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Tiroirs de l’insolite: Simca-Abarth

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L’officine de Carlo Abarth a toujours privilégié les productions du géant de Turin. Le sorcier a cependant fait quelques infidélités à Fiat. Avec Porsche notamment, mais aussi Simca, de 1962 à 1966. Le flamboyant patron de Simca, Henri Pigozzi, aimerait voir ses productions briller autant que leurs lointaines cousines italiennes. Il va se rapprocher d’Abarth. Au salon de Genève 1962, le préparateur transalpin expose une berlinette qui ressemble beaucoup aux Bialbero, la Simca Abarth 1300. Seul l’empattement porté de 2m à 2m09 et le pied milieu permettent de la distinguer. Si le soubassement est effectivement « made in Poissy », le double arbre de 1288 cm3 fournissant 125cv n’a rien de Simca. Quatre d’entre elles vont participer aux 24 heures du Mans de juin 1962, la 1300 recevant dès l’automne une homologation en GT, laissant supposer l’existence de 100 exemplaires ou d’une homologation…à l’italienne!Dès le début de l’année suivante, la gamme s’étoffe. Version 1600 de 155cv et surtout « 2 mila » au puissant double arbre-double allumage de 193cv à 7300tr/min capable d’atteindre…263 km/h ! Une version tempérée de 177cv est cependant proposée, avec boite 4 vitesses Simca ou 6 vitesses Abarth. Au salon de Turin de la même année, le catalogue s’enrichie de versions sportives de la 1000, précurseurs des Rallye 1, 2 et 3. Le bloc Simca porté à 1137cm3, développe 55cv. La S propose 58cv, la esse-esse et son optionnelle boite à 6 rapports, 65cv et la radicale Corsa 85cv, soit près de deux fois la puissance d’une 1000 !Mais la prise de participation majoritaire de Chrysler, puis le départ de Pigozzi vont reléguer ces plaisanteries au second rang. Le baroud d’honneur aura lieu en 1965. La 1600 est abandonnée, la 1300 subit un traitement de choc, pour se rapprocher physiquement des 2 mila, et disposer de 138cv au régime de 7800tr/min. Pour ne pas être en reste, la 2 mila dépasse les 200cv. Dès l’année suivante, l’aventure prend fin. A Poissy, on a fait une croix sur l’Italie et on se bat pour imposer la 1100 à Detroit.  Carlo, lui, ne fera plus d’infidélités au groupe Fiat. Il ne reste aujourd’hui qu’une poignée de Simca Abarth.

Lire également : Tiroirs de l’insolite : Porsche Abarth

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