Ce clone chinois de la Porsche Taycan coûte 4 fois moins cher et fait trembler Stuttgart

Ce clone chinois de la Porsche Taycan coûte 4 fois moins cher et fait trembler Stuttgart

Le marché automobile chinois vient de frapper un grand coup avec le dévoilement de la SAIC Z7, une berline électrique qui pousse l’art de l’inspiration à un niveau jamais atteint. Alors que la Porsche Taycan démarre à 133 000 dollars sur le marché chinois, cette nouvelle venue propose des lignes quasi identiques pour seulement 36 200 dollars. Une différence de prix qui fait réfléchir et qui risque de bouleverser l’équilibre du segment premium des véhicules électriques.

Développée sous l’égide de la Harmony Intelligent Mobility Alliance (HIMA) et pilotée par le géant technologique Huawei, la SAIC Z7 ne cache pas ses ambitions. Elle s’attaque directement au territoire de Porsche avec une stratégie audacieuse : proposer le même design pour une fraction du prix. Cette approche, déjà expérimentée avec succès par d’autres constructeurs chinois comme Xiaomi avec sa SU7, atteint ici un niveau de ressemblance troublant.

Ce clone chinois de la Porsche Taycan coûte 4 fois moins cher et fait trembler Stuttgart

Un design qui ne laisse aucun doute sur ses inspirations

Dès le premier regard, la SAIC Z7 révèle ses influences. Si la face avant conserve une certaine personnalité avec ses phares LED effilés et sa calandre noire, c’est au-delà des ailes que la ressemblance devient saisissante. Les portes, la ligne de toit, les rétroviseurs et même les poignées de portes semblent directement empruntés au catalogue Porsche. Cette similitude n’est pas le fruit du hasard mais bien d’une stratégie délibérée de reproduction des codes esthétiques qui ont fait le succès de la Taycan.

La partie arrière pousse cette logique encore plus loin. Comme sur la Taycan, la Z7 arbore une barre lumineuse LED pleine largeur avec une signature lumineuse complexe. Le design du hayon reproduit lui aussi fidèlement celui de la berline électrique allemande. Cette approche du design « inspiré » soulève évidemment des questions sur la propriété intellectuelle, mais reste parfaitement légale dans le contexte réglementaire actuel.

La déclinaison Shooting Brake de la Z7 suit la même philosophie. Son profil latéral et sa silhouette générale rappellent étroitement ceux de la Taycan Sport Turismo. Cette ressemblance est si prononcée que même les passionnés automobiles les plus avertis pourraient s’y tromper lors d’un aperçu rapide sur la route. SAIC assume pleinement cette stratégie, considérant visiblement que l’imitation reste la forme la plus sincère de flatterie.

Une guerre des prix qui redéfinit le marché premium

Au-delà de l’aspect esthétique, c’est la stratégie tarifaire de SAIC qui fait sensation. Avec un prix oscillant entre 250 000 et 350 000 yuans (soit 36 200 à 50 700 dollars), la Z7 se positionne radicalement en dessous de la Taycan, facturée 918 000 yuans en Chine. Cette différence de prix de près de 300% remet en question la notion même de premium dans l’automobile électrique.

Cette stratégie tarifaire agressive s’inscrit dans une tendance plus large du marché chinois, où les constructeurs locaux utilisent leur avantage en termes de coûts de production pour conquérir des segments traditionnellement réservés aux marques de luxe européennes. La SAIC Z7 représente l’aboutissement de cette approche, offrant un niveau de finition et un design premium à un prix accessible à une clientèle beaucoup plus large.

L’impact de cette stratégie dépasse le simple cadre commercial. Elle force les constructeurs européens à reconsidérer leur positionnement et leurs marges sur le marché chinois, devenu le plus important au monde pour les véhicules électriques. Porsche et ses concurrents allemands se retrouvent confrontés à un dilemme : maintenir leurs prix premium au risque de perdre des parts de marché, ou s’engager dans une guerre des prix qui pourrait éroder leur image de marque.

Une technologie moderne au service d’une ambition claire

Si la Z7 emprunte son design à Porsche, elle n’en développe pas moins ses propres solutions techniques. L’habitacle révèle une approche résolument moderne avec un combiné d’instruments numériques fin, un grand écran d’infodivertissement central et un écran supplémentaire dédié au passager. Cette configuration triptyque est devenue la norme dans l’industrie chinoise des véhicules électriques, où l’expérience numérique prime sur les considérations traditionnelles.

L’équipement de série comprend également deux zones de recharge sans fil et un volant sport à fond plat, des éléments qui renforcent l’impression de véhicule haut de gamme. Cette attention aux détails démontre que SAIC ne se contente pas de copier l’apparence mais cherche également à reproduire l’expérience utilisateur premium associée aux marques européennes.

