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Les constructeurs chinois pour les nuls : JMC

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JMC

JMC, ou Jiangling Motors, et un constructeur atypique. Il est aussi l’un des rares constructeurs chinois largement détenus par un constructeur étranger : Ford.

Les origines de JMC peuvent être retracées jusqu’à la création d’un atelier de réparation à Nanchang, à la fin des années 40. Toutefois, ce n’est qu’en 1992 que l’entité aujourd’hui connue sous le nom de Jiangling Motors Co est fondée, puis listée à la bourse de Shenzhen en 1993.

Mais avant cela, l’entreprise a produit pendant plus de 30 ans les camions Jinggangshan. Avant de débuter en 1984 la production de camions d’origine Isuzu. Partenariat qui se traduira par une coentreprise en 1992, suivie en 1995 par celle avec Ford.

JMC reste donc depuis très longtemps surtout attaché à la production de camions, avant d’alléger peu à peu ses produits en proposant des utilitaires légers, pick-ups ou fourgons. Dont le Ford Transit. A cette époque, outre l’établissement de la coentreprise, Ford prend également 20% du capital de Jiangling Motors Co. Le groupe américain est depuis monté à 30%. Le site de JMC mêle d’ailleurs allègrement les productions portant les logos JMC et Ford.

Toutefois, la question de la répartition du capital de JMC reste complexe. La holding Jiangling Holding Company, dont JMC est une filiale, est en effet détenue à 50% par la municipalité de Nanghang. Le reste étant détenu par Changan. C’est en 2005 que Pékin donne son feu vert au rachat de JMC par Changan, mais l’opération ne mènera finalement pas à une intégration des deux groupes.

Un autre lien entre JMC et Changan est la marque Landwind. Fondée à la fin des années 90, il s’agit d’une coentreprise entre les deux groupes. Et représente la première démarche de JMC pour entrer sur le marché du SUV. Souvenons nous que Landwind s’est illustré en étant le premier constructeur chinois à annoncer sa volonté de conquérir le marché européen en 2005. Les crash-tests de l’EuroNCAP en ont décidé autrement…

Quelques grandes dates:

  • 1947 : Fondation de l’atelier de réparation automobile de Nanchang
  • 1992 : Fondation de Jiangling Motors Co.
  • 1998 : Fondation de Landwind
  • 2010 : Lancement du SUV Yusheng
  • 2016 : obtention de la licence pour voitures électriques

Les marques

Sous le nom de JMC, on trouve en fait plusieurs entités. Avec la marque principale dont les modèles arborent clairement les trois lettres du nom de la marque. Ses productions principales sont les pick-ups Baodian et Yuhu, ainsi que le fourgon Teshun (Ford Transit des années 90 remanié).

  • Baodian : pick-up basé sur une ancienne génération de pick-up Isuzu
  • Yuhu : version pick-up du SUV Yusheng S350
  • Teshun : Seconde génération du Ford Transit (VE6) dont JMC a hérité des outillages après l’arrêt de la production pour le compte de sa coentreprise avec Ford

Un temps modèle de SUv de JMC, Yusheng tend à devenir une marque différenciée, avec désormais deux modèles de SUV.

  • S330
  • S350

JMCGL est une autre division du groupe JMC. Sa production est pour le moment uniquement composé de pick-ups, les Qiling T3, T5 et T7. tous sur une base assez ancienne. Le T7 fait tout pour ressembler à un Volkswagen Amarok.

  • Qiling T3 / T5 / T7 : trio de pick-ups double-cabine réalisés sur la même base technique, proche de celle de nombreux pick-ups chinois

Jusqu’à présent limité à la production d’utilitaires ou de SUV, JMC a vu dans le développement de la voiture électrique une bonne façon de s’aventurer sur le terrain de la voiture particulière. Sa filiale JMC EV a ainsi obtenu une licence, et propose déjà trois modèles. JMC EV utilise le même logo que JMCGL.

