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PSA : les 1300 ruptures conventionnelles collectives validées

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PSA

Après discussion avec la Direction, les syndicats FO, CFDT, CFTC et GSEA ont indiqué qu’ils signeraient avec PSA le projet de Rupture Conventionnelle Collective (RCC).

Les RCC sont une nouvelle disposition de la loi travail. Elles permettent de mettre fin à un certain nombre de contrats, volontairement de la part des salariés, avec négociation collective sur les conditions et indemnités (forcément supra-légales).

L’intérêt pour l’entreprise, c’est que ce dispositif est moins contraignant qu’un plan de départs volontaires ou qu’un plan de licenciements économiques. Pour le salarié volontaire, selon les négociations, il part avec ses indemnités légales, abondées d’un « bonus » incitatif. Le tout doit être validé par l’inspection du travail.

Chez PSA (et d’autres) ce plan vise à modifier « rapidement » la répartition de la masse salariale. En clair, supprimer des postes surnuméraires pour embaucher sur les postes en situation tendue (exemple : électro-mécaniciens, automaticiens, conducteurs d’installations, etc.).

1300 RCC, 1400 nouveaux CDI ?

PSA avait annoncé début janvier lancer un projet de 1300 RCC. Mais, pour cela, il faut obligatoirement l’accord majoritaire des représentants des salariés. Or, à part la CGT, les autres syndicats se montraient plutôt favorables. En effet, en échange de ces 1300 RCC, PSA s’engage à recruter 1300 CDI en 2018, et 2000 apprentis.

FO, CFDT, CFTC et GSEA ont donc avalisé ces 1300 RCC. Ces 4 syndicats représentant 58% des voix, le projet est entériné. Mais, FO indique qu’il serait désormais question de 1400 CDI (+100).

Tout cela devrait être officiellement signé vendredi 19 janvier 2018, à l’occasion d’un comité central d’entreprise (CCE). Soit plus tôt que la limite fixée au début par PSA (« fin janvier » NDLA). Isolée, la CGT continue de fustiger l’accord.

[Mise à jour 19/01/2018 : C’est fait. Au final, ce sont 5 des 6 organisations syndicales qui ont signé l’accord soit 80% des voix. CFDT, CFE-CGC, CFTC, FO et SIA-GSEA ont signé. PSA officialise aussi le fait que 1300 CDI est le minimum prévu pour 2018 mais que cela devrait aller plus loin, sans préciser combien.]

Source : Syndicats via AFP, illustration : PSA

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7 Commentaires sur "PSA : les 1300 ruptures conventionnelles collectives validées"

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Thomas
Invité

On est habitués à ce que la CGT ne suive jamais les autres syndicats quel que soit l’accord…

Kaiser Sauzée
Invité

A la CGT, en formation, on ne leur apprend qu’une chose : toujours refuser les accords (source un membre de ce syndicat).

Anonyme
Invité

on s’en fiche un peu non, vu que lors des dernières élections syndicales ils se sont pris une déculottée face à la CFDT ! Leur immobilisme va les perdre, en ce sens, merci pour ton boulot, le boulet Martinez 😉

4aplat
Invité

Surtout que le representant CGT de PSA est bien connu .
Sa seule motivation, de l’embauche et des sous, le reste il refuse, même de travailler !!!

zafira500
Invité

@Thomas
Tu aurais préféré qu’ils signent tout et n’importe quoi – parfois contre l’avis des militants – comme la CFDT et la CFTC?

Akitus
Invité
On est vraiment dans un pays communiste… On nom de quoi une entreprise devrait réembaucher tel ou tel nombre de salariés. Le but d’une entreprise est de gagner de l’argent, pas de faire du social. S’il y a besoin d’embaucher elle embauche, dans le cas contraire elle licencie. Le licenciement doit se passer au mieux pour le salarié avec prime formation et aide pour retrouver un emploi, mais il est scandaleux qu’on dise à un patron comment gérer sa boîte… Il ferait mieux de l’utérus contre l’optimisation fiscale à base de montage fiscaux à l’étranger plutôt que de rendre l’emploi… Lire la suite >>
zafira500
Invité
« On nom de quoi une entreprise devrait réembaucher tel ou tel nombre de salariés. » Au nom de l’emploi. « mais il est scandaleux qu’on dise à un patron comment gérer sa boîte… » Tu oublies un détail : les salariés font aussi partie de l’entreprise, dont ils ont – théoriquement – aussi leur mots à dire. « Le but d’une entreprise est de gagner de l’argent, pas de faire du social. S’il y a besoin d’embaucher elle embauche, dans le cas contraire elle licencie. » Je ne sais pas si tu es salarié ou pas – après tout, vu ton commentaire, tu peux tout… Lire la suite >>
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