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Guide de la saison 2018 de Formule 1

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Guide de la Formule 1 2018

La saison 2018 de Formule 1 va débuter dans quelques jours. L’occasion de faire un point sur les forces en présence, le calendrier, les nouveautés.

Sommaire

1- Calendrier de la saison 2018
2- Du côté des pilotes
3- Règlement technique
4- Quota moteur
5- Pilotes et monoplaces

Calendrier : retour du GP de France

La saison 2018 compte 21 grands-prix. Elle débute par le GP d’Australie à Melbourne le 25 mars 2018 et se termine à Abu Dhabi le 25 novembre. L’une des nouveautés cette saison est le changement de l’horaire des départs.

En effet, pour laisser aux télévisions qui n’ont pas de magazine d’avant départ le temps de prendre l’antenne « à l’heure juste », les courses débutent désormais, en majorité, à 15h10 (contre 14h avant). Certains GP décaleront même leurs horaires pour ne pas entrer en concurrence avec un autre événement. Ce sera le cas du grand-prix de France, lancé à 16h10 à cause de coupe du monde de football.

Car oui, la France fait enfin son retour dans le calendrier après 10 saisons d’absence. Mais, les pilotes ne tourneront plus à Magny-Cours dans la Nièvre. C’est le Castellet-Paul Ricard qui lui a été préféré. Rendez-vous le 24 juin prochain, une semaine après les 24H du Mans !

On peut noter que ce calendrier comporte plusieurs dates qui s’enchaînent, comme Bahreïn-Chine avec une semaine entre les deux. Il y a aussi France-Autriche-Grande Bretagne qui est un double enchaînement. Un calendrier chargé pour les équipes et leurs employés.

Numéro Date Pays Lieu Course Heure de Paris
977 25-mars Australie Melbourne 16:10 7h10
978 8-avr. Bahreïn Sakhir 18:10 17h10
979 15-avr. Chine Shanghai 14:10 8h10
980 29-avr. Azerbaïdjan Bakou 16:10 13h10
981 13-mai Espagne Barcelone 15:10 15h10
982 27-mai Monaco Monaco 15:10 15h10
983 10-juin Canada Montréal 14:10 20h10
984 24-juin France Le Castellet 16:10 16h10
985 1-juil. Autriche Spielberg 15:10 15h10
986 8-juil. Grande-Bretagne Silverstone 14:10 15h10
987 22-juil. Allemagne Hockenheim 15:10 15h10
988 29-juil. Hongrie Budapest 15:10 15h10
989 26-août Belgique Spa-Francorchamps 15:10 15h10
990 2-sept. Italie Monza 15:10 15h10
991 16-sept. Singapour Singapour 20:10 14h10
992 30-sept. Russie Sotchi 14:10 13h10
993 7-oct. Japon Suzuka 14:10 7h10
994 21-oct. États-Unis Austin 13:10 20h10
995 28-oct. Mexique Mexico 13:10 19h10
996 11-nov. Brésil São Paulo 15:10 18h10
997 25-nov. Abou Dabi Yas Marina 17:10 14h10

Quelques changements de pilotes

Il y a eu du mouvement chez les pilotes en cours de saison 2017. Carlos Sainz Jr. est passé de Toro Rosso à Renault. Toujours chez Toro Rosso, Daniil Kvyat a été remercié. Cela a permis à Pierre Gasly et Brendon Hartley d’arriver dans la scuderia de Faenza.

Chez Renault, Sainz a pris le baquet de Jolyon Palmer remercié pour ses mauvais résultats. Felipe Massa part (une nouvelle fois) en retraite et cède son baquet chez Williams à Sergey Sirotkin, ancien pilote Renault.

De son côté, Pascal Wehrlein revient dans le giron Mercedes, en tant que « simple » pilote de réserve. La place chez Alfa Romeo Sauber est libre pour le champion de GP2 2017, le Monégasque Charles Leclerc.

