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Le GNV, l’autre alternative pour une automobile plus propre

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L’automobile va devoir se réinventer pour continuer de nous accompagner tous les jours. Pour diminuer son empreinte environnementale, ainsi que la pollution émise,  le gaz naturel est une solution.

Utiliser du gaz naturel pour mouvoir un véhicule, ce n’est pas nouveau. Mais, face à la facilité et au développement des carburants dérivés du pétrole, le GNV a eu tendance à être délaissé. Il tient sans doute sa revanche avec la nécessité de baisser les émissions de CO2. C’est l’un des carburants idéaux pour la transition énergétique. En effet, selon la base carbone de l’ADEME, le GNV émet 6% de CO2 de moins, du puit au réservoir que le gazole par exemple.

A cette première baisse de CO2, il faut ajouter les émissions du réservoir à la roue. Au total, un moteur au GNV (gaz naturel pour véhicule) émet entre 15 et 25% de CO2 en moins qu’un moteur Diesel ou un moteur essence. En plus, contrairement au GPL issu du pétrole, le GNV est principalement composé de méthane. Ce méthane peut tout à fait être généré via des déchets de biomasse et un méthaniseur.

Tous les polluants en baisse

On obtient alors du bioGNV dont la facture CO2 est encore plus basse : on divise par six les émissions de CO2 par rapport à un moteur Diesel. Et le CO2 n’est pas le seul polluant qui diminue avec le GNV. Niveau NOx (oxydes d’azote), un véhicule au GNV en émet 85% de moins qu’un Diesel et 55% de moins qu’un véhicule à essence. Et la combustion du gaz naturel n’émet pratiquement pas de suie ou particule.

Comparé aux autres solutions pour une automobile plus propre, comme le véhicule électrique à batterie, le GNV fait à peu près aussi bien qu’un VE en France (électricité nucléaire peu carbonée) et même mieux qu’un VE en Europe. Comparé à un véhicule hybride rechargeable, la voiture au gaz naturel fera, là aussi, largement mieux sur toute sa vie.

Preuve que le GNV est bon pour l’environnement, il est crédité d’une vignette Crit’Air 1. Un véhicule au gaz pourra donc accéder encore aux zones à faible émission (ZFE) pendant longtemps, contrairement aux véhicules Diesel par exemple.

La bicarburation, un régal pour le portefeuille et l’autonomie

En fonctionnant au GNV, le moteur va faire moins de bruit et vibrer moins. C’est un confort de roulage appréciable. Les véhicules équipés vont être ce que l’on appelle bicarburation. C’est-à-dire qu’ils vont pouvoir fonctionner à la fois à l’essence et au gaz naturel. Deux réservoirs, plus d’autonomie. C’est aussi une « béquille » en cas de réservoir de gaz vide, on bascule en mode classique à l’essence. Cette bascule se fait sans aucune intervention du conducteur.

Le gaz naturel se vend au kilogramme (kg) et non au litre. Actuellement, il est environ de 1,20 €/kg. Un kilogramme de GNV correspond grosso-modo à 1,2 litre de gazole ou 1,5 litre d’essence. Le GNV est donc moins cher à la pompe. En plus, un véhicule GNV bénéficie dans certaines régions de la gratuité de la carte grise et dans d’autres, d’une exonération de 50 %.

Et pas de panique sur le gaz. Certains ont peut-être encore en tête les polémiques qui ont accompagné le GPL et de supposées explosions. Les réservoirs de GNV sont prévus pour supporter des centaines de bars de pression et le GNV est distribué à 200 bars « seulement ». Homologués selon la norme européenne R110, le réservoir sera sans doute l’élément le plus sûr de la voiture.

Quant au remplissage du réservoir, il se fait en circuit fermé entre la station et le véhicule. Pas de fuite, pas de vapeur de carburant qui s’échappe, pas de carburant qui déborde. En France, on dénombre plus de 160 stations qui délivrent du GNV et une centaine sont en projet. Il est rare de ne pas en avoir une à proximité de chez vous ou de votre entreprise.