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    Accueil » Essai VW Jetta 1.2 TSI 105 ch : Mélange des genres
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    Essai VW Jetta 1.2 TSI 105 ch : Mélange des genres

    Cedric MorancaisCedric Morancais24 avril 2012Aucun commentaire
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    Puisque notre pays est privé  de la variante 1.2 TSi 105 ch de la Golf, le seul moyen de voir ce que vaut ce moteur sous le capot d’une berline Volkswagen à vocation familiale, c’est d’opter pour une Jetta. Pour être franc, ce bloc nous avait plus que séduit installé dans la Polo. Reste à savoir comment il se débrouille avec plus de 200 kg supplémentaires à tracter…

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    Avec le 2.0 TDI 140 ch et la boîte DSG, la Jetta se montre une routière accomplie. Mais le 1.2 TSI semble sous-dimensionné pour cette berline. D’ailleurs, aucune de ses concurrentes, si l’on excepte sa cousine Skoda Octavia, n’a osé embarquer un bloc aussi petit. Et encore, cette dernière a le bon goût d’afficher moins de 1 200 kg sur la balance, alors que la Jetta dépasse légèrement les 1 300 kg.

    Pourtant, ce poids important n’est pas la conséquence d’une sélection de matériaux intérieurs de haute qualité. Les contreportes sont intégralement habillées de plastique rigide et d’un tissu assez rêche. Même punition pour la partie inférieure de la planche de bord. Et la partie supérieure ne bénéficie pas d’un matériau aussi largement moussé que sur une Golf, par exemple. Ennuyeux pour un modèle voulu plus haut en gamme que la célèbrissime compacte. Volkswagen nous assure d’ailleurs que les modèles européens ont fait l’objet de davantage de soins en la matière que leurs équivalents destinés au marché nord-américain.

    Autre privilège réservé à notre continent, le train arrière multibras. Il permet à la Jetta d’afficher une tenue de route sans reproche. Les suspensions se montrent tout de même parfois un peu trop sèches sur certaines déformations. Heureusement, les sièges sont, pour leur part, d’un très grand confort, sachant que lors de cet essai, nous avions à notre disposition une version Confortline, disposant de sièges spécifiques, très justement baptisés… confort. Pour les amateurs d’assises enveloppantes, il faudra carrément envisager une autre motorisation. En effet, les sièges sport ne sont disponibles que sur la version Carat (en série), une version seulement proposée en association avec les 1.4 TSI 122 ch, 1.6 TDI 105 ch et 2.0 TDI 140 ch.

    Etonnamment, la liste des options se montre d’ailleurs plutôt légère, pour une Volkswagen s’entend. Ainsi, la Jetta fait l’impasse sur la caméra de recul, le Park Assist, le Pack R-Line, les projecteurs bi-xénon ou encore l’amortissement piloté DCC. Au moins, cela évitera d’alourdir trop fortement la facture.

    D’autant que celle-ci ne se montre déjà pas particulièrement digeste. A 22 110 €, la Jetta 1.2 TSI 105 ch Confortline se montre 1 110 € plus coûteuse que la Ford Focus 1.0 EcoBoost 100 ch Titanium 4p. (21 000 €) et 1 630 € plus chère que la Skoda Octavia 1.2 TSI 105 ch Ambition 2 (20 480 €), cette dernière faisant l’impasse sur les radars de stationnement avant et sur le Pack Visibilité (respectivement  315 € et 380 € supplémentaires). Cette version de Jetta est également livrée d’origine avec la climatisation automatique bi-zone, les jantes alu 16″, l’aide au démarrage en côte et le régulateur de vitesse.

    Reste à savoir comment se débrouille le « moulin ». Eh bien, ce TSI est fidèle à la réputation de sa lignée. Il se montre souple en toutes circonstances et reprend sans peine à bas régime. Avantage d’un bloc essence par rapport à un équivalent diesel, la plage d’utilisation se veut particulièrement large puisque cette mécanique se montre à son aise depuis 1 200 tr/mn (le couple maximum de 175 Nm est délivré sans discontinuer de 1 500 à 4 000 tr/mn) et jusqu’à 5 000 tr/mn, régime de puissance maximum. Poussé dans ses retranchements, il n’hésite toutefois pas à donner de la voix. A allure régulière, la boîte à six rapports permet néanmoins de contourner ce problème, d’autant que, une fois n’est pas coutume, l’étagement n’est pas exagérément long.

    Autre qualité de ce moteur, sa frugalité. Durant notre essai, la consommation s’est établie entre 7 l. et 7,5 l. aux 100 kms. Des valeurs pas si éloignées de celles annoncées par le constructeur (5.7 l. en cycle mixte) et qui permettent à la Jetta d’échapper à toute forme de malus avec ses 134g de CO2 rejetés à chaque kilomètre parcouru.

    Comme la plupart des voitures de la marque, cette Jetta s’acquitte plus qu’honorablement de sa tâche, mais sans provoquer d’émotions particulières. Mention spéciale, toutefois, à cet étonnant petit quatre cylindres qui pourrait (re)convertir nombre d’amateurs de diesel grâce à sa souplesse, son silence et son appétit mesuré. Sans oublier un tarif inférieur de 3 000 € à celui de la variante 1.6 TDI 105 ch. La seule déception -en dehors d’une ligne unanimement jugée banale- vient de certains matériaux utilisés dans l’habitacle et qui dénotent singulièrement dans une Volkswagen.

    A lire également : Detroit 2012 : Volkswagen Jetta Hybrid, Essai Volkswagen Jetta 2.0 TDI 140 DSG et Salon de Chicago 2011 : Volkswagen Jetta GLi.

    Galerie Essai Volkswagen Jetta 1.2 TSI 105 ch :

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    Cedric Morancais

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