Une saison de transferts plutôt calme (avant le grand chambardement en 2019 ?). Lewis Hamilton est le champion en titre. A noter que 4 champions du monde seront sur les grilles 2018. Fernando Alonso, qui participera également à la saison d’endurance WEC, devrait passer la barre symbolique des 300 départs à l’occasion du GP d’Autriche, le giron de Red Bull.

Côté écuries, McLaren a abandonné son partenariat avec le motoriste Honda pour un moteur Renault. Honda a trouvé refuge chez Toro Rosso, sous la surveillance de Red Bull qui pourrait y voir une solution pour 2019 et quitter Renault (ou se faire jeter).

Sauber devient Alfa Romeo Sauber et récupère le moteur client Ferrari de la saison. L’an dernier, ils avaient un moteur de la génération précédente, moins puissant.

Règlement technique

Du côté du règlement, c’est presque la stabilité. Cela explique que les monoplaces évoluent « peu » dans leur forme globale par rapport à 2017.

Ce qui se voit le plus, c’est l’adoption obligatoire du système de protection HALO. Cette barre de protection en titane est disposée au niveau du cockpit pour protéger la tête du pilote. Si les pilotes indiquent qu’ils « l’oublient » rapidement dès les premiers tours de roues, à l’image, il est difficile de l’ignorer et surtout de voir le casque du pilote.

Autre modification esthétique, les « ailerons de requins » à l’arrière des capots moteur sont interdits. Le capot doit respecter une zone délimitée, et certaines voitures arborent tout de même des « vestiges » d’ailerons. Une zone grise du règlement permet même de placer des petits ailerons « T-Wings » en bas du capot moteur (pour un gain marginal).

A noter que Pirelli a modifié ses pneumatiques et que deux nouveaux composés font leur apparition. Le rose hyper tendre (ou hypersoft, HS), le plus tendre de la gamme, et le super dur (ou superhard, SH) orange. A noter que ce dernier ne devrait jamais être utilisé.

Des quotas moteurs drastiques

Ce qui se verra en cours de saison, c’est le nombre d’unités de puissance (PU) encore plus limité. En effet, de 4 « moteurs » en 2017, on passe à 3 seulement, avec une épreuve de plus au calendrier. Un casse-tête pour les motoristes. Renault et Honda ont déjà prévenu qu’ils composeraient leur saison en prenant forcément des pénalités pour un 4ème PU. A noter que d’autres éléments passent à 2 seulement pour la saison.

Au premier dépassement pour l’un des 6 éléments, c’est une pénalité de 10 places sur la grille. Au suivant, « seulement » 5. Les écuries vont encore « jouer » avec les pénalités en fonction des circuits.

Elément Quota
Moteur thermique 3
Turbocompresseur 3
Récupérateur des gaz (MGU-H) 3
Récupérateur cinétique (MGU-K) 2
Batterie 2
boîtier de contrôle électronique (ECU) 2

Présentation des pilotes et des monoplaces

Mercedes AMG Petronas Motorsport
 La W09 défendra les couleurs de l’écurie Mercedes. Chez Mercedes, on sait que la saison passée a été plus serrée qu’il n’y parait et que 2018 pourrait bien être une saison de « changements ».

Ferrari a fait évoluer sa monoplace et pourrait être plus proche que jamais. Surtout que les rouges ont suivi Mercedes en augmentant l’empattement de la voiture. Mais, forts d’une base exceptionnelle, les gris peuvent légitimement penser être toujours devant.

Pilotes
#44 – Lewis Hamilton –  Le Britannique est le tenant du titre et rejoint le cercle restreint des quadruples champions du monde avec Prost et Vettel. L’Allemand est sans doute une nouvelle fois son meilleur ennemi. A la fin de la saison, ou l’un ou l’autre pourrait bien rejoindre Manuel Fangio dans la légende de la Formule 1.

Point positif : A 33 ans, il est au sommet de son art.
Point négatif : Après un bon début de saison 2017, Bottas ne l’a pas autant poussé que Rosberg pouvait le faire.

