Accueil Historique Histoire de Saturn : rattrapé par les errances de GM (3/3)

Histoire de Saturn : rattrapé par les errances de GM (3/3)

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En 1999, le second modèle de la gamme, la L-Series est dévoilée. Ce modèle marque le début d’une nouvelle stratégie pour Saturn : la période de l’extension de la gamme, mais surtout le début de l’intégration de la marque dans le grand GM…

Avec la L-Series, Saturn propose pour la première fois deux modèles dans sa gamme, afin de maintenir dans le giron de la marque les clients qui souhaitent faire l’acquisition d’un véhicule de plus grandes dimensions. Reprenant une plateforme commune avec l’Opel Vectra, la L-Series n’a plus grand-chose d’une Saturn. C’est une berline très conventionnelle est sans grand attrait, outre la classique relation client de la marque. Elle est d’ailleurs construite dans une usine GM aux côtés d’autres berlines du groupe, à Wilmington dans le Delaware…

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242068Aux côtés de cette L-Series, Saturn compte continuer à étendre sa gamme et dévoile son premier concept-car en 2000, le CV1. Il s’agit d’une étude de monospace de dimensions relativement compactes, qui n’aura aucune suite. La même année, le Saturn Vue, premier crossover de la marque, fait son apparition, qui va prolonger quelques temps le succès de la marque.

Le modèle emblématique de Saturn, la S-Series, est remplacé en 2002 par la Ion, proposée en berline et en coupé, doté de portes antagonistes côté conducteur et passager.

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242196242231GM y croit, et les concepts-cars suivent : le très banal Sky roadster première génération en 2002 et l’intéressant coupé Curve en 2004, qui resteront sans suite.

Cette période d’expansion et de renouveau est un échec… La L-Series disparaît du catalogue dès 2005, et la Ion en 2007. Les deux modèles sont remplacés respectivement par les Aura (2007) et Astra (2008), qui font suite à la seconde génération du Vue, clone de l’Opel Antara. L’Aura est une berline classique dérivée de l’Opel Vectra, et l’Astra un clone de l’Opel Astra, puisqu’elle est importée d’Allemagne. Après l’échec des L-Series et Ion, GM a en effet choisi d’incorporer Saturn à part entière dans le groupe. La marque se retrouve perdue au sein des diverses marques, son identité diluée avec des modèles qui ne sont que de simples copies de ceux qui existent dans les autres marques du groupe, à l’instar du monospace Relay ou du crossover Outlook. Ce n’est pas l’arrivée du roadster Sky qui changera grand chose à l’image de la marque.

La technologie hybride annoncée pour l’Aura ou le crossover Vue de seconde génération aurait probablement éclairci l’image devenue floue de Saturn. Mais malheureusement les modèles annoncés avec cette technologie, au nombre de trois, ont tardé à venir emplir les concessions. Tellement tardé qu’ils ne sortiront finalement jamais…

Lire aussi :
Histoire de Saturn : une nouvelle conception de l’automobile (1/3)
Histoire de Saturn : des débuts difficiles, mais prometteurs (2/3)
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