Le marché automobile italien a clôturé l’année 2025 avec 1 525 722 immatriculations, soit une baisse de 2,1 % par rapport aux 1 558 720 unités de l’année précédente. Le dernier mois de l’année a apporté une légère note positive : avec 108 075 véhicules immatriculés en décembre, soit une hausse de 2,2 % par rapport aux 105 726 unités immatriculées à la même période en 2024.
Chute historique de la production
Le syndicat Fim-Cisl a fait part de ses inquiétudes quant à l’avenir de l’industrie automobile nationale. Selon les chiffres donnés par l’organisme, la production de véhicules Stellantis en Italie s’est effondrée de 20 % en glissement annuel en 2025, à 379 709 véhicules. Un nombre bien éloigné du million d’unités produites par an voulu par le gouvernement de la Première ministre Giorgia Meloni en 2023.
Un résultat d’autant plus inquiétant qu’il s’agit ni plus ni moins du niveau de production le plus bas depuis…1959 ! Et dire qu’en 1990, l’industrie italienne dépassait le million. Depuis 2-3 ans déjà, l’actualité des usines italiennes se résume souvent à des fermetures, des licenciements et même des démantèlements, comme Termoli…
Un petit espoir de renouveau
Si l’on se concentre sur la production de voitures particulières, le constat est encore plus alarmant. Celle-ci a chuté de 25 % en glissement annuel, à 213 706 unités, son plus bas niveau depuis 1954, selon les propos de Ferdinando Uliano, responsable de la FIM-Cisl. Le lancement de la version hybride de la Fiat 500, citadine produite à l’usine de Mirafiori, et du Jeep Compass produit à Melfi (Italie) au quatrième trimestre a permis de sauver les meubles. Ainsi, le lancement de nouveaux modèles en 2026, tels que la DS N° 7 et la Lancia Gamma, et le restylage du Tonale, devrait permettre de remettre la production au niveau de 2024, à condition que la demande suive.
L’Italie, toujours très en retard sur l’électrique
Les véhicules hybrides rechargeables (PHEV) ont atteint une part de marché de 9,3 % en décembre, contre 3,4 % le même mois en 2024, bénéficiant à la fois de l’élargissement progressif de la gamme de modèles disponibles et des nouveaux taux d’imposition sur les voitures de société dans le cadre du régime des avantages sociaux.
La part globale des véhicules hybrides rechargeables a ainsi atteint 20,3 % en décembre, mais elle est restée à 12,7 % sur les douze mois. Bien qu’encore loin derrière le reste de l’Europe, les véhicules électriques à batterie (VEB) ont montré une forte réactivité aux incitations, sur un marché qui demeure structurellement fragile. La transition vers les véhicules zéro émission n’en est qu’à ses balbutiements dans le pays. Alors qu’en Norvège, plus d’un quart des voitures en circulation sont déjà des véhicules électriques à batterie (VEB), en Italie, leur part n’atteint que 0,7 % . Même la moyenne européenne, pourtant modeste (2,3 %), paraît bien loin.
L’état commence à appuyer la demande BEV
Les choses sont peut-être en train de changer. Fin 2025, les incitations gouvernementales ont enfin dynamisé le marché. Le programme MASE pour les voitures électriques a généré environ 55 700 bons, dont la quasi-totalité a été utilisée dans les délais impartis, tandis que les fonds restants, remis à disposition le 23 décembre, ont été épuisés en quelques heures . L’impact a été immédiat : en décembre, les voitures 100 % électriques ont atteint une part de marché de 11 % , avec plus de 12 000 immatriculations, soit le double du chiffre prévu pour décembre 2024,
Parmi les carburants, les moteurs essence ont clôturé l’année 2025 sur une forte baisse de volume et de part de marché : 24,3 % (-4,7 points de pourcentage), et le diesel a reculé à 9,4 % de part de marché sur l’ensemble de l’année 2025 (-4,5 points de pourcentage). Le GPL a terminé l’année 2025 à 9,2 % (-0,2 point de pourcentage). Les véhicules hybrides, leaders du marché, ont clôturé 2025 avec une part de marché de 44,4 %. Comme prévu, les VEB clôtureront l’année 2025 avec une part de 6,2 %, en hausse de 2 points par rapport à 2024.
La Panda poursuit son règne, mais ses volumes diminuent
La Fiat Panda, ou plutôt Pandina, a continué à mener les ventes, avec 102 485 immatriculations, suivie par la Dacia Sandero (49 445) et la Jeep Avenger (48 376). Parmi les citadines et les SUV compacts, la Citroën C3, la Toyota Yaris Cross et le Volkswagen T-Roc se sont distingués, tandis que des modèles émergents comme la MG ZS et le BYD Seal U ont suscité un intérêt croissant.
Globalement, Stellantis a conservé sa position de leader sur l’année, mais ses volumes baissent (-6,25 %), la seule marque en progrès étant Alfa Romeo grâce au Junior (+23,27 %). Lancia tombe de haut (-69%) car la nouvelle Ypsilon se vend beaucoup moins que sa devancière, qui était plus abordable. Fiat continue de survivre grâce à la Panda, qui représente plus de 70% des ventes de la marque ! Le groupe Volkswagen est resté stable (-2,13 %), Audi progressant (+1,52 %) tandis que Volkswagen a reculé (-7,60 %). Le groupe BMW a amélioré ses résultats (+7,35 %), notamment grâce à la performance de MINI (+32,09 %).