#77 – Valtteri Bottas – Le Finlandais sait qu’il joue son avenir chez Mercedes cette saison. En 2019, s’il n’a pas convaincu Toto Wolff et les dirigeants de l’écurie, il pourrait être poussé vers la sortie. Il va devoir aller chercher plus souvent la victoire ou la seconde place. En tout cas, apporter des points à l’écurie et priver les adversaires de Hamilton de marquer de gros points.

Point positif : On le sait très rapide et capable de faire la pole et de gagner.
Point négatif : Semble « friable ». Résultats en dents de scie, déjà vu chez Williams.

Scuderia Ferrari
 La SF-71H toute de rouge vêtue défendra la Scuderia de Maranello. Tout comme les autres écuries, Ferrari fait évoluer son concept. Mais, les évolutions se voient beaucoup, surtout sur les entrées d’air et toutes les « ailettes » qui les entourent.

Comme à chaque saison, le but de la Scuderia est de conquérir au moins un titre. Les deux si possible. L’an dernier Vettel a semblé proche de Hamilton. Cela fait depuis 2008 que Ferrari n’a pas été titré. 2018 pour changer cela ?

Pilotes
#5 – Sebastian Vettel – Le quadruple champion du monde a toujours faim de victoires et de titres. Pour sa 4ème saison chez les rouges de Maranello, Vettel veut remporter le titre pilote et montrer qu’il peut le faire sans l’aide de Red Bull. Avec une Ferrari qui devrait être encore plus près de la Mercedes, Vettel a les cartes en main pour égaler Fangio.

Point positif : Toujours motivé, d’autant plus que la voiture semble au top niveau.
Point négatif : Toujours capable de perdre ses nerfs ou de trop forcer, comme l’an dernier.

#7 – Kimi Räikkönen – 4ème du championnat 2017, Iceman est souvent annoncé en retraite. Pourtant l’an dernier, il fait une saison solide malheureusement émaillé d’accrochages non responsables. Toutefois, il souffre de la comparaison avec Vettel et surtout il n’a plus gagné en F1 depuis 2013 sur Lotus (!). La saison de trop ?

Point positif : Il ne va pas embêter Vettel…
Point négatif : Peut coûter le titre à Ferrari par manque de très bons résultats.

Aston Martin Red Bull Racing
  Red Bull Racing entame sa 14ème saison, avec la RB14 pour tenter de reconquérir un titre. Depuis le passage aux V6 turbo hybrides, Red Bull Racing a du mal. L’an dernier, l’écurie a décroché 3 victoires mais a connu trop d’abandons pour aller titiller Ferrari et a fortiori Mercedes.

A priori, cette RB14 a été intégralement supervisée par Adrian Newey. Le châssis suffira-t-il a compenser un moteur Renault que l’écurie ne cesse de dénigrer ? L’autre enjeu pour Red Bull est la reconduction (ou non) de Daniel Ricciardo.

Pilotes
#3 – Daniel Ricciardo – L’Australien est dans une année de fin de contrat avec Red Bull. L’an dernier, il bat son jeune coéquipier sur l’ensemble de la saison, mais ne gagne qu’une fois contre deux à Verstappen. Début de saison 2018 crucial pour rester chez Red Bull, ou aller voir ailleurs. Avec 6 abandons, 2017 est sa pire année sur ce point.

Point positif : Connait bien la maison Red Bull et sait gagner quand l’opportunité se présente.
Point négatif : Peut avoir la pression de Verstappen et de son renouvellement de contrat.

#33 – Max Verstappen – Auteur d’une saison 2017 irrégulière, Verstappen doit confirmer les espoirs placés en lui et apprendre à « se calmer ». 2 victoires l’an dernier, mais 7 abandons, et que deux podiums hors 1ère place. Doit marquer de gros points plus régulièrement s’il veut espérer viser le titre pilote. A noter qu’il marque 100 points sur les 6 derniers GP contre 68 sur les 14 premiers !

Point positif : Un talent, personne ne peut dire le contraire, et qui doute de pas grand-chose.
Point négatif : Trop de fougue mal canalisée. Rappel par cet aspect un certain Vettel.

