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PSA : 1 300 ruptures conventionnelles mais 1 300 CDI

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PSA

PSA avait annoncé vouloir recourir aux toutes nouvelles ruptures conventionnelles collectives pour adapter ses effectifs. On en sait plus.

Agenda social chargé pour PSA. Côté Opel, le groupe français annonce vouloir augmenter de 250 postes supplémentaires le nombre de départ de l’usine de Ellesmere Port. Côté groupe, PSA veut atteindre 1 300 ruptures conventionnelles collectives.

En plus de ces 1 300 ruptures, PSA souhaite également atteindre les 900 « congés séniors » en 2018. Grosso modo, si vous êtes à quelques années de la retraite, vous pouvez rester chez vous tout en ayant une partie du salaire et un contrat de travail.

Redistribution des postes

Selon les syndicats qui discutent actuellement avec la direction de PSA, en contrepartie de ces 2 200 postes supprimés, Peugeot Citroën s’engagerait sur la création de plus de 1 300 CDI dans la branche automobile. Ces CDI s’accompagneraient également de 2 000 contrats d’alternance.

La répartition des embauches prévues sont de 400 CDI en production (soit 30%), 200 en R&D et 700 pour le commercial. La production reste la « variable d’ajustement » la plus importante avec près de 8000 intérimaires chez PSA soulignent les représentants syndicaux.

Cela devrait permettre à PSA de « redistribuer » ses salariés sur les postes « en tension » (ie. qui en ont besoin), tout en se séparant d’autres postes. En outre, en embauchant des jeunes, PSA prépare l’avenir et économise aussi sur les salaires (moindres que ceux des employés plus anciens).

Les syndicats partagés mais…

Mais, tout cela ne plait pas à tout le monde. En effet, la CFE-CGC se félicite de l’équilibre négocié entre départs et arrivées. Mais, elle reste vigilante sur le côté volontaire des départs. La CFTC souligne que ce n’est pas un plan social justement mais des démarches volontaires. La CGT, elle, trouve cela « inadmissible » montrant du doigt le bilan redevenu positif de PSA.

La prochaine étape est un comité central d’entreprise, le 19 janvier prochain. Il faut un accord majoritaire sur les ruptures conventionnelles collectives pour que ce plan soit acté. Vu les réactions du jour, la majorité syndicale devrait être trouvée sans trop de souci.

Source : AFP, illustration : PSA

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32 Commentaires sur "PSA : 1 300 ruptures conventionnelles mais 1 300 CDI"

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Invité

Et les commentaires de chaque syndicat etant parfaitement previsible.
CGT jamais content qui vit dans un pays de bisounours habilles de chapeau gris et bottes a fermeture eclaires, qui passe moins de temps à chercher des solutions que des slogans pétés
Puis les deux autres, plus dans le dialogue.

Rowhider
Invité

La polémique actuelle sur la rupture conventionnelle de groupe est un peu pathétique pour les syndicalistes: un accord majoritaire étant une condition indispensable pour lancer une telle procédure.
Autrement dit, si les syndicalistes qui interviennent dans ses accords ne sont pas des corrompus, un accord qui n’est pas à l’avantage des salariés est donc irréaliste.
Vu la réaction de la CGT et on le comprend vu l’exemple qu’ils ont eux-même donné, doit-on comprendre qu’ils n’ont pas confiance dans l’honnêteté leurs propres représentants?

miké
Invité

A priori ils n’ont pas confiance en l’honneteté des représentants des autres syndicats, tu sais ce qui disent oui a tout.

Invité

La CGT n’est jamais d’accord et n’a jamais confiance. Quoi qu’il arrive.

miké
Invité

et elle a bien raison.

miké
Invité

Merci la diabolisation dans les médias.

Invité
Tu vois mike, c’est precisement cet etat d’espri, qui, selon moi, coupe systematiquement le dialogue et rend nos entreprises si bureaucratique, rigide et moins efficace. Je prendrais un exemple que je connais bien, puisque j’ai vecu la bas: l’Allemagne. En Allemagne, les syndicats sont puissants, tres puissants, et ne rigolent pas. Ils ont leur mot a dire sur presque tout, et peuvent poser un veto sur un recrutement, un changement d’organisation, une restructuration… Sauf que les syndicats Allemands, eux, ils discutent. Ils regardent la situation de l’entreprise et cherchent a comprendre la raison pour laquelle telle ou telle decision est… Lire la suite >>
miké
Invité

Ou a tu vu du dialogue en france ?

Quand a ton récit sur l’allemagne, j’y ai bossé deux ans, faut arreter de l’idealiser, c’est comme en france, juste dans certaines entreprises ou les gens sont réglos, sale dans les autres. Mais au moins, la bas, votre patron vous demande de ne pas venir bosser quand vous etes malade, et ne vous fait pas culpabiliser quand vous allez manifester.

