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Escapade parisienne pour la McLaren 720S

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Le constructeur anglais avait donné rendez-vous ce jeudi à Paris à une poignée de fidèles et d’aficionados pour découvrir sa nouvelle création ; la 720S. Nous en avons bien évidemment profité pour en apprécier les détails et en apprendre un peu plus sur le nouvel élément de la gamme Super Series de McLaren.

Quelques semaines après sa présentation officielle à Genève, la 720S traverse les Alpes pour rejoindre le showroom de McLaren Paris. Remplaçante de la 650S, ce nouveau modèle constitue la première pierre du plan Track22 initié par le constructeur de Woking, et qui prévoit notamment l’introduction de quinze nouveaux modèles d’ici 2022.

La belle est arrivée

Esthétiquement, il est certain que le traitement des blocs optiques avant fera couler de l’encre ; ses détracteurs trouveront à la 720S des yeux de mouche, tandis que les autres salueront une signature visuelle originale et distinctive, tout autant que les feux en forme d’accolades de sa devancière. Pour rester sur le sujet, les feux de la nouvelle venue sont dotés de 17 leds, dont 14 directionnelles. Au milieu de leurs cavités, ils donnent à la 720S sa personnalité, tandis que leurs homologues arrières sont pour leur part généreusement galbés.

En l’observant, en tournant et retournant autour, on ne peut que constater à quel point la 720S est sculptée par le vent… Ici point d’entrées d’air latérales couvrant les ailes arrières comme sur une Lamborghini Aventador S par exemple : fluidité des lignes et aérodynamismes ont constitué le credo des ingénieurs et designers tout au long de la gestation ; des blocs optiques avant effilés à l’aileron arrière s’étirant généreusement sur les ailes, rien n’a été laissé au hasard.

Les flancs, largement creusés, cachent des prises d’air dans le prolongement des custodes arrières, dans les bas de caisse et sur le capot moteur. C’est d’autant plus criant sur l’exemplaire exposé, en livrée sombre dénommée ‘Argon’… Mais que les fanatiques se rassurent, la fameuse livrée orange emblématique de McLaren depuis ses débuts est bien évidement disponible, l’exemplaire présenté en terre helvétique était d’ailleurs là pour nous le rappeler.

J’veux du cuir

Dans les trois niveaux finitions disponibles pour la 720S (Tech, Luxury et Performance), McLaren avait retenu pour cette présentation la finition Luxury. Celle-ci comprend notamment la sellerie cuir, tandis que ses deux homologues possèdent des sièges recouverts d’alcantara. De même, lesdits sièges sont ici à réglage électrique, et chauffants de surcroît. A noter qu’outre le choix de la couleur de la sellerie, l’heureux propriétaire a également le choix de la couleur des surpiqûres, ce qui permet une personnalisation somme toute assez poussée… Et si cela n’était pas suffisant, pas de problème : le département MSO est là pour disposer d’un exemplaire encore plus exclusif.

Toute supercar se méritant, on pourrait s’attendre à devoir se contorsionner pour prendre place dans le baquet conducteur… Dans les faits, il n’en est (quasiment!) rien ; on enjambe simplement le ponton en allongeant la jambe vers l’accélérateur pour se laisser doucement glisser derrière le volant avant de replier doucement l’autre jambe vers la pédale de frein ou le repose-pied. Et c’est alors que l’on peut apprécier un habitacle baigné de lumière, avec des montants de pare-brise fins, une bonne rétrovision (merci au moteur implanté trois centimètres plus bas), ainsi que des panneaux de verre en guise de toit. Dans cette finition Luxury, la 720S allie performances, comme nous le verrons plus loin, et luxe à l’anglaise.

