de la fusion du Syndicat canadien des communications, de l’énergie et du papier avec le CAW ou Canadian Auto Workers, le syndicat des travailleurs de l’industrie automobile.

    CAMI Automotive est une usine de la General Motors sise à Ingersoll en Ontario au Canada. Codétenue jusqu’en 2009 avec Suzuki, elle est désormais pleinement la propriété de GM. Depuis plusieurs années, CAMI voit d’autres usines (au Mexique notamment) récupérer certains modèles emblématique de la CAMI. L’annonce du basculement vers le tout électrique fut, à l’époque, salué comme un avenir assuré.

    Avec Automotive News.

    Crédit illustration : GM.

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    Un commentaire

    1. georges on 14 avril 2025 14h45

      Taper sur le VE c’est tendance , je ne connais pas ses vu, mais s’ils sont dans la même catégorie, vendre 50% plus cher que l’équivalent de chez Ford, ça peut des fois pas passer.
      On nous bassine le VE, personne n’en veut et juste après on est fichu avec Tesla et BYd, pourtant vendant des VE.

      Reply
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