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    Accueil » Le Maire : 1 md d’E pour la relocalisation, virage à 180 ° ?
    Actualité

    Le Maire : 1 md d’E pour la relocalisation, virage à 180 ° ?

    Elisabeth StuderElisabeth Studer14 août 202029 commentaires
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    Un milliard d’euros pour inciter à la relocalisation

    « Nous allons mettre, de ce point de vue là, un milliard d’euros dans le plan de relance pour financer des appels à projet pour les entreprises qui voudraient relocaliser », a déclaré le ministre, chargé de la relance, lors d’une visite aux douaniers à Hendaye (Pyrénées-Atlantiques).

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    Tenant à préciser qu’il pouvait s’agir « d’une nouvelle chaîne ou ligne de production » et que cela pourrait concerner « toute entreprise industrielle qui voudrait relocaliser son activité en France ».

    La relocalisation pour préserver indépendance et savoir-faire

    « Relocaliser, ce n’est pas faire revenir des productions à faible valeur ajoutée en France », a-t-il cependant déclaré . « Relocaliser, c’est produire en France des produits qui sont indispensables à notre indépendance, je pense par exemple à des médicaments, des principes actifs de médicaments ou alors développer de nouvelles chaînes de valeur sur lesquelles nous avons toutes les compétences et tous les savoir-faire pour réussir« , a ajouté Bruno Le Maire.

    Batteries pour VE et chaines de traction

    Le ministre a ainsi donné en exemple le secteur des véhicules électriques pour laquelle des batteries vont être produites en France ainsi que des chaînes de traction.

    Délocalisation : erreur économique et faute politique selon Le Maire

    N’oubliant jamais la politique et les prochaines élections présidentielles, Bruno Le Maire n’a pas été tendre avec ses prédécesseurs. Estimant que les nombreuses délocalisations  observées dans l’industrie automobile « depuis des années » ont été « une erreur économique et une faute politique ».

    40 milliards consacrés à l’industrie

    Le plan de relance de 100 milliards d’euros doit comprendre notamment un volet de 40 milliards consacré à l’industrie, dont 20 milliards de réduction étalés sur deux ans des impôts de production, lesquels pèsent sur la compétitivité des produits industriels français.

    Notre avis, par leblogauto.com

    En 2005, Peugeot produisait dans son usine de Rennes 259 000 berlines 407. En 2014, il  produisait moins de 90 000 berlines 508 dont une bonne partie en Chine…. Les différentes voitures dites “françaises” étant à cette date le plus souvent produites hors de l’Hexagone : telles que la Twingo en Slovénie comme plus de la moitié des Clios, la 208 étant partie en Slovaquie, tout comme la C3 … la liste étant longue ..

    A la fin de cette même année 2014, Renault a inauguré en grande pompe une nouvelle usine en Algérie sous les applaudissements de Laurent Fabius, ministre des Affaires Etrangères … et du ministre de l’Economie d’alors, Emmanuel Macron … Les voitures prévues pour y être assemblées « l’étaient auparavant en Turquie et en Roumanie, il n’y a donc pas de perte pour notre pays », avait assuré l’actuel Président français.

    Lequel avait même déclaré à l’occasion : “la France ne doit pas avoir peur de produire à l’étranger car cela crée de l’adhérence avec notre économie. Mais à la condition que nous gardions la propriété intellectuelle.”

    Une stratégie qui avait à l’époque toutes les faveurs des gouvernants et des constructeurs : entre 2003 et 2012, la part des véhicules de la marque au losange produits hors de France est  ainsi passée de 46,2 à 80%.

    Entre 2003 et 2012, les productions automobiles de Renault et PSA en France se sont effondrées de respectivement 58% et 42% passant de respectivement 1,3 millions à 0,47 pour Renault et 1,92 millions à 0,8 pour PSA.

    Sources : AFP, Le Monde

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    Elisabeth Studer

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    29 commentaires

    1. SAM on 14 août 2020 12h07

      Je pense que Renault est en train de rapatrier une grande partie de la production de la Clio en Slovénie vu le contexte actuel.
      Pour Peugeot, je pense que les retards à l’allumage pour la 208 sont à impacter à sa nouvelle usine marocaine … peut-être des soucis dans la production de cette jeune usine peu expérimentée. (ce sont des suppositions)
      Quoi qu’il en soit Mégane 5, Kadjar II devrait être produits en France et non en Espagne … (ce serait logique si on veut rectifier la balance commerciale et les consommateurs espagnols n’achètent plus Renault depuis plusieurs années déjà contrairement aux turcs).

