par Thibaut Emme

Verglas : comment adapter sa conduite ?

Alors que la France métropolitaine connaît un premier épisode hivernal assez important de "risque de verglas", savez vous comment adapter votre conduite dans ces conditions délicates ?

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Déjà, la première prudence serait de...ne pas conduire. Télétravail, jour de congé, etc., il y a des solutions pour ne pas avoir à prendre sa voiture. Oui, mais voilà, la vie a des impératifs que la prudence ignore. S'il faut absolument prendre un véhicule, déjà le plus sage est d'en prendre un à 3 ou 4 roues. A deux roues, vélos ou cyclomoteur ou motocyclette, la chute est si rapidement survenue qu'elle ne laisse aucune chance, même aux plus prudents.

Anticipation, le maître-mot

Et en voiture alors ? Déjà, il faut savoir si vous avez des pneus hiver ou pas. Avec des pneus été, la gomme à 0° sera "dure comme de la pierre". La différence, c'est une tenue de route encore plus précaire et des distances de freinage rallongées. Mais, même avec des pneus adaptés aux frimas, l'état de la chaussée fait que l'adhérence change, voire est nulle en certains endroits. C'est d'ailleurs tout le problème du verglas ou des pluies verglaçantes par rapport à la neige.

Ce phénomène est ponctuel, relativement invisible et va donc surprendre. Il faut donc ralentir votre allure habituelle, redouter les sous-bois et les passages de cours d'eau propices à l'humidité. Surtout, il faut agrandir votre distance de sécurité avec la voiture qui vous précède. Vous ne savez pas ce qui peut lui arriver, ni si vous aurez le temps matériel de freiner. Sur une route rendue glissante, même à 50 km/h, on peut mettre plus de 100 m à s'arrêter complètement au lieu d'une vingtaine de mètres sur route sèche.

Utiliser le frein moteur

Il faut aussi oublier vos réflexes de "pilote de course". Pas de freinage brusque, pas de coup de volant intempestif. On conseille généralement de conduire en sur-régime et de décélérer avec le frein moteur et non les freins mécaniques. En fait, en ralentissant, vous n'échapperez sans doute pas à la perte d'adhérence, mais les conséquences seront largement moins graves, et peut-être rattrapables.

Dans les conseils qui semblent aussi évidents, mais qu'il est bon de rappeler, privilégiez les grands axes. En effet, les services techniques sablent ou salent en priorité ces axes. Attention aux entrées et sorties de ces axes qui peuvent ne pas être traités et donc être glissants. Si vous devez partir pour un "long" trajet, prenez une ou des couvertures, de l'eau, ainsi qu'un paquet de gâteaux secs par exemple. On ne sait jamais ce qui peut arriver, comme ces automobilistes coincés plusieurs heures sur l'A75 en Lozère. Enfin, partez avec un téléphone mobile chargé, et pourquoi pas une batterie externe de secours au cas où.

La radio et la télévision donnent régulièrement des bulletins d'alertes lors de ces épisodes. Soyez à l'écoute. Mais, le principal conseil que l'on peut donner (même s'il est facile), c'est de rester là où vous êtes en sécurité, jusqu'à ce que l'épisode soit passé. N'oubliez pas, avoir un véhicule quatre roues motrices peut vous aider à maintenir un peu plus de motricité, mais sur une plaque de verglas, il ne vous sauvera pas la mise. On voit régulièrement des 4x4 au fossé sur les routes vers les stations de montagne.

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Pour résumer

Quelle sont les conséquences d'un épisode de verglas ou de pluies verglaçantes ? Surtout, quels sont les bons réflexes à avoir en cas de conduite et les conseils - souvent bateau - qu'il faut suivre ?

Le verglas est traître et provoque chaque année des milliers d'accidents matériels, corporels, voire mortels. Prudence donc.

Thibaut Emme
Rédacteur
Thibaut Emme

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