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Essai Dino 246 GT : Panthéon (3/4)

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Procédure habituelle : un coup de « droite-gauche » sur le levier de vitesse pour vérifier qu’aucune n’est enclenchée, le démarreur hésite, on enfonce le pied droit et sans rechigner, le V6 se met à gronder derrière nous.

3 – Moteur et conduite

Et quel bruit ! L’extrait sonore, disponible ici, ne fait malheureusement pas honneur à la mélodie rageuse du V6. Pour ne rien arranger, le sifflement de la boîte et des carburateurs est, sans doute pour une raison de qualité de micro, bien plus présent sur l’enregistrement que dans la voiture. Le petit bloc de 2418 cm3 chante à tue-tête dans l’habitacle et les rues environnantes. Montés en régime, explosions et « ratatouillages » des 3 carburateurs Weber à chaque levé de pied, reprises sans peine tout en bas du compte tour pour remonter chercher les 7800 tours, les oreilles sont aussi pleines que le moteur l’est. Il faut dire qu’avec seulement 1080 kilos à déplacer, les 195 chevaux (à 7600 tr/min) et 225 Nm (à 5500 tr/min) de la Dino font largement l’affaire.

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Mais avant d’aller explorer les profondeurs du compte-tours, il faut sortir de la région de la Baule une Ferrari ancienne, sans aucune assistance, avec un moteur froid et, surtout, une huile de boite froide (séance de musculation du bras droit offerte avec tout essai). Petit à petit, alors que les aiguilles montent, on tire les vitesses de plus en plus haut : d’abord 2000, puis 3000, 4000, 5000… La température dépasse alors les 100 degrés (trop sur une voiture moderne, mais normal sur la Dino) et il est temps d’alourdir le pied droit alors que le cerveau se focalise uniquement sur la route.

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Une route dont on ressent les moindres aspérités. Le roulis est un terme que la 246 GT ne connaît pas. Bien campée sur des petites roues de 14 pouces à large flanc (205 / 70) et suspendue par des doubles triangles, la Dino offre un comportement sain (en tout cas dans les limites d’un essai routier). La position très basse et la direction vive renforce encore cette impression de grip inépuisable. Des sensations que tout passionné reverrai de confirmer sur circuit, une opportunité que je n’aurais cependant pas… Dommage. Il faut toutefois mettre un bémol à cet enthousiasme : sur les petites routes bosselées qui serpentent au milieu des marais salants, la Dino 246 « subit » énormément la route et demande une attention permanente. Le freinage, assumé par des étriers Girling, est puissant et, selon les dires du propriétaire, constant. Mieux encore, la Dino de notre essai freinait droit ! Deux qualités dont ne peuvent pas se venter toutes les Ferrari anciennes.

Que dire de plus ? La route défile entre les deux ailes bombées, offrant une vue magique, les odeurs d’essence et d’huile viennent ajouter à l’ambiance incomparable et les pouce levés se multiplient sur les bas côtés. On ressort de la voiture comme on se réveille au lendemain d’une fête un peu arrosée : un peu KO, l’adrénaline pompant encore dans les veines et un sourire béat figé sur le visage.

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Je me souvient encore d’un épisode de Top Gear où James May faisait l’essai d’une Lamborghini Coutach. Il concluait en disant que celle-ci avait orné les murs de sa chambre durant son enfance, et que prendre son volant avait été une déception par rapport aux attentes qu’il avait. Dans mon cas, la Dino a surpassé mes attentes, se propulsant dans un hurlement rageur parmi les meilleures voitures de tous les temps.

Voir l’essai de la Dino 246 GT, part 1 et part 2.
Je n’ai pas de vidéo de l’essai, mais j’ai trouvé ça sur Youtube pour un son un peu meilleur que l’extrait fourni par mes soins (et oui, ça fait mal le raclement de boite…). Celle-ci donne une bonne idée de ce que ça fait d’être au volant.

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