Sahara Force India Formula One Team
Force India VJM11 La VJM11 jouera les panthères roses pour l’écurie de Vijay Mallya. Chaque année on annonce l’écurie en difficulté, et chaque année elle surprend un peu plus. En 2017, l’écurie se paie le luxe de terminer 4ème du championnat.

Avec ses deux pilotes qui se tirent la bourre et un moteur Mercedes endurant et performant, l’écurie pourrait bien jouer les troubles fête sur la première moitié de saison. Reste à voir ses capacités à faire évoluer sa voiture au cours de 2018.

Pilotes
#11 – Sergio Perez – Le pilote mexicain débute sa 8ème saison en Formule 1. Toujours à la recherche de sa première victoire, il a signé une deuxième année consécutive solide en 2017, mais aucun podium. Surtout, il a eu affaire à son jeune coéquipier et cela s’est vu en piste avec plusieurs accrochages. En 2018, Perez visera à dépasser son record de 101 points, mais surtout accrocher un podium et battre Esteban Ocon.

Point positif : Connait très bien l’écurie indienne et sait accrocher les points régulièrement.
Point négatif : A montré une nouvelle face l’an dernier quand il a été mis sous pression par Ocon.

#31 – Esteban Ocon – Le Français n’a qu’une saison et demie dans les pattes mais impressionne les observateurs. Poulain de Mercedes, il a pris une nouvelle stature chez Force India en 2017 en n’hésitant pas à s’affirmer face à Perez. Cela a frotté, cassé, mais Esteban a pu montrer son niveau. Par 7 fois il a fini devant son coéquipier en marquant des points. Il termine 18 fois dans les points contre 17 pour Perez. En 2018, il devra confirmer, voire battre Perez.

Point positif : Malgré sa faible expérience, il a montré un bon niveau dès son arrivée chez Force India. Bon relationnel avec l’équipe.
Point négatif : Doit muscler son pilotage en qualifications.

Williams Martini Racing
 41ème saison en F1 pour l’écurie de Sir Frank Williams. Pour célébrer cela, la FW41 portera les couleurs de l’écurie de Grove. Après deux bonnes saisons 2014 et 2015, avec un podium final, l’écurie est redescendue dans la hiérarchie, mais également en termes de résultats globaux.

Cette année, l’écurie aura deux pilotes peu expérimentés dont le débutant Sirotkin. La grande attraction pourrait être Robert Kubica de retour dans les paddocks dans un rôle de 3ème pilote. A l’essai si Sirotkin ne donne pas satisfaction ?

Pilotes
#18 – Lance Stroll – Le « fils à papa » se révèle moins mauvais que ses détracteurs le disaient. En 2017, Stroll signe un podium opportuniste (mais encore faut-il savoir saisir sa chance) et fait presque jeu égal au final avec son illustre coéquipier Massa (40 points contre 43). Pas mal pour une première saison. Mais, en 2018, il devra aller chercher les points plus souvent et ne pas se contenter de battre son débutant de coéquipier.

Point positif : Première saison solide. Il a fait taire ses détracteurs.
Point négatif : 5 abandons l’an dernier. S’efface trop vite dans les dépassements.

#35 – Sergey Sirtotkin – Sans jamais avoir vraiment brillé dans les championnats d’accès à la F1 auquel il a participé, Sirotkin a accédé aux paddocks de la série dès 2014, chez Sauber, puis Renault. Le voilà désormais titulaire dans une écurie de milieu de tableau. On attend beaucoup de lui. Par contre il arrive un peu sous pression comme « choix par défaut », il ne faut pas se le cacher.

Point positif : Son coéquipier est à peine plus expérimenté. Cela pourrait éviter une comparaison très désavantageuse.
Point négatif : Le manque d’expérience de son coéquipier peut le handicaper pour progresser.

Renault Sport Formula One Team
 Renault veut continuer sa reconquête de la Formule 1 avec sa R.S.18. Les patrons de l’écurie sont toujours très prudents, de même que les pilotes. Sainz a récemment déclaré qu’il ne voyait pas un podium cette année. L’avantage est de pouvoir parler de performance pure et pas de résultat.

