Accueil Cabriolet Tiroirs de l’insolite: Swallow Doretti

Tiroirs de l’insolite: Swallow Doretti

112
0
PARTAGER

Son nom poétique résonne comme une invitation à la Dolce Vita automobile. Construction de qualité, rareté et élégance font de ce roadster une automobile désirable. Et dont l’histoire originale est liée à une jeune femme entreprenante.

La compagnie Swallow –l’hirondelle- est l’ultime descendante de la Sidecar Company Swallow, fondée par Sir William Lyons en 1922. Ce même William Lyons, à qui l’on doit Jaguar, cède en 1945 cette affaire à un fabricant de composants aéronautiques & automobiles, dirigée par Eric Sanders. Le salon d’Earl’s court d’octobre 1952 ou la  TR2 et l’Austin Healey 100 sont présentés, agit comme un déclencheur. En janvier 1953, il décide de lancer un roadster et confie le développement  à un ingénieur aéronautique maison, Franck Rainbow. Il dispose de 9 mois pour faire aboutir le projet.
Pour distribuer le véhicule –sur la côte californienne comme il se doit-, Sanders est en contact avec Andersen, dont la fille, Dorothy, et le gendre font fabriquer et diffusent des accessoires pour voiture de Sport. Ces accessoires sont vendus sous la marque Doretti, un acronyme à l’accent italien de Dorothy. C’est le nom que portera la décapotable, chargée de combler le vide existant entre la Jaguar XK120 et la Triumph TR2. La mécanique sera d’ailleurs empruntée à cette dernière. Mais là s’arrête le recours aux pièces agricoles, le châssis est une belle réalisation de type tubulaire. Si la ligne fait immanquablement penser au style britannique du moment, le long capot, les voies larges et le très faible porte à faux avant donnent fière allure au roadster.

La Doretti rencontre un succès immédiat. 276 exemplaires seront construits en 1954-1955 par une petite équipe de 18 personnes. Las, Jaguar qui se fournit chez Sanders voit d’un mauvais œil ce roadster ambitieux. Alors que la Sabre, évolution de la Doretti est prête, la belle histoire prend fin. Ou presque. Dorothy, qui a pris contact avec Triumph lors de la naissance de la Doretti, commercialise aussi la TR2 sur la Côte Ouest. Comme Hoffman le fit pour la 300SL « papillon », Dorothy multipliera les requêtes auprès de Triumph et ce jusqu’à la reprise en main directe du réseau par la constructeur en 1960. Avant de se consacrer à son autre passion, le pilotage d’hélicoptères.

Lire également: Tiroirs de l’insolite Italia 2000

Poster un Commentaire

Soyez le premier à commenter !

Notification de
avatar
wpDiscuz