Côté motorisation, bien que les spécifications techniques définitives ne soient pas encore confirmées, les médias chinois évoquent des batteries de 80 kWh et 100 kWh, ainsi que des configurations à propulsion ou transmission intégrale. Ces caractéristiques placeraient la Z7 dans la même catégorie technique que ses concurrentes européennes, tout en conservant son avantage prix décisif.

Dans un clin d’œil assumé à la concurrence chinoise, SAIC a également présenté sa Z7 dans une livrée rose vif avec des jantes noires et des liserés roses assortis. Cette couleur fait directement écho à la Xiaomi SU7 15th Anniversary Edition présentée début 2025, prouvant que la rivalité entre constructeurs chinois est tout aussi intense qu’avec les marques étrangères.

L’alliance avec Huawei apporte une dimension technologique supplémentaire au projet. Le géant des télécommunications, qui multiplie les partenariats dans l’automobile depuis plusieurs années, apporte son expertise en matière de connectivité et d’intelligence artificielle. Cette collaboration pourrait permettre à la Z7 de proposer des fonctionnalités avancées d’aide à la conduite et de services connectés, renforçant encore sa proposition de valeur face aux concurrentes européennes.

L’arrivée de la SAIC Z7 sur le marché chinois marque une nouvelle étape dans l’évolution du secteur automobile électrique. En proposant un design premium inspiré des plus grandes réussites européennes à un prix accessible, elle illustre parfaitement la stratégie des constructeurs chinois : démocratiser le luxe automobile tout en développant leurs propres capacités technologiques. Cette approche, si elle continue de porter ses fruits, pourrait bien redéfinir les règles du jeu dans l’industrie automobile mondiale, forçant les acteurs traditionnels à repenser leur modèle économique face à cette concurrence redoutable venue de l’Est.

(7 commentaires)

  1. L’arroseur arrosé.
    L’Allemagne qui empêche l’Europe de taxer les importations chinoises pour préserver ses exportations va être la première victime de son aveugleument.

  2. On se demande quand même ou est la limite chinoise du plagiat.

    Quand on voit qu’en France Citroen a réussi à bloquer Polestar pour une vague ressemblance de l’étoile à 4 branches avec son logo à 2 chevrons, cette fausse Porsche est quand même étonnante.

    Bon ce qu’il faut voir c’est que les clients Porsche n’iront jamais acheter la copie!
    par contre c’est surement la valeur d’occasion qui va morfler: entre ce truc neuf ou une Porsche d’occasion, on prend laquelle?

  3. Ce genre de copie fait un peu l’affaire de Porsche faut pas croire ils sont contents surtout vu l’état de leur marché. mais sincèrement soit saic le fait exprès et c’est un peu idiot surtout qu’ils sont dans l’alliance HIMA qui a des designs propres. Soit ils ont une sorte d’accord tacite avec Porsche en local puisque rappelons que c’est saic qui fabrique les Volkswagen ID chinoise avec beaucoup de technologie chinoise.

    D’ailleurs, liauto ont trollé Volkswagen leur rappelons qu’ils ont copié leur concept reev après avoir dit que c’était une ancienne techno.

    On dirait donc une guerre sino-chinoise entre constructeurs. Chacun essayant de survivre dans un climat fortement concurrentiel. Faire un design Porsche fera du buzz.

    D’ailleurs si on prend saic premium :
    –AUDI (le Audi chinois c’est du saic) : flop
    -IMotors : galère
    -Rising : quasi mort

    Donc on dirait une sorte d’approche en condition de stress.

    Les meilleurs ventes premium chinoises sont :
    – les marques huwai (aito, stelato, luxeed..)
    -Liauto
    -Zeekr
    -yangwang(BYD)
    -nio
    -Xiaomi

    Dans le top premium chinois, Xiaomi sont les seuls qui prennent des designs Porsche ou McLaren (c’est d’ailleurs ce qui me bloque sur un Xiaomi )

    Notons aussi que les bureaux de design actuellement sont multiculturels et que les têtes circulent entre marques

    Par exemple, le père du design du Macan électrique est wushan chung (sud coréen ), formé à Séoul.
    Ça n’explique toujours pas le choix de valider par une direction un design.

    Avec plus de 100 marques dans un marché de plus en plus mature, chaque marque cherchera une bouffée d’oxygène et prendra toute sorte de décision.
    Ce qui se passe en interne chinois et un peu ce qui se passait entre américaines. C’est d’abord une lecture interne qu’il faut avoir. Ça ne s’adresse pas au monde.

  4. Faire trembler Stuttggart ?
    Pas vraiment non. Si toutes les mauvaises copies faisaient trembler les leaders industriels, ça se saurait depuis longtemps.
    On met cette SAIC Z7 sur le Nurburgring face à une Taycan et on rigole un grand coup ?
    PS : le client de Porsche n’hésitera jamais, lui.

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