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F1: bientôt 12 équipes?

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Actuellement, certaines équipes de F1 ont du mal à boucler leur budget. Pourtant, le paddock bruisse de rumeurs de futures équipes (avec quelques come-back…)

Pour rappel, depuis les accords Concorde de 1996, le nombre d’équipes de F1 est limité à 12.

Après les faillites de Prost GP (2001) et Arrows-TWR (2002), il ne restait plus que 10 équipes. Super Aguri fit le 11e, puis la FIA organisa un appel d’offres. Prodrive le remporta, au nez et à la barbe de Direxiv (écurie satellite de McLaren.) Prodrive tenta différents montages (dont une association avec McLaren), avant de renoncer.

Avec le naufrage de Super Aguri, il y a de nouveau 2 places libres. La FIA a promis des mesures de réduction de cout en 2010. La plupart des équipes qui suivent attendent de connaitre ces mesures pour se décider à venir ou pas.
Les volontaires sont tous des hommes chevronnés. Pas d’obscur homme d’affaires et/ou de novice passionné. Signe des temps, il n’y a pas non plus de constructeur dans le lot (bien qu’Aston Martin soit cité dans le projet de Prodrive.) Problème: tout les candidats, aussi sérieux soient-ils, manquent cruellement d’argent et on ne peut pas dire qu’aujourd’hui, les millions pleuvent…

Petite revue des prétendants actuels:

ART Grand Prix

L’équipe de Fréderic Vasseur et Nicolas Todt a tout gagné en F3, en GP2 et en GP2 Asia. C’est avec elle qu’un certain Lewis H. remporta un titre de GP2… La F1 est donc une progression logique. En plus, Nicolas Todt (manager notamment de Sebastien Bourdais et de Felipe Massa) connait bien le paddock.

DAMS

Au début des années 90, l’équipe de Jean-Paul Driot gagnait tout en F3000. C’était la succès story d’un ancien courtier en pétrole passionné de sport mécanique. En 1995, DAMS présenta une F1 construite par Reynard et motorisée par Ford. Erik Comas et Jan Lammers étaient annoncés. Puis, comme de nombreux projets à l’époque, il n’alla pas plus loin.
Depuis, DAMS s’est diversifié avec l’endurance, la WSR, la formule BMW et le GP2 Asia. D’écurie Franco-française, DAMS s’est internationalisé et s’est solidifié. Auront-ils plus de chance avec leur projet F1, cette fois-ci?

Epsilon Euskadi

A l’origine, cette équipe était une émanation du Graff Racing et elle s’appelait Epsilon by Graff. Elle était née pour disputer l’Open Nissan (ancêtre du WSR, où Epsilon est encore présente.)
Depuis, l’équipe espagnole a fait un sacré bout de chemin! Elle construit même sa propre LMP1.
Elle fut régulièrement citée comme partenaire de USF1. Mais désormais, on parle d’une équipe de F1 Epsilon Euskadi indépendante. Il ne faut pas oublier qu’en son rang, elle possède Joan Villadelprat, ex-N°2 de Benetton, qui avait tenté plusieurs fois de monter des équipes de F1 avec des partenaires. En 1991, viré brièvement de Benetton, il approcha Reynard. Puis il fraya avec Telefonica, à la fin des années 90, pour racheter Minardi. On l’a ensuite vu dans la liste des repreuneurs de Prost. C’est ce qu’on appelle être motivé! Autre recrue de poids: Sergio Rinland (ex-designer de Sauber et de Arrows.)
Reste la question des moyens, alors que l’équipe vient de renoncer au Mans.

Lola

C’est l’Arlesienne de la F1. En 1962-1963, l’équipe tenta sa chance avec John Surtees, décrochant une pole position. Lola jetta l’éponge, faute de résultats.
Après avoir « aidé » Honda, elle revint en 1974-1975 avec Graham Hill. Hélas, l’aventure se termina avec le crash de l’avion de Hill, dans lequel se trouvait la plupart des membres de Lola-Hill.
Lola s’associa avec Larrousse en 1987, ne faisant que lui fournir des châssis. Elle poursuivit avec la Scuderia Italia en 1992. Cette écurie fusionna avec Minardi en 1994.
En 1994, Lola tenta cette fois de s’engager sous ses couleurs. Alan McNish tourna avec une voiture. En 1996, l’écurie annonça son retour en 1997. L’écurie débarqua in extremis avec une monoplace loupée. Une double non-qualification et une séance d’essai plus tard, l’écurie fut dissoute.
Depuis, Lola jurait qu’on ne l’y reprendrait plus et elle préféra concevoir des monoplaces de Champ Car et de F3000. Chassée des appels d’offres de ces disciplines, Lola reparle aujourd’hui de F1…

Prodrive

A l’instar de Joan Villadelprat, David Richards VEUT son équipe de F1. Embauché par les frères Benetton en 1996, pour remplacer Briatore, il ne tint qu’une année. Il tenta ensuite de convaincre BAT de racheter son ex-employeur (et de le mettre à la tête de l’ensemble.) Le cigarettier préféra écouter Craig Pollock et son projet avec Adrian Reynard. Ironie de l’histoire, Richards remplaça Pollock en 2002, à la tête de BAT. Son style flashy et le renvoi guère discret de Villeneuve lui furent fatal.
Richards et Prodrive furent donc candidats à la « 12e franchise », en 2006.
Aujourd’hui, on parle d’une écurie qui porterait les couleurs d’Aston Martin (du déjà entendu.)

USF1

(Faute de photo de l’USF1, j’ai pris une photo de l’A1GP du team USA, qui n’a rien à voir.)

C’est la nouvelle sensation. C’est la première qui a annoncé officiellement son intention de s’aligner. Peter Windsor (ex-D.T. de Williams) et le designer Ken Anderson ont fait les gros titres. En plus, ils comptent s’installer aux Etats-Unis, alors que depuis plusieurs décennies, il n’y avait plus d’équipe extra-européenne. L’écurie Américaine voudrait engager Danica Patrick et Scott Speed. On parle même d’un retour de Cosworth!
Reste que pour l’instant, l’équipe n’a aucun partenaire financier ou sponsor déclaré…

Source:
GrandPrix.com

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