Invité
Mike: tout a fait, il n’y a pas de dialogue en France, car le dialogue avec les Francais est quasi impossible. Des lors que ca entame un tant soit peu les conditions actuelles d’une personne, meme si ca pourrait etre pour le bien de tous, c’est un scandale et le dialogue est rompu. Cette rupture conventionnelle est la pour apporter un peu plus de dialogue et apporter une negocation supplementaire au simple cadre legal. Mais la encore, ca fait scandale, sans trop savoir pourquoi. Je ne sais pas ou tu travailles en France, mais perso, quand j’etais en France, mon… Lire la suite >>
ema
Invité

« les uns ne pensant qu’a leur nombril et se jetant dans les rues pour un oui ou pour un non des que leurs acquis sociaux bien a eux rien qu’a eux sont en danger, les autres ne pensant avant tout qu’a la société toute entière »

Très bonne remarque, à s’appliquer lors des réflexions sur le passage à 80km/h au lieu de 90 km/h…

euh, non, là c’est pas pareil ?

Invité

Ema: dans ce cas precis, le bien de cette reforme n’est pas prouve. Bien au contraire.

Pouloum123
Invité

Je pense que c’est culturel!
Je travaille dans une grande compagnie aérienne française.
Le climat est détestable. La direction passe son temps à vouloir outrepasser ses droits…on doit avoir le nez en permanence dans les accords collectifs( signés de manière collatérale) pour être sur de ne pas ce faire avoir.
Il faut restaurer la confiance des deux côtés pour faire avancer les choses.
Et c’est loin d’être gagné

4aplat
Invité

La CGT chez PSA, c’est JP Mercier, un mec qui devrait pointer au chomage plutôt que de deblaterer des conneries. Il ne sers a rien …

AXSPORT
Invité

Tout le monde est content d’apres France 2 !!!
Tout va bien quoi……..

033x
Invité

tout est dit dans l’article ! il s’agit d’embaucher des jeunes « corvéables » et moins chers que des gens en poste depuis 20 ans….lamentable. Sur le sujet des ruptures conventionnelles collectives, c’est pour moi un non sujet ! vu le nécessaire accord des syndicats cela reste très théorique ( réservé à des sociétés en grandes difficultés) sans compter la pratique actuelle consistant à faire x ruptures unitaires, x représentant en l’espèce 1200 unités (et on peut compter sur nos capitaines d’industries pour que l’indemnité conventionnelle prévue par la loi soit nulle…)

Vince
Invité

En tant que jeune, je prefere etre corveable et avoir un emploi que pas du tout …

miké
Invité

on ira loin avec des gens comme toi.

wizz
Membre
Dans certains pays, il y a peu ou pas de « protection sociale ». Tu travailles, alors tu as un salaire, plus ou moins élevé, te permettant de vivre plus ou moins bien (ou plus ou moins mal). Et si tu n’as pas de travail, alors pas d’argent. Tu n’as rien Mais dans d’autres pays, c’est l’Etat open bar. Chomdu, RMI, minimum vieillesse, couverture médicale universelle, bon alimentaire, aide au logement, titre transport gratuit, tarif réduit pour l’élect, tarif réduit pour le cinéma…. Pourquoi donc se prostituer au travail pour 1200€ alors qu’on a presque autant légalement sans rien foutre (et faire… Lire la suite >>
miké
Invité
Peut etre qu’au lieu de taper, comme d’habitude, sur les chomeurs (qui ont cotisé pour avoir des droits) ou les gens au rsa (1 personne sur 2 qui y a droit le demande, faut il rappeller qu’on ne vit pas avec un rsa). On devrait commencer a taper réelement sur les gens qui « assument » leurs dépenses inutiles du style 2 avions pour rien « openbar nolimit, c’est les prostiputes qui payent », ou bien les weekend chasse à cours, ou bien les privatisations de paris pour ses petits copains, ou bien encore les guerres inutiles en centre afrique (voir the ambassador) par… Lire la suite >>
miké
Invité

Nb, selon certain, apparement on ne vit meme pas avec 5000e par mous, on dout ressortir des fringues du grenier et manger des pates, t’imagines ? T’imagines le mec qui a 600e de chomage pour 2ans apres avoir bosser 15ans au smic ce qu’il en pense quand il entends ça ?
Sans oublier de dire que les 5000e pour eux c’est de l’argent de poches, car quasi toutes leurs dépenses sont défrayées, logements, restos, bouffe, déplacements…

miké
Invité

Nb, t’as pas du faire les 3×8 sur 40h/semaine souvent dans ta vie, pour ne pas comprendre qu’on cherche des gens pour bosser a 1900e mois dans les usines.

Surrement que toi, si tu bosses la nuit tu es payé 50% de plus, pareil pour tes heures sup’

miké
Invité

péripatéticienne premier prix

miké
Invité

milles excuses.

Invité
aaaah, l’opposition classique et systematique. Rien ne dit qu’il s’agit de virer des vieux pour prendre des jeunes, mais « allons y les gars! C’est sur, c’est le diable riche chef d’entreprise! Revoltons nous! Ca parait presque etre une bonne nouvelle, c’est donc certain, c’en est une mauvaise! » Yep, classique. Sauf que quand on regarde de pres le plan lie a tout ca, on apprend que les departs seront la ou on a besoin de moins de monde (controlling/compta, RH…) pour en prendre la ou en a plus besoin (voir l’article). Alors, bien sur, les departs volontaires sont plus interessants chez… Lire la suite >>
Thomas
Invité

Et dans le même temps Sevelnord à Valenciennes cherche à embaucher 600 intérimaires à cause du succés des Peugeot Expert, Citroën Jumpy et Toyota ProAce 😉

miké
Invité

Intérimaires !

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