Renault espère « se rapprocher des meilleurs ». Mais il se dit que de ne pas accrocher le top 5 cette saison serait un échec. Cela signifie qu’il faudra battre ou Williams, ou Force India. Une bonne surprise sur les premiers GP ?

Pilotes
#55 – Carlos Sainz – Même s’il n’est que prêté pour 2018, Sainz a trouvé une porte de (presque) sortie du giron Red Bull un peu bouché en termes d’avenir. Chez Renault, l’Espagnol veut prouver qu’il vaut mieux que d’attendre qu’une place se libère chez RBR. Après 3 saisons en F1, il doit signer de très bons résultats et battre un coéquipier très bien considéré dans les paddocks. Débarqué chez Renault en fin de saison, il a montré de belles choses mais marqué uniquement une fois (6 points). Va devoir marquer régulièrement.

Point positif : Ce n’est pas Jolyon Palmer ! Renault peut compter sur lui pour faire des résultats. A déjà montrer de belles choses.
Point négatif : Va devoir prouver sa valeur face à Hülkenberg.

#27 – Nico Hülkenberg – A 30 ans et 135 grands-prix derrière lui, Hülkenberg n’est plus un bleu. Eternel espoir, il n’a toujours pas de podium à son actif, et encore moins de victoire. Ce ne serait pas le premier pilote très apprécié de la F1 dont le palmarès resterait vierge. Mais, en venant chez Renault, « Hülk » a de grandes attentes pour cette saison ou la prochaine. A lui de les concrétiser. Renault compte sur lui pour grimper dans le top 5 des écuries.

Point positif : Sait marquer des points (43 sur les 57 de Renault en 2017) et commence à avoir de la bouteille.
Point négatif : N’a toujours pas concrétisé les espoirs mis en lui.

Red Bull Toro Rosso Honda
Toro Rosso STR13 2018 La STR13 sera l’arme de la « petite » scuderia Toro Rosso pour la saison 2018. Exit le moteur Renault, bienvenue au Honda. L’écurie de Faenza est le laboratoire de la grande soeur Red Bull. Pour les pilotes, mais aussi le moteur cette année.

Avec le Honda (6ème changement de motoriste en 13 saisons), Toro Rosso prend un risque calculé. Ne pas être un client lambda (puisque unique client Honda) tout en pouvant créer la surprise si les Japonais arrivent enfin à allier puissance et fiabilité. Point faible ? Les pilotes peu expérimentés.

Pilotes
#10 – Pierre Gasly – Le jeune pilote français a longtemps trépigné d’impatience d’arriver en F1, il va devoir prouver sa valeur à Red Bull. Arrivé en fin de saison dernière, le champion GP2 2016 et 2nd de Super Formula 2017 n’a marqué aucun point pour l’instant. Objectif de la saison, en marquer le plus possible tout en étant régulier.

Point positif : A déjà prouvé qu’il pouvait gagner en catégorie inférieure. A visiblement faim.
Point négatif : Sans doute trop impatient. Doit apprendre à ne pas gagner mais marquer des points.

#28 – Brendon Hartley – Carrière atypique s’il en est pour Hartley. Couvé par Red Bull, il commence en F1 en 2008 au volant d’une Toro Rosso lors d’essais privés. Mais, il ne concrétise pas les attentes et chez Red Bull on ne fait pas de sentiments. Recueilli par Porsche, le voilà en endurance où il remporte deux fois le WEC et une fois les 24 Heures du Mans. Rappelé contre toute attente, à 28 ans, par Red Bull, le voilà dans la Toro Rosso pour la fin de la saison 2017. Aucun point en 4 courses.

Point positif : Solide expérience grâce à l’endurance.
Point négatif : Aura forcément la pression de Red Bull pour obtenir des résultats.

