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    Accueil » GP France Historique 2021 : retour en images
    Histoire

    GP France Historique 2021 : retour en images

    Nicolas AnderbeganiNicolas Anderbegani14 juin 2021Aucun commentaire
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    Une semaine avant le grand prix moderne, le Castellet accueillait un public assez nombreux pour ce premier grand évènement de « l’été ». Comble du plaisir, le public pouvait accéder au paddock où se cotoient les concurrents installés  » l’ancienne » sur les esplanades, avec « garage » tente, remorque, camping-car et barbecue pas très loin des caisses à outils, et les structures plus sophistiquées des séries MAXX Formula et Masters Historic installées dans les stands avec davantage de matériel, de pièces de rechange et, pour les voitures les plus modernes, pas mal d’informatique.

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    Maxx Formula

    Existant depuis 30 ans, cette série à dominante germanique est une véritable formule Intersérie de la monoplace. Ce n’est pas courant de voir évoluer en même temps des F1, des GP2, des Superformula et des Indycars ! C’est aussi la chance d’entendre un véritable orchestre symphonique mécanique avec du V8, du V10 et du V12.

    Les Panoz de la Superformula sont assez surprenantes. La série a existé brièvement entre 2008 et 2011 avec un concept original (farfelu pour d’autres) d’équipes aux couleurs de clubs de Football. Sebastien Bourdais y avait couri (et gagné) après son expérience malheureuse en F1 chez Toro Rosso, avant de rebondir en Indycar. Mais derrière ce folklore, la monoplace, assez basique d’un point de vue aérdodynamique par rapport à ue F1, embarquait un V12 4.2 litres Elan de 750 chevaux qui a fait plaisir à entendre et qui poussait très fort en ligne droite. On trouvait aussi entre autres, mais avec des livrées différentes des originales, une Super Aguri SA0 V10 de 2006, une Toro Rosso STR8 de 2013, une Williams FW33 V8 de 2011, quelques Dallara Gp2 ou World Series Renault 3.5 et deux Dallara Indycar, une propulsée par Chevrolet et une ex-Dixon motorisée par Honda. La Dallara Indycar est d’ailleurs teès large et imposante, en comparaison des « ballerines » que sont les F1 du début des années 2010.

    C’est Christophe Brenier, au volant de la Panoz aux couleurs du brésil, qui a remporté les deux courses, au prix notamment d’une très belle lutte en course 2 avec la Wiliams pilotée par Didier Sirgue, directeur du circuit d’Albi, qui ne l’a pas lâché d’une semelle.

    Masters Historic F1

    Le rugissement des V8 Cosworth est incroyable, mais que dire du V12 Matra ! Du début des années 70 à 1983, le plateau réunissait des valeurs sûres (Williams FW07 ex-Jones et FW08 ex-Rosberg, Lotus 92 pilotée par Marco Werner, le « copain » de Jean Alesi, une Tyrrell 011 ex-Alboreto, une McLaren M23 et une superbe M10 de 1970 ex-Howden Ganley) mais aussi des voitures plus confidentielles comme l’Ensign MN181B, la Trojan de 1974 ou la Théodore N183.

    La course 2 du dimanche a donné lieu à une superbe bataille pour la victoire entre la Tyrell 011, les Williams « Fly Saudia » et la Lotus de Marco Werner. Plus loin, la Ligier JS11 ex-Didier Pironi faisait le spectacle avec de belles glissades à la relance au début de la ligne droite des stands.

    Formula Junior

    La Formule Junior avait remplacé la Formule 3 en 1958 et se positionnait en dessous de la Formule 2 dans la hiérarchie des catégories de monoplaces. Elle autorisait 1 000 cm3 pour des voitures de plus de 360 kg (!!!) et 1 100 cm3 pour des voitures de plus de 400 kg. Dans la pratique, la catégorie 1 100 cm3 a été la plus représentée. Les puissances, avec des blocs assez peu modifiés, atteignaient 115 ch. En 1964, la Formule Junior est à nouveau remplacée par la Formule 3. C’était la foire aux constructeurs, avec une grande diversité de châssis et de motorisations, bien loin du dogme monotype actuel.

    Formule 1 pré-61/66

    Cette classe regroupe des F1 jusqu’à 1960 à moteur avant et celles de la période 1961-1965 avec des moteurs arrière de 1500cc. Les stars de cette série étaient sans nul doute les deux Maserati engagées : l’A6GCM 2 litres de 1951 et la 250F portée en triomphe en son temps par « il maestro » Fangio. De véritables oeuvres d’art, dans chaque détail. On appréciera la beauté des mécaniques et de l’instrumentation d’époque, de la véritable orfévrerie.

    F3, F2, F.Ford

    Toutes les catégories de monoplaces étaient à l’honneur. La F2 sentait bon la fin des années 70, avec une flopée de March 762/782/77, mais aussi quelques raretés comme une Pygmée MDB17 pilotée par notre confrère d’Autodivan Gérard Gamand, mais qui a connu des soucis avant la course. La classe F2 était parainnée par Jean-Pierre Jarier, alors que la Formule Ford emmenait un énorme plateau de 52 monoplaces !

    Dans le trophée F3 Classic et Formule Renault, on avait de la Martini, Ralt, Chevron, Dallara, Alba, March, quel bonheur de voir une telle variété ! Martini tenait la corde en nombre, dans des courses rappellant les belles heures de la F3 française dans les années 80.

    Masters Sports Car et Endurance Legends

    Le grand prix de France avait un petit air d’Historic Tour car les monoplaces n’ont pas monopolisé le spectacle. L’Endurance, protos comme GT, était à l’honneur avec deux séries. Le Masters Historic SportsCar correspond à la période 1962-1974, la grande époque de la Formule Sport. La palme du son revient aux deux Lola T70 5 litres de 1970, qui vous fracassent bien les tympans. Elles emmenaient une meute de barquettes 2 litres Lola ainsi qu’une Chevron B21 pilotée par un certain Carlos Tavarès.

    Le Masters Endurance Legends mettait en lice des voitures GT et prototypes plus récentes, telles que la Peugeot 908 HDI, la Lola Aston Martin DBR1 « Gulf » et son fabuleux V10 6 litres à la sonorité envoûtante ou encore des Ferrari 550 GT Maranello GT1, Chrysler Viper, Saleen SR7, etc

    Gentleman drivers et Caterham

    Lotus Elan, Jaguar E-Type, Ford Lotus Cortina, Alfa Romeo 1600 GTA et Giulietta Sprint Veloce, Mustang Shelby 350, le GP avait aussi des airs de championnat d’Europe des années 60-70. On comptait parmi les inscrits un certain François Fillion. Mais que dire des 60 Lotus Seven et Caterham alignées dans le Trophée Lotus ! C’est la garantie d’un spectacle animé en piste avec des pelotons très serrés et de jolies batailles où la tole se froisse plus que d’accoutumée.

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    Nicolas Anderbegani
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    Petit-fils de "Citroëniste" et fils de "Béhémiste", je suis tombé dans la potion magique automobile tout petit. Charmé avant tout par les belles Italiennes, je suis passionné par les sports mécaniques, Formule 1 en pole position évidemment. Toujours prompt à dégainer mon appareil photo, je suis de près l'actualité sous toutes ses formes, aimant "shooter" des bolides en mouvement et faire des montages vidéos. Mes champs de prédilection sont l'actualité produit des marques Italiennes et des sportives en général, le sport automobile et les évènements historiques, qui recoupent ma profession d'enseignant d'Histoire. Je retranscris ma passion enfin dans l'écriture d'ouvrages.

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