Après un départ sous une pluie battante, les cieux se sont dégagés et la course s’est installée dans son rythme, avec les trois constructeurs s’observant aux trois premières positions.
Endurance
La pluie s’est à nouveau invitée sur le circuit des 24 heures du Mans à la mi-journée, et les conditions ont amené la direction de course à lancer l’épreuve sous safety car, une procédure très inhabituelle.
Le Mans a toujours exercé une fascination sur les constructeurs, nous en avons encore la preuve cette année. Cinquante ans après une victoire historique (triplé), Ford remet le couvert en engageant – non pas dans la catégorie reine des LMP1 – quatre superbes et vrombissantes GT portant les numéros 66, 67, 68 et 69.
Tristan Gommendy est une figure du sport automobile français où il a fait preuve d’un bel éclectisme (F3, GP2, Champ Car, Superleague Formula, Endurance). Il connait parfaitement les 24 heures pour s’y être déjà aligné 6 fois avec en 2014 une seconde place en LMP2 sur la Ligier du TDS Racing).
La marque Alpine a tellement fait vibrer de générations de passionnés qu’elle est intégrée dans la mémoire collective et jouit d’une immense notoriété. A l’instar de de Ford qui va va tenter un retour marquant aux 24 heures, Alpine joue également un gros coup lors de cette 84 ème édition.
L’histoire des essais qualificatifs qui a fait le plus de bruit dans le paddock est moins la pole position de Neel Jani sur la Porsche no2 que la polémique qui a animé le GTE Pro depuis la démonstration des Ford mercredi soir, suivie d’un ajustement de dernière minute hier vendredi dans la balance de performance.
Le warm up a été plus mouvementé que prévu et s’est terminé de façon abrupte par un drapeau rouge à dix minutes de la fin de la séance. Toutes les voitures n’ont pu tourner, et les temps sont peu significatifs. C’est l’Audi no8 qui a réalisé le meilleur temps.
Nous sommes au Mans, dans le paddock, le septuagénaire actif enchaîne rendez-vous, sur rendez-vous avec tous les acteurs importants de la compétition automobile. Hugues de Chaunac fait partie intégrante de ce monde, où il est entré par passion en abandonnant son poste de professeur de mathématiques.
Les deux dernières séances de qualifications disputées jeudi soir ont été noyées dans des pluies orageuses d’une intensité telle que la direction de course a déployé un drapeau rouge durant une bonne partie des séances, ne relâchant les voitures que pendant quelques minutes. Dans ces conditions, les temps de mercredi soir dictent la grille et c’est donc la Porsche no2 qui partira en pole position devant la Porsche no1.
Une rencontre avec Jacques Nicolet est toujours instructive pour autant que l’on puisse saisir ce feu-follet de l’endurance pour se poser un moment ensemble.