Poussée chinoise
Toyota a limité ses pertes (-1,44 %), tandis que Renault (-14,71 %) et Ford (-11%) ont reculé. Au contraire, les marques chinoises progressent fortement à l’image de MG (+24%), BYD (+747,85 %), Omoda & Jaecoo (+519,74 %) et Leapmotor (+2 625,91 %) , tandis que Tesla a chuté comme sur beaucoup d’autres marchés mondiaux (-17,91 %).
Les voitures les plus vendues en Italie en 2025
- Fiat Panda, 102 485
- Dacia Sandero, 49 445
- Jeep Avenger, 48 376
- Citroën C3, 38 442
- Toyota Yaris Cross, 37 386
- Toyota Yaris, 33 846
- Dacia Duster, 33 573
- Peugeot 208, 31 320
- Renault Clio, 29 069
- MG ZS, 28.988
- Volkswagen T-Roc, 27 188
- Ford Puma, 26 676
- Renault Captur, 25 861
- Toyota Aygo X, 24 709
- Volkswagen Tiguan, 24 029
- BMW X1, 22 092
- Volkswagen T-Cross, 21 824
- Opel Corsa, 21 531
- Fiat 600, 21 266
- Kia Sportage, 18 858
- Peugeot 2008, 18 100
- Nissan Qashqai, 16 492
- Peugeot 3008, 16 173
- Toyota C-HR, 15 402
- Audi A3, 15 294
- BYD Seal U, 14 723
- Hyundai i10, 14 689
- Alfa Romeo Junior, 14 172
- Volkswagen Golf, 14 121
- Kia Picanto, 14 009

Melloni a sa légende parmi ses thuriféraires mais ses résultats sont loin d’être ceux attendus. L’Italie est un pays industriel en fort déclin, sa démographie est devenue la pire d’Europe. Il va rester le tourisme, bien entendu.
Marché Italien est un peu spécial.
C’est un peu comme si Peugeot n’aurait pas remplacé la 207 et 208… Ils vendraient en masse des 206+ à bas prix !?
… Ou Renault une Clio2.
Le prix est hyper important manifestement. !?
je ne savais meme pas que la panda était encore en vente. C’est vraiment un marché à part (record d’europe du nombre de voitures par habitant)
Euh non, comme d hab de fausses informations
Le Luxembourg a un taux supérieur à l Italie.
Google cite meme d autres pays.
Incroyable performance de Dacia Sandero… Qui pour moi remplace la Punto non-remplacée.
Bravo Dacia… Par contre Fiat !?
Si c’était à refaire ….
Très belle performance de la C3 … Qui devrai s’arrêter net avec l’arrivée de la très sympathique Grand Panda + Italienne !
La secteur auto, seule ombre aux tableaux sans la réussite de l Italie de Meloni.
Meilleure élève que nous la France, maîtrise des finances publiques , réduction de la dette par 2, pib/hab supérieur à la France, forte croissance à l export.
Meloni a un bilan plutôt flatteur, effectivement.
Mais heureusement pour son économie qu’elle ne respecte pas le pourquoi elle a été élu !
Elle a très intelligemment accueilli près d’un million de travailleurs Africains qui faisaient tourner la boutique pour ainsi dire.
J’espère que Marine en prend bonne note !
Il y a des promesses, qui sont parfois mieux de ne pas tenir …
Macron est à la fois le président qui a désarmé la France en 2017 et surendetté par la suite… Sa fin de règne est difficile.
petite revue du contrat social à l’Italienne:
– salaire minimum 7 à 9 € de l’heure;
– la retraite à 67 ans (même pour les fonctionnaires), le chômage c’est seulement si on perd son emploi involontairement et après 4 ans de cotisations c’est 75% du brut et limité à 1570€ par mois quel que soit le salaire.
– l’impôt sur els sociétés est à 24%.
Si on accepte tout ça en France, et bien je vous garantis un retour à l’équilibre budgétaire en moins de 3 ans.
le Miracle Italien, c’est moins d’aides qu’en France pour tous, moins d’impôts pour les riches.
Ca vous convient? (mais d’un autre côté, le salaire moyen brut est de 2600€/mois, comme en France, donc ils assument qu’une partie de la population soit pauvre et sans autant d’amortisseur social comme en France)
je ne suis pas socialiste mais non merci à ce modele social, je prefere la trajectoire de l’Espagne avec une forte hausse des salaires et une industrie automobile forte
Cool: smic espagnol 7a9 euros de l’heure, 40 heures par semaine retraite à 67 ans comme en Italie, chômage pendant 6 mois à max 1300€ puis il baisse.
On continue la comparaison ?
Mais en France … Nous sommes SURprotégés.
Donc effectivement, ceux qui crachent dans la soupe…
La France n’est pas une prison.
La Russie, accueil du monde.
Plus près de chez nous et sans rentrer dans les extrêmes … l’Angleterre…
Il aurait dans les tuyaux un dérivé de la Grande Panda (donc de C3) plus petit… Plus simplifié ? (ça va commencer à être dur ?)
Pour faire la liaison entre la Topolino et la Gande-Panda (une Hipster de chez Fiat ?)
Tu veux bosser pour 5k€/mois dans créer une réelle VA en fait ? Et partir à 60 ans .
Ça me fait penser a la jeune génération qui veut tout gagner en se la coulant douce au Lux. Ils déchanter vite.
La retraite a 60 62 c est déjà un énorme cadeau. On sera obligé d y passer.