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Brève rencontre: Daihatsu Charade de Tomaso

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Alejandro de Tomaso avait une réputation d’homme au caractère difficile. Du coup, la plupart de ses partenariats industriels ont fait long feu. A une exception près: Daihatsu. Ainsi, le petit constructeur Japonais et l’Italo-argentin travaillèrent ensemble durant une quinzaine d’années.

A la fin des années 70, de Tomaso cherchait un moteur pour l’Innocenti Mini. Daihatsu voulu bien lui vendre son 3 cylindres, à condition qu’il crée une version spéciale de la Charade Turbo. De Tomaso accepte. Au salon de Tokyo 1982, le constructeur dévoile sa nouvelle Charade (G11) et parmi les véhicules exposés, il y a donc une version de Tomaso.

La presse croit à un simple coup de pub. En 1983, une Charade Turbo « tout court » sort. L’année suivante, une série spéciale « de Tomaso » est créée pour l’homologation en groupe A. Elle est plus lourde que l’Innocenti Mini, mais avec 80ch elle atteint 190km/h en pointe.

La voiture obtient des victoires de classe en WRC et Daihatsu veut plus. D’où la 926R du salon de Tokyo 1985. Elle n’a plus grand chose à voir avec la série: 1l turbo 120ch placé dans le dos et la caisse boursouflée (d’où de faux airs de R5 Turbo 2.) La 926R doit courir en 1987, en groupe B. Hélas, la mort de Toivonen met fin aux groupe B et la 926R est remisée.

Au début des années 90, Innocenti est K.O., mais Alejandro de Tomaso est rappelé par Daihatsu. Il se penche sur la future Charade (G200.) Cela donnera la GTi de 1993 et son 1,6l 16 soupapes 124ch (105ch à l’export.) De Tomaso soigne son look: baquets Recarro, volant Nardi et pneus Pirelli. Elle ne survécu pas au lifting général de la gamme, en 1997. Il s’en est tout de même vendu 120 000 unités.

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