      Reply
    2. seb on 14 août 2020 12h54

      « En 2005, Peugeot produisait dans son usine de Rennes 259 000 berlines 407. En 2014, il produisait moins de 90 000 berlines 508 dont une bonne partie en Chine….  »
      Et l’année dernière, l’usine n’arrivait pas à suivre la demande de 5008/DS7 donc ils ont relancé une équipe de nuit

      « Entre 2003 et 2012, les productions automobiles de Renault et PSA en France se sont effondrées de respectivement 58% et 42% passant de respectivement 1,3 millions à 0,47 pour Renault et 1,92 millions à 0,8 pour PSA. »
      Ce sont des millions d’Euros? Des millions de véhicules? Des millions de cacahuètes? (Ou des millions de saucisses pour concurrencer VW? ^^)

      Ce que je n’arrive pas à comprendre dans toutes ces délocalisations de nos constructeurs nationaux, ce sont tous les investissements des constructeurs étrangers pour fabriquer en France. Comment ça se fait que Toyota trouve rentable de construire une Yaris en France alors que Renault ou Peugeot font construire leurs Clio et 208 à l’étranger?

      Cette prime à la relocalisation ça peut être une bonne nouvelle pour Alpine. L’effet nouveauté de l’A110 est passé donc ils ont réduit leur production mais ils n’ont plus les Clio RS/Megane RS à fabriquer pour compenser puisque la Clio RS n’est pas renouvelée et que la Megane RS est maintenant fabriquée avec les autres Megane. La Megane RS pourrait très bien être relocalisée à Dieppe.

      Reply
      • AXSPORT on 14 août 2020 13h41

        « La Megane RS pourrait très bien être relocalisée à Dieppe. »

        Vu le volume et les « impôts co2 », la messe est dite !!!

        🙁

        Reply
      • rakihoney92 on 14 août 2020 15h33

        Tout à fait d’accord pour PSA à Rennes. Ce segment (508) s’est écroulé, seuls Vw et Skoda s’en tirent chez les généralistes. Ce n’est pas un sujet de délocalisation, juste de marché. D’autant que les 407 n’étaient pas exportées en Chine a l’époque donc pas de raison de le mentionner.
        Juste une précision pour Seb, c’est le C5 aircross qui est produit à Rennes, pas la DS7.

        Reply
        • seb on 14 août 2020 17h41

          @Rakihoney92, merci pour la correction, ma mémoire me fait défaut. ^^

          Reply
      • wizz on 15 août 2020 12h42

        « ce sont tous les investissements des constructeurs étrangers pour fabriquer en France….. »

        seb
        il n’y a qu’un seul! (des voitures concernant tout le monde)
        c’est Toyota

        et tu ne trouves pas bizarre qu’après Valenciennes, Toyota avait préféré la Tchéquie pour leur Aygo, et la Pologne pour une usine de moteur, et récemment la Turquie pour le CH-R????

        Toyota avait choisi le nord de la France, une région en difficulté économique pour s’y installer. Et c’était une région « à peu près au milieu de l’UE »

        Pendant que l’usine Toyota à Valenciennes était en construction, l’UE avait accepté l’adhésion prochainement des pays de l’Est. Accès au marché de l’UE, tout en ayant une main d’oeuvre bien moins chère. La question était vite tranchée. Toyota était le « dernier à se faire avoir ». A 2 ans près, le projet aurait pu être annulé, et direction pays de l’Est.

        Depuis, il faut faire avec. L’usine est très moderne. Et avec quelques optimisations industrielles et fiscales, elle garde encore sa place. Ce segment, ces petites citadines est très peu profitable : il sera difficile de rentabiliser sa délocalisation, d’autant plus que le volume est faible…

        Reply
      • robert on 19 août 2020 10h16

        « Comment ça se fait que Toyota trouve rentable de construire une Yaris en France alors que Renault ou Peugeot font construire leurs Clio et 208 à l’étranger? »
        l’usine Toyota construite au début des années 2000 n’est bénéficiaire seulement depuis quelques années…. grâce à yen qui est hors de prix….
        pour mémoire Toyota vend 10 millions de véhicules par an dans le monde et construit SEULEMENT 250000 véhicules en France et 1 SEUL et unique modèle..
        soit 2,5% de sa production mondiale.
        Si c’était RENTABLE de construire en France Toyota fabriquerait 20 ou 30 % de sa production et plusieurs modèles !!!!
        quand à PSA qui construisait 250000 407 en France en 2005 … le monde a changé depuis et les BERLINES ne se vendent plus sauf les allemandes … que les français adorent ….

        Reply
        • pas de po on 28 août 2020 17h49

          Toyota produit 30/35% de sa prod monde au Japon.
          PSA fait 30/35% en france.
          Le groupe Renault/Dacia est a 18% en france.

          Reply
    3. GTO on 14 août 2020 14h46

      « En 2005, Peugeot produisait dans son usine de Rennes 259 000 berlines 407. En 2014, il produisait moins de 90 000 berlines 508 dont une bonne partie en Chine…. »
      Je trouve que vous opposez ces chiffres de façon brutale, sans apporter de précisions.

      Cela est d’autant plus dommage car votre article aborde un véritable sujet de fond.

      De mémoire en 2005, la 407 en était à sa deuxième année de production, elle bénéficiait de l’effet de nouveauté et il y avait de la demande pour ce type de voiture.