  • E100 : petite citadine avec une autonomie d’environ 100 km seulement
  • E200 / E200S : petites citadines électriques, toutes deux basées sur la Changan BenbenMini, en vertu des liens qui unissent les deux groupes.
  • E160 : berline 4 portes vraisemblablement issue de la Levdeo E60

Aux côtés de toutes ces entités portant le nom de JMC, on trouve donc également Landwind, coentreprise entre JMC et Changan, dont les modèles sont produits dans les usines de JMC. Après avoir tenté de produire une berline et un monospace, Landwind se contente de son premier objectif, le SUV. Logiquement avec un certain succès sur le marché actuel.

  • X2: nouveau SUV urbain
  • X5 : SUV compact, connu pour être le premier modèle chinois doté d’une boîte automatique 8 rapports
  • X7 : le fameux clone du Range Rover Evoque
  • X8 : grand SUV qui semblerait lié au Mitsubishi Outlander de précédente génération

Les coentreprises

L’union avec Ford est la plus importante pour JMC, puisque Ford est également un actionnaire de référence… La production a longtemps uniquement été centrée sur les Transit, avec la seconde, puis la troisième génération et désormais la quatrième génération. Ford a également ajouté à la production de JMC-Ford le SUV Everest, et le pick-up Ranger est annoncé pour 2018.

Après avoir été partenaires pour les camions depuis les années 80, JMC et Isuzu fondent une coentreprises en 2012 pour les pick-ups et SUV. Cette coentreprise produit aujourd’hui le SUV Mu-X et le pick-up D-Max, ainsi qu’une version dépouillée de ce dernier sous la marque Ruimei (瑞迈).

Crédit illustrations : JMC

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10 Commentaires sur "Les constructeurs chinois pour les nuls : JMC"

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Heathcliff
Invité

Ces pick-up JMC sont partout en Nouvelle-Calédonie

paul YAKE
Invité

il y a des véhicules en France qui sont interdit à la circulation en NC. Code de la route de la NC.

OttoBild
Invité
Merci pour cette remarque Heathcliff (‘It’s me Cathy come home… ») ! Cher blogauto, quelqu’un serait-il tenté par un petit panorama des autos spécifiques aux marchés des TOM par ex ? Il y a quelques années, j’avais été surpris de me retrouver au volant d’une Hyundai Eon lors d’un séjour en Polynésie Française. Les normes d’homologation sont-elles identiques à la métropole ? Quelles sont les parts de marché des constructeurs par ex ? Merci en tout cas pour vos points sur les différents marchés du globe, c’est toujours très intéressant de savoir ce qu’il se passe ailleurs (@amoureux du hors série… Lire la suite >>
Heathcliff
Invité

De rien! Moi aussi j’ai été surpris des voitures en Nouvelle-Calédonie. C’est le seul marché que je connaisse où se côtoient voitures européennes, japonaises, chinoises et américaines. Je pense que les normes d’homologation ne sont pas les mêmes car en France, les normes sont européennes, et la Nouvelle Calédonie (tout comme la Polynésie Française je pense), ne font pas partie de l’UE. Pour la Nouvelle-Calédonie, les importateurs semblent faire un peu ce qu’ils veulent.

SYLVESTRE andre
Invité

en Polynésie il n’ y a pas de normes anti polution (ne fait pas partie de l’UE) Donc toutes les voitures indiennes et chinoise peuvent rentrer sur le territoire

paul YAKE
Invité

Dis pas n’importe quoi, renseignes toi avant d’écrire des conneries, Maruru

paul YAKE
Invité

Effectivement, l’importation des véhicules en NC sont soumis à réglementation, le code de la route de la NC prime sur le territoire, et pour info la NC est encore française dont soumis à l’UE, la NC a juste un statut particulier car elle est dotait d’un congrès et d’un gouvernement comme à Tahiti. Elle promulgue ses propres lois.

gigi4lm
Invité

Encore un excellent article sur les méandres de la production automobile Chinoise.
Merci

DELVAUX
Invité

quels est la fréquence des entretiens courants selon les km parcourus par un véhicule JMC Pick Up, à partir du km 00

Achille
Invité

Je n’arrive plus a trouvé les pièces du véhicule

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