Accueil Historique Histoire de Saturn : des débuts difficiles, mais prometteurs (2/3)

Histoire de Saturn : des débuts difficiles, mais prometteurs (2/3)

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A la fin de l’année 1990, les premières Saturn arrivent dans les concessions. Après des premiers mois difficiles, le succès semble au rendez-vous durant plusieurs années. Mais la marque arrivera rapidement à ses limites…

La nouvelle Saturn n’a rien d’une Chevrolet simplement dotée d’un nouveau logo. Qu’il s’agisse de la berline SL ou du coupé SC, la plateforme est spécifique (nommée Z-body), et habillée d’une carrosserie en plastique. Une spécificité qui est un argument de vente, puisque les pièces de carrosseries sont vantées pour être moins sensibles aux chocs dans les parkings. Un seul moteur est proposé, d’une cylindrée de 1.9 avec une puissance de 85 ou 124 ch. La marque débarque au Canada en 1991, et un break sera ajouté à la gamme en 1993.

Berline et break première génération

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Coupé première génération

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Les récompenses pleuvent sur Saturn dès la première année: Design & Engineering Award par Popular Mechanics en 1991, Driver’s Choice Award par MotorWeek en 1991, Best Small Car 1992 par MotorWeek, Top Ten Domestic Buy 1992 pour MotorTrend, Best overall value 1993 pour Intellichoice, Technology of the year 1993 pour Automobile Magazine… La marque de distingue par ailleurs par des actions sociales dans le cadre de la diversité, en faveur des femmes ou des différentes minorités.

Les ventes ne sont en revanche pas au niveau des espérances de GM, en partie en raison des difficultés économiques de l’époque (première guerre du Golfe). La situation s’arrange néanmoins en 1992, puisque la Saturn se positionne comme la voiture la plus vendue par concession. C’est la première fois depuis 15 ans qu’un modèle américain arrive en tête à ce classement vital pour la rentabilité des points de vente.

Il faudra patienter jusqu’en mars 1992 pour voir la 100.000 Saturn quitter les chaînes, baptisée Tony, et dès août de la même année ce seront 200.000 Saturn qui seront sur les routes américaines, marquant le décollage des ventes. Ce sont ensuite 300.000 en février 1993, 400.000 en mai et en septembre 1993, voici Carla, la 500.000ème Saturn. Le compteur continue à tourner, avec 700.000 en mai 1994, 800.000 en octobre la même année, 900.000 en février 1995, puis en mai 1995, c’est Jasper qui marque le premier million. On atteindra 1.5 million en janvier 1997 et 2 millions en janvier 1999, toujours avec un seul modèle. C’est un succès, mais dont les ventes sont réalisées à 41% au détriment des autres marques de GM, ce qui représente néanmoins un taux de conquête inédit.

500.000ème Saturn

Millionième Saturn

Point fort de la marque, le réseau et la relation avec le client. Cérémonie de remise des clés, qualité de l’accueil, fête annuelle des propriétaires à l’usine et dans les concessions… en juin 1994, ce sont par exemple 44.000 familles qui affluent à Spring Hill pour cet événement… Les diverses enquêtes de satisfaction donnent Saturn gagnant.

En tant que marque innovante, c’est à Saturn que revient la lourde tâche de commercialiser et entretenir la voiture électrique de GM, l’EV1, à partir de 1996, en Arizona et en Californie. Une aventure qui n’a en fait pas grand-chose à voir avec Saturn.

Toujours en 1996, la S-series voit arriver sa seconde génération. Le style évolue avec plus de rondeur, pour la berline comme pour le break. Techniquement le véhicule est en revanche inchangé. Le coupé patientera jusqu’en 1997 pour sa seconde génération. Son style est lui aussi plus rond, avec un avant plus classique abandonnant les phares escamotables. Elle adopte aussi un empattement plus long, désormais le même que celui des berlines et break. En 1999, le coupé fait sensation en adoptant une porte antagoniste à l’arrière, côté conducteur, pour faciliter l’accès.

Berline et break  seconde génération

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Coupé seconde génération

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En cette fin de décennie, Saturn commence à montrer ses limites. Bien que très satisfaits par la marque, les clients sont appelés à changer de marque au fur et à mesure que leur situation familiale ou financière évolue. La marque ne propose en effet qu’un modèle compact. GM décide donc d’étendre la gamme, mais choisi pour cela de procéder selon sa méthode classique : le partage de composants avec le reste du groupe… Saturn y perdra son identité.
Lire aussi :
Histoire de Saturn : une nouvelle conception de l’automobile (1/3)
– Histoire de Saturn : des débuts difficiles, mais prometteurs (2/3)
Histoire de Saturn : rattrapé par les errances de GM (3/3)

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