Lorsque la Toyota numéro 7 pilotée par Nakajima est venue heurter la Nissan-DeltaWing, un frisson a parcouru les spectateurs du Mans. Voir le prototype révolutionnaire finir ainsi violemment contre un mur était d’une injustice flagrante. La scène qui suivra entrera à coup dans la légende des 24 heures du Mans puisque l’on a pu découvrir le pilote Motoyama tenter par tous les moyens de ramener la voiture au stand pendant 90 minutes.
Auteur/autrice : Thibaut Emme
Le retour de Toyota aux 24 heures du Mans aura donc fait long feu. Après la perte de la première voiture dans un accident spectaculaire dont malheureusement Davidson sortira avec 2 vertèbres fracturées et après la stupide touchette avec la DeltaWing forçant la Toyota survivante à repasser par les stands et abandonner tout espoir de victoire on pensait les ennuis terminés. Las, Toyota boira le calice jusqu’à la lie.
Les 24 heures du Mans sont une aventure incroyable, à la fois pour les spectateurs, pour les pilotes mais également pour les mécaniciens et les techniciens qui jouent un rôle crucial dans le résultat de l’équipe. A la nuit tombée se révèlent les hommes. Il est minuit et les garages sont des fourmilières calmement pressées.
La nouvelle est tombée il y a quelques minutes, la DeltaWing ne verra pas l’arrivée de cette 80ème édition des 24 heures du Mans. Touchée par la Toyota pilotée par Nakajima la Nissan DeltaWing n’a pu éviter le contact lorsque le pilote japonais a fait un écart pour le moins inexplicable. Hélas pour le Highcroft Racing le véhicule n’est pas réparable assez vite.
Il est de tradition de ressortir les voitures qui ont forgé la légende des 24 heures du Mans à quelques heures du départ de l’édition de l’année. Ce fut l’occasion de voir tourner les 4 Matra 670 et 670 B pilotées par les ‘papis’ de la Sarthe, les Pescarolo et autres Jabouille.
La Nissan-DeltaWing est probablement l’un des prototypes les plus enthousiasmant de cette 80ème édition des 24 heures du Mans. Développée en très peu de temps, la voiture connait malheureusement ses premiers soucis après seulement 21 tours et moins d’une heure et demi. Les 24 heures seront longues pour l’écurie du Highcroft racing et leurs partenaires Nissan.
Le titre se prête – malheureusement – assez bien au début de journée vécu aux 24 heures du Mans puisque pour les pilotes la journée commence par une douche Sarthoise en règle. Jordan Tresson, vainqueur de la GT Academy 2010 prendra le volant de la voiture numéro 23 en 3ème position dans l’écurie Signatech-Nissan.
Le warmup de cette 80ème édition des 24 heures du Mans s’est déroulé sous un ciel peu clément pour les pilotes et les machines. La pluie qui est apparue en fin de journée hier ne nous a pas quitté. Pour les pilotes la douche écossaise fut un peu rude pour entamer la journée.
Même s’il y a toujours un pilote ou deux qui font toujours plus de tours que les autres, les équipages sont constitués de 3 pilotes. Pas chez Pescarolo ! Le malheureux Christophe Boullion a du déclarer forfait suite à son accident de mercredi soir quand il est sorti à près de 270 km/h et laisse donc ses deux coéquipiers faire seuls le double tour d’horloge.
Le jeune français Olivier Lombard avait signé une incroyable victoire l’an passé aux 24 heures du Mans dans la catégorie LMP2 au volant d’une Zytek Z11SN du Greaves Motorsport. Cette année le natif de Poissy a signé chez l’écurie française Signatech et composera avec Jordan Tresson et Franck Mailleux un trio 100% français au volant d’une Oreca03 propulsée par Nissan.