Haas F1 Team
Haas_VF-18_header Haas se tourne avec optimisme vers 2018 avec cette VF-18. L’écurie américaine continue sur son modèle, à savoir, faire faire le châssis par Dallara et acheter le maximum d’éléments possibles de Ferrari. Même la philosophie de la voiture semble avoir été « achetée » à la Scuderia avec des pontons type SF-70H de 2017.

L’écurie dit s’être tournée très tôt sur cette nouvelle voiture et avoir sacrifié la fin de saison dernière. Espérons pour eux que cela sera bénéfique. Haas pourrait profiter des soucis de jeunesse des concurrents pour marquer des points sur les premiers GP. L’écurie vise un écart maximal de 1 seconde avec la tête.

Pilotes
#8 – Romain Grosjean – Romain est dans le même cas qu’une génération de pilotes sur la grille. Plus de 120 GP derrière lui et toujours pas de victoire. Mais, il a déjà des podiums (époque Lotus). Avec Haas, le bilan est plus mitigé. Pas de podium et en 2017, 8 courses (sur 20) dans les points. Surtout, Grosjean s’est souvent montré publiquement agacé par sa voiture. Cette saison, il va devoir être plus régulier avec une voiture promise plus performante. En espérant que Magnussen va le pousser.

Point positif : Avec son expérience, Romain peut aider l’équipe à progresser. Il s’est de plus, assagi, il n’est plus « fou-fou ».
Point négatif : Sans doute par frustration, il a tendance à trop en dire publiquement. Pourrait agacer l’équipe.

#20 – Kevin Magnussen – Il a cristallisé toutes les critiques l’an dernier. Et comme il n’a pas sa langue dans sa poche, ce fut parfois « rock&roll ». 5 fois dans les points avec la Haas, il a aussi 5 abandons. Un cran en dessous de Grosjean en performances, il n’a pas suffisamment poussé le Français pour créer une réelle émulsion. Depuis qu’il a été viré par McLaren, le champion 2013 de Formule Renault 3.5 ne semble pas totalement « à fond ». Pour sa deuxième saison avec Haas, il va devoir en faire plus.

Point positif : Sacré client en piste. Au moins il y a de la bagarre et cela réveille un peu la belle endormie.
Point négatif : Ne transforme pas cette agressivité sur la piste en points.

McLaren F1 Team
 2018 ou l’année du changement pour McLaren qui alignera la MCL33. McLaren n’est plus que l’ombre de la grande écurie qu’elle fut. Cette ère, commencée avec le désengagement de Mercedes en tant que motoriste (qui montait sa propre écurie) s’est poursuivi avec un partenariat catastrophe avec Honda.

Très mauvais en terme d’image (avec un Alonso tout chafouin de son moteur « gipitou ») c’est également un gouffre financier. Pour la première fois, McLaren aura un moteur Renault, et surtout deux autres écuries pour se comparer (Red Bull et Renault). On va savoir si ce sont les ingénieurs McLaren qui sont en cause ou non. Objectif milieu de tableau pour la papaye roulante.

Pilotes
#14 – Fernando Alonso – L’un des pilotes les plus expérimenté du plateau. Double champion 2005-2006, Alonso traîne sa frustration depuis des saisons. Déjà chez Ferrari il s’agaçait. Chez McLaren, il n’a eu de cesse de dire tout le mal qu’il pensait du moteur Honda. Cette année, il n’aura plus cette excuse. En trois saisons chez McLaren, il ne termine dans les points que 15 fois en 56 GP ! Il va chercher à briller cette saison et qui sait, aller titiller le podium.

Point positif : A toujours ce coup de volant reconnu de tous. Aimant à caméras, c’est à la fois un atout et un inconvénient pour l’écurie.
Point négatif : Semble ressasser sa frustration de ne pas avoir gagné depuis 2013 et le dit publiquement. Ne devra pas balancer les courses comme il l’a fait depuis 3 ans.

