Accueil Berlines Essai Mazda 3 MPS (3/3) : Zoom-Zoom justifié

Essai Mazda 3 MPS (3/3) : Zoom-Zoom justifié

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Il est temps de voir comment cette 3 MPS se comporte sur la route. Sur le papier, le moteur qui développe une puissance de 260ch à 5500 tr/min et dispose d’un couple maximum de 380 Nm dès 3000 tours permet à la voiture d’abattre le 0 à 100 en 6,1 secondes. Sa vitesse maximale est limitée électroniquement à 250 km/h. En vrai, ces chiffres sont parfaitement plausibles.

Pour illustrer la première impression d’une accélération à fond, voici un exemple de commentaire entendu à chaud:

« J’ai fait des tranchées dans le bitume tellement elle arrache, je me suis même déboité une vertèbre… ».

Plus sérieusement, ce moteur déborde d’énergie et les accélérations vous collent au siège. Pourtant, au démarrage, le son du moteur, qui émet un bruit de voiture (trop) ordinaire ne laisse pas présager d’une telle cavalerie. La puissance est obtenue grâce au Turbo, mais ici, la celle-ci arrive régulièrement à mesure que le moteur monte dans les tours, sans qu’il y ait d’à-coups. Tiens, voila que je me mets à rêver d’une MX-5 avec cette motorisation, voila qui devrait être intéressant…

Disposer d’un moteur puissant c’est bien, mais encore faut il pouvoir la faire passer au sol. Sur une traction, c’est là que réside la grande difficulté. Sur route lisse et sèche, cette Mazda 3 s’en sort admirablement bien. Sur route dégradée et humide, point de miracle, le train avant et les pneus Dunlop de 18 pouces avoueront leurs limites et auront du mal à passer le couple et à rester scotchés à la route. Mais honnêtement, cette Mazda 3 MPS s’en sort très bien. Cette bonne impression est confirmée par le comportement routier qu’il sera très difficile de mettre en défaut tant la voiture est collée à la route. En cas d’excès, la fée électronique veille, que ce soir l’anti-patinage (TCS), le contrôle dynamique de stabilité (DSC) et bien sûr l’ABS et l’ESP (EBD). De plus, le levier de vitesse (boite 6) offre un maniement agréable, même si on est loin du plaisir engendré par celle de la Mazda MX-5. Les freins sont puissants et faciles à doser. Bref, en conduite sportive, cette Mazda 3 MPS est une réussite et ne présente pas de lacunes particulières.

Mais, le point fort de cette 3, c’est sa polyvalence. Alors qu’une Focus RS vous brisera les vertèbres et sera difficilement manœuvrable en ville à cause d’un rayon de braquage élevé, cette 3 MPS rempliera parfaitement son rôle de voiture de tous les jours. Certes les suspensions sont fermes, mais rien d’impardonnable, il faudra bien tout de même faire quelques sacrifices. De plus, dans cette catégorie, elle est l’une des seules à disposer de 5 portes, une vraie familiale…
En fait, et à mesure que les kilomètres s’enchainent, on comprend mieux les différences entre la Focus RS et la Mazda 3 MPS. C’est surtout une philosophie différente. La Focus RS a été développée comme une voiture de course extrême, mais utilisable sur la route. La Mazda 3 MPS et elle plutôt une berline standard à laquelle on a greffé des aptitudes de sportives.

Reste qu’au niveau consommation, cette nouvelle génération n’apporte quasiment pas d’amélioration par rapport à la version précédente, qui était déjà critiquée sur ce point. Ainsi, durant cette essai, même après un long parcours autoroutier en 6e, nous ne sommes pas descendu sous les 11l/100km de moyenne. La concurrence fait mieux de ce point de vue comme vous pouvez le constater ci-dessous. La Mégane RS par exemple, très proche au niveau puissance et performance requiert 1,2l de moins en consommation mixte.

La Mazda 3 MPS n’est disponible qu’en une seule version tout équipée comprenant notamment les phares bi-xénon directionnels, la climatisation automatique dual-zone, le système audio Bose 10 haut parleurs, le Bluetooth, le GPS, le démarrage à carte etc. La seule option disponible est la peinture métallisée à 450 euros. Tout cela pour 30 000 euros, c’est en fait dans la moyenne de la catégorie, alors que la précédente était une vraie bonne affaire.

Par contre, ce que ce tableau ne compare pas, c’est le plaisir et l’efficacité de ces différentes bombes. Pour cela, un comparatif circuit s’impose…

Conclusion :
La nouvelle mouture de la Mazda 3 est une voiture qui réalise à l’extérieur, une bonne synthèse entre look sportif qui flattera son propriétaire, et discrétion qui ne la fait pas tomber dans l’ostentatoire. Le comportement routier est à la hauteur des capacités du moteur, et cette Mazda 3 offre un réel plaisir de conduite sans être piégeuse. De plus, elle est polyvalente et pourra être utilisée sans problèmes au quotidien. Trop polyvalente d’ailleurs pour ceux qui recherchent une sportive radicale et lui préfèreront la bouillonnante Focus RS. Elle n’est toutefois pas sans reproches, à commencer par une consommation conséquente et plus élevée que la concurrence, et un intérieur qui, bien qu’amélioré par rapport à la version précédente, fait pâle figure dans une voiture de ce prix. Nous aurions préféré un intérieur plus exclusif et sportif sur cette version à haute performance qui offrira énormément de plaisir à son volant..
Ah oui, et dernier défaut, il a fallu la rendre, et c’est en retrouvant dans une voiture « normale », forcément sous motorisée, qu’on se rend compte, combien elle est attachante…

Lire également:
Essai Mazda 3 MPS (1/3) : Moins discrète,
Essai Mazda 3 MPS (2/3) : Intérieur inspiration chaine Hi-fi

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