Pour les détails les plus visibles, le pédalier ajouré, la petite plaque 720S sur la contre-porte côté conducteur, les enceintes du système audio Bower & Wilkins (en option)  disposées à la base des vitres sont autant de témoins du soin apporté par les équipes de Woking à leur dernière création. Plus important encore, le combiné d’instrumentation en face du conducteur, qui peut selon le mode de conduite choisi ou les desiderata du pilote s’escamoter pour lui offrir plus de visibilité ; pratique par exemple lors d’un trackday où il est important de savoir au mieux où sont placées les roues…

Crac boum hue

Pour la partie technique, le V8 de 3.8 issu de la 650S voit ici sa cylindrée passer à quatre litres tout rond. Et ce avec 40% de pièces nouvelles et allégées  La puissance quant à elle s’établit à 720 chevaux à 7.500 tours/minutes et 77 mkg de couple à 5.500 tours/minutes. Avec une telle cavalerie, vous vous en doutez, les  chronos sont à l’avenant : 2,9 secondes pour passer de zéro à 100 km/h. 4,9 secondes plus tard, c’est la barre des 200 km/h qui est pulvérisée, tandis que la vitesse de pointe s’établit quant à elle à 341 km/h… Pour les mélomanes, sachez que même si nous n’avons pu que fugacement l’entendre râler, le V8 émet au ralenti un son rauque et puissant à souhait!

Pour suivre un tel rythme, ou plus simplement tempérer les ardeurs des plus optimistes, il faut bien entendu un système de freinage à la hauteur ; c’est pourquoi McLaren fait appel à des disques carbone/céramique de 390mm à l’avant et 380mm à l’arrière. Les disques avant sont aidés dans leur tâche par des étriers de freins fixes à six pistons fournis par AP Racing, mais aussi et surtout par un poids plus que contenu, puisque la 720S ne pèse que 1 283 kilogrammes sur la balance…

Un poids plume, à mettre en premier lieu au crédit de la nouvelle cellule centrale en carbone adoptée par la marque, et dont la production sera bientôt relocalisée en Angleterre, à Sheffield pour être plus précis. Celle-ci, outre son extrême légèreté, participe également à l’excellente visibilité périphérique évoquée plus haut. Nantie de pontons raccourcis et accouplée aux portes en élytre, elle permet également un accès plus aisé à l’habitacle (pas étonnant dans ces conditions que votre serviteur n’y ait pas laissé ses dernières vertèbres…)

Enfin, les liaisons au sol ont également bénéficié d’un soin tout particulier, la 720S se passant de barre antiroulis au profit d’un système de suspension très sophistiqué baptisé Proactive Chassis Control II. Ainsi, la 720S est bardée de capteurs analysant l’accélération de chaque roue et la pression exercée sur chaque amortisseur, et s’adaptant en conséquence pour offrir à chaque instant le maximum d’adhérence possible…

Ah, si j’étais riche…

Un mot enfin sur le prix de la 720S : près de 250 000 euros… Et 10 000 euros de malus écologique… Avis aux amateurs, on nous signale que le jackpot de l’Euromillion pour mardi prochain s’élevait à 83 million d’euros… Si le cœur vous en dit, il s’agirait là d’un bon moyen de financer la belle anglaise… Ici, pour le coup, on a déjà pris un ticket!

Enfin, à côté de la 720S, nous avons également pu apprendre ou confirmer certaines rumeurs ou élucubrations sur le futur de la marque anglaise ; ainsi, sachez que McLaren ne prévoit pas d’intégrer un SUV à sa gamme, estimant que là n’est pas son cœur de métier, et qu’une hypercar électrique est bien dans les cartons, la marque étudiant actuellement la meilleure façon de concilier plaisir de conduire et électricité avant de mettre le doigt dans la prise… D’ici là, le plan Track 22 sera déjà bien avancé, et nous aurons plus de détails sur la future BP23, héritière de la fantasmagorique et fantastique F1 des nineties

Pour plus de photos de la 720S sous toutes ses coutures (ou presque), c’est en-dessous que cela se passe !

Illustrations : Thomas Roux pour Le Blog Auto

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1 Commentaire sur "Escapade parisienne pour la McLaren 720S"

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Thibaut Emme
Admin

Je suis toujours partagé sur cette face avant.
Les optiques qui intègrent une prise d’air je trouve cela intéressant mais cela fait finalement deux gros « trous » visuellement.

Le gris ne rend pas trop hommage à cette belle. Etrange choix de la par de McLaren de ne pas exposer une orange.
Mais il faut reconnaître une chose, le travail aéro est superbe.

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