La direction d’Opel Opel avait alors annoncé (mais non voté) la fermeture anticipée.
Economie
Si les constructeurs affichent haut et clair leurs difficultés face à la crise, les concessionnaires – maillon final de la chaîne de vente – sont également victimes de la chute des immatriculations. Ce qui semble certes logique … mais fait pourtant beaucoup moins de bruit.
A l’heure où Renault lance une publicité qui tente de damer le pion au célèbre « Das Auto » , mettant en avant la French Touch, nous apprenons que l’industrie automobile allemande (constructeurs d’automobiles et de motos, loueurs, équipementiers et manufacturiers) a investi outre-Rhin près de 2,34 milliards deuros dans la publicité en 2012, un chiffre en hausse de 7,9 % par rapport à 2011. Un investissement impressionnant par temps de crise.
Alors que les agences de notation Fitch et Standard and Poor’s avaient d’ores et déjà dégradé la note du constructeur, c’est au tour de Moody’s d’enfoncer le clou. Cette dernière vient en effet de dégrader d’un cran la note du groupe PSA Peugeot Citroën. Raisons invoquées : l’annonce de pertes plus importantes que prévu dans la division automobile. Au delà de ces chiffres, l’agence de notation redoute que que le constructeur ne soit contraint à mettre en œuvre de nouvelles mesures de réduction des coûts. Seule lueur d’espoir pour Moody’s : « que le marché d’Europe occidentale ne se redresse fortement en 2014 comparé à ce qui est anticipé ». Pour ne pas dire un miracle… Rappelons que PSA a d’Aulnay-sous-Bois devant quant à elle mettre la clé sous la porte.
Sursis de 6 mois accordé à l’équipementier automobile Heuliez. Le tribunal de commerce de Niort vient en effet de rendre un jugement plaçant l’entreprise sous redressement judiciaire. Une période d’observation est accordée, offrant ainsi un délai d’un semestre pour trouver une solution face à la faillite qui la menace.
Le retour à des taux de croissance plus faible en Russie fait plus que se confirmer avec un recul de 4% en mars qui annule la quasi-totalité des gains des deux premiers mois de l’année.
Aixam-Mega, leader des voitures sans permis, fait son entrée dans le portefeuille de marques du fabricant américain Polaris après que celui-ci ait acquis la majorité des parts de l’entreprise française.
Le plan de restructuration de PSA, qui prévoit entre autre la fermeture du site d’Aulnay et la suppression de près de 1500 postes à Rennes-La Janais, va laisser près de 4 000 employés sur le carreau rien que pour ces deux sites. Pour que cela n’arrive pas, la direction de PSA a travaillé avec différents acteurs pour proposer au total près de 5 500 postes de reclassement.
Le constructeur Indien continue son quadrillage de l’Asie du sud-est, après le Vietnam et l’Indonésie (où il doit prochainement ouvrir un atelier de CKD), Tata s’attaque au Myanmar (c’est à dire la Birmanie.)A l’indépendance, la Birmanie est l’un des pays les plus prospères de la région. Il devance même la Thaïlande et le Vietnam. L’arrivée au pouvoir d’une junte prédatrice et corrompue freine le développement économique. Dans les années 90, des manifestations sont réprimées dans le sang. La communauté internationale réplique avec des sanctions économiques, à laquelle la junte répond par un isolement croissant. La Birmanie est actuellement l’un des pays les plus pauvres du monde.
PSA tente autant que faire se peut de préserver ses ventes et de ne pas perturber ses clients pour qu’ils ne soient pas – certes dans une très faible mesure – impactés par les mouvements sociaux engendrés par le plan de réduction des effectifs.
