Tout le monde n’est pas Xiaomi. Voulant suivre la voie de son rival, Dreame voulait lui aussi lancer sa voiture électrique. Pourtant, le fabriquant de robots aspirateurs et tondeuses annule son projet de supercar un an après l’avoir annoncé.
Sans doute jaloux du succès de Xiaomi et désireux d’étendre son activité sur de nouveaux secteurs, Dreame a annoncé le lancement de sa division automobile à l’été 2025. Un an, un petit tour des salons et puis s’en va. Le groupe réorganise ses activités pour se recentrer sur les aspirateurs, les tondeuses, les 2 roues. Il ne garde dans son extension de périmètre que les robots Magic Atom. Exit l’automobile.
Ce n’est pas tout à fait une surprise. Depuis plusieurs mois, les effectifs fondent, passant de 1000 au début de l’année à une douzaine dernièrement. Surtout, le projet était trop irréaliste pour être crédible. Jugez plutôt : une supercar électrique, boostée par des propulseurs de fusée et capable de réaliser le 0 à 100 km/h en moins d’une seconde et de passer les 500 km/h. Avec en prime une technologie de batterie de type solide promettant une densité énergétique de 450 Wh/kg.
Toutes ces annonces n’étaient bien entendu que du vent. Aucun prototype n’a jamais été validé, ni même construit. Les véhicules exposés au CES en janvier dernier puis au salon de Pékin en avril étaient de simples maquettes achetées à un studio de design basé à Shanghai.
Tout cela ressemble donc à un joli montage destiné à faire grimper les cours… Mais l’entreprise va désormais subir les investigatoins officielles destinés à contrôler l’emploi d’éventuelles subventions.


3 commentaires
N’empêche que Ferrari devrait se tourner vers ce studio de design à Shanghai pour faire une « vraie » Ferrari électrique. Cette Nebula Next avait tous les ingrédients d’une vraie Ferrari, avec tous les mimiques de design des Ferrari d’aujourd’hui (mise à part la Luce).
C’était peut-etre cela le but de la manœuvre. Interpeller Ferrari…
De l arrière, on dirait une amg one.
On se croirait au Space Age des constructeurs US : des annonces mirobolantes, un design à faire baver un enfant de 5 ans et puis tout s’évanouit avec le temps et les contraintes industrielles.
Attention au retour : le client chinois va très vite demander lui aussi un déplaçoir économique et simple.
Mais que restera-t-il de cette période baroque ? Rien, ou presque, et c’est bien là le problème. Une Cad 1959 avec ses Pedestrian Killers culminant à 1m20 du sol c’est une icone, une Dreame à moteur de fusée un sujet de moquerie vite oublié. On ne devient pas le maitre du monde comme ça.