#2 – Stoffel Vandoorne – Champion GP2 2015, le Belge va entamer sa deuxième vraie saison (il avait fait une pige en 2016 chez McLaren). En 2017, il n’a pas démérité malgré les déboires qu’il a connu. Seulement 5 abandons, mais aussi seulement 3 arrivées dans les points. En 2018, on devrait enfin voir son vrai niveau avec on l’espère pour lui une voiture qui ne le trahit pas à chaque fois comme en 2017. Bon point pour lui, face à Alonso, personne ne s’attend à le voir faire mieux (qui sait ?) et il peut beaucoup apprendre d’un pilote avec 291 départs.

Point positif : A bien appris à serrer les dents dans l’adversité l’an dernier. Quand il n’y a pas de souci, est capable de marquer des points.
Point négatif : Peut-être un peu trop lisse, en piste aussi, il va devoir se défendre dans le peloton pour marquer.

avis
Alfa Romeo Sauber F1 Team
 2018, année du renouveau pour Sauber ? En tout cas, l’écurie suisse veut y croire avec sa C37. On ne devrait plus voir les Sauber se traîner lamentablement en fin de grille. L’écurie récupère enfin un moteur Ferrari de l’année et une aide de la Scuderia.

Par contre, l’écurie a toujours Ericsson (ni bon ni mauvais), proche des propriétaires de Sauber. L’inconnue et la grande attente, ce sera le Monégasque Charles Leclerc. Mais, ce dernier va devoir « apprendre à ne pas gagner ». Frustrant mais formateur.

Pilotes
#9 – Marcus Ericsson – 5ème saison pour le Suédois, toujours présenté comme une « mallette à pattes ». Il est vrai que ses performances en piste ne plaident pas en sa faveur. Wehrlein a montré par deux fois qu’il était possible de marquer avec cette Sauber C36. Cette année, la voiture devrait être plus concurrentielle et son coéquipier est un débutant. Ericsson n’aura pas d’excuse pour ne pas être devant.

Point positif : Assez constant. En bas de classement certes, mais constant.
Point négatif : Manque de performances. N’a jamais battu ses coéquipiers (Nasr puis Wehrlein) chez Sauber.

 #16 – Charles Leclerc – A 20 ans, Leclerc arrive en F1 auréolé d’un titre de Formule 2 en 2017 et de GP3 en 2016. Couvé par Ferrari, Leclerc semble l’avenir de Maranello pour 2020 sans doute. Mais, pour cela, il va devoir convaincre et surtout « apprendre à ne pas gagner ». Ni même être devant. Il devrait être sous le feu des projecteurs et va devoir aussi faire avec cette pression et cette attente. Mais il est entre de bonnes mains avec Vasseur à la tête de l’écurie. Une voiture plus performante devrait également lui permettre de se mêler à la bagarre. Bien plus formateur que de servir de chicane mobile sur la piste.

Point positif : La Scuderia Ferrari voit en lui un futur grand de la F1. Placé en couveuse, il peut apprendre sereinement. En plus il est sympathique ce qui ne gâche rien !
Point négatif : Comme tous ceux qui ont débuté dans une petite écurie, après avoir tout gagné, il va falloir apprivoiser sa frustration.

En France, la Formule 1 est toujours diffusée par Canal+. En revanche, TF1 diffusera « en clair » 4 Grands-Prix dont Monaco et le GP de France.

Illustration : pilotes > écuries respectives, monoplaces > F1 (en-tête, modifié par Leblogauto.com)

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7 Commentaires sur "Guide de la saison 2018 de Formule 1"

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SGL
Invité

Très bien ! Merci
Ça passe sur quelle chaîne ?

SGL
Invité

Y a-t-il un lien d’un site où l’on peut voir la F1 en différé (genre un jour plus tard) et en français ?
Sans que cela soit illégal.

domi
Invité

Venez dans les Hauts de France et vous pourrez voir tous les Grands Prix en français sans être embêtés par de la publicité intempestive…juste ce qu’il faut (3 spots de 1 à 2minutes maxi) et commentés en toute impartialité (ou presque….) ils sont sympas nos voisins belges.
Cela fait 35 ans que je profite de cela et tous les ans je m’en réjouis.
Bon championnat à tous.

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Alors, pas de pronostics cette annee Monsieur Thibault?

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