Le début de la nuit a fait une victime d’importance puisque la Porsche no1, longtemps en tête, a passé une très longue pause dans son stand, perdant toute chance. Du coup la Toyota no6 et la Porsche no2 se disputent la tête.
Endurance
Comme nous avons pu le voir par ailleurs, Ford a décidé de se donner les moyens de revenir au Mans avec de très fortes ambitions de victoire en catégories GTE Pro. Certains se réjouissent déjà de voir la guerre rallumée avec Ferrari. Nous avons pu mesurer combien du côté de l’Italie, on prenait ce revenant très au sérieux et pour en parler, Maurizio Nardon coordinateur technique du service compétition clients Ferrari fort d’une très longue expérience, toujours mesuré dans ses propos, met en avant les atouts et les espoirs du Cheval cabré.
Et si le signe indien était en train de tourner pour Toyota ? On pourrait presque y croire en voyant comment, en déroulant le plan établi par le staff technique de manière imperturbable, la N°6 de Sarrazin-Conway-Kobayashi arrive à tenir en respect les deux Porsche N°2 et N°1, certes dans le même tour mais avec un ravitaillement de plus que la Toyota.
Les mécaniques des Porsche, Audi et Toyota semblant pouvoir dérouler sauf incident de trafic, leur récital, on ne peut pas oublier que dans une course aussi exigeante pour les voitures cette épreuve demeure avant tout une affaire d’hommes. Les résultats dépendent en grande partie de la résistance et de la performance des mécaniciens et des pilotes.
Après un départ sous une pluie battante, les cieux se sont dégagés et la course s’est installée dans son rythme, avec les trois constructeurs s’observant aux trois premières positions.
La pluie s’est à nouveau invitée sur le circuit des 24 heures du Mans à la mi-journée, et les conditions ont amené la direction de course à lancer l’épreuve sous safety car, une procédure très inhabituelle.
Le Mans a toujours exercé une fascination sur les constructeurs, nous en avons encore la preuve cette année. Cinquante ans après une victoire historique (triplé), Ford remet le couvert en engageant – non pas dans la catégorie reine des LMP1 – quatre superbes et vrombissantes GT portant les numéros 66, 67, 68 et 69.
Tristan Gommendy est une figure du sport automobile français où il a fait preuve d’un bel éclectisme (F3, GP2, Champ Car, Superleague Formula, Endurance). Il connait parfaitement les 24 heures pour s’y être déjà aligné 6 fois avec en 2014 une seconde place en LMP2 sur la Ligier du TDS Racing).
La marque Alpine a tellement fait vibrer de générations de passionnés qu’elle est intégrée dans la mémoire collective et jouit d’une immense notoriété. A l’instar de de Ford qui va va tenter un retour marquant aux 24 heures, Alpine joue également un gros coup lors de cette 84 ème édition.
L’histoire des essais qualificatifs qui a fait le plus de bruit dans le paddock est moins la pole position de Neel Jani sur la Porsche no2 que la polémique qui a animé le GTE Pro depuis la démonstration des Ford mercredi soir, suivie d’un ajustement de dernière minute hier vendredi dans la balance de performance.