      En 2014, la 508 était en fin de carrière (modèle sorti en 2010). La concurrence s’est étoffée en Europe et le marché français sur ce type de voiture est en perte de volume, à cause (ou grâce à..) de l’arrivée du SUV.

      Pour revenir au fond de l’article, la relocalisation s’inscrit également dans une démarche écologique. Le bilan carbone d’un produit fabriqué sur notre sol et à destination des consommateurs que nous sommes est meilleur que son équivalent fabriqué à l’étranger et exporté chez nous.

      Il serait donc intéressant d’introduire le bilan carbone dans la valeur ajoutée d’un produit (à moins que cela existe déjà).

      Reply
      • Thibaut Emme on 14 août 2020 14h51

        Le bilan carbone est en partie ajouté avec le coût du transport. Mais comme notre monde est globalisé et libéral, ce coût ne va pas grimper de si tôt.
        Mais on pourrait imaginer un coût social qui consisterait à taxer la valeur venant du travail des ouvriers étrangers ayant participé à la fabrication de tel ou tel produit.
        Ainsi, le « coût du travail » qu’il soit en France, ou à l’étranger, serait le même avec la compensation taxe. Sauf que là aussi, il faudrait contourner les règles européennes que l’on a nous mêmes (nos représentants élus selon nos lois) approuvé.

        Après, certains tiennent un autre discours. Si je vends 400 000 objets (voitures par exemple) en France. Est-ce que je dois en fabriquer 400 000 sur place ? Plus ? Moins ? Et pourquoi j’en ferais plus sachant que je ne les vends pas sur place ?
        En gros, une entreprise doit-elle être « patriotique » ? Vous avez 4 heures 🙂

        Reply
        • lym on 14 août 2020 17h34

          Plus que la valeur travail, pour les importations, il y aurait les différences de protection sociale offertes aux salariés: Là, forcément, un pays comme la Chine ou on s’en fout de crever la main d’œuvre à la tache (car il y a des centaines de millions d’individus en réserve à sortir de leurs campagnes pour remplacer ceux qu’on a fini d’user) pourra enfin se faire allumer pour cette forme de concurrence déloyale. Et il sera également difficile de se plaindre, sauf à vouloir souligner ses propre manquements…

          Reply
        • seb on 14 août 2020 17h40

          ça me fait penser à un reportage que m’avait fait « rire » sur la fabrication de parquet. On abat des arbres en France, on en fait des planches, on les envois en Chine, on en fait des lames de parquet, on les envois en France et on les vend, et tout ça pour moins cher que si on faisait tout en France. Le transport est tellement pas cher, la main d’œuvre est tellement pas cher en Chine et cher en France, qu’on peut se permettre de faire faire le tour du monde à un produit tout en restant rentable.

          @Thibaut Emme, je me posais un peu la même question en lisant l’article.
          On a clairement vu (découvert?) avec le Covid qu’il fallait être capable de produire des médicaments, masques, tests… chez nous plutôt qu’à l’autre bout du monde pour pouvoir être réactif en cas de problème. Par contre, je me pose une question quand même. Est ce qu’on a besoin d’avoir une usine de masques en France, une autre en Allemagne, une plus petite en Belgique, une encore plus petite au Luxembourg… ou est ce qu’il faut plutôt penser Europe avec une plus grosse usine en France, une en Allemagne, une en Suède et une en Pologne? Je comprend bien le coté patriote mais je ne vois pas l’intérêt de multiplier les usines pour faire du petit volume. Les transports sont quand même assez développé de nos jours pour ne pas avoir besoin d’une semaine pour envoyer de la marchandise à l’autre bout de l’Europe. Une usine pour le monde (qui à dit la Chine? ^^) c’est trop peu, deux ou trois pour une région du monde ça doit être suffisant, ça permet de raccourcir le circuit, ça permet d’être réactif.
          Fabriquer 400 000 objets dans un pays pour le vendre dans ce pays c’est ridicule. Comment ça se passe le jour où le pays d’à coté à besoin de plus de cet objet? Et si on en a besoin de moins de notre coté de la frontière? On délocalise la production de cet objet (machines et savoir faire) parce qu’on ne vend plus dans ce pays?

          Reply
          • Thibaut Emme on 14 août 2020 18h01

            @seb : c’était le scandale spanghero aussi. Des animaux envoyés vivants en Roumanie pour être abattus et dépecés pour revenir en carcasse et en « minerai » (raclures de viande/nerf/aponévrose/etc.).
            Outre le scandale d’avoir du cheval au lieu de boeuf (horsegate), il est apparu qu’il était plus rentable d’envoyer des bêtes vivantes se faire abattre en Roumanie avant de revenir pour être transformées en France !
            Forcément que le transport ne coûte pas assez cher dans ce cas-là.

            Il y a plusieurs années, le PDG de Danone avait rendu public un chiffre effarant…le nombre totale de km de transport que « contenait » un pot de yaourt.
            Entre l’encre, le papier, le plastique, le lait, et le produit fini, c’était plus de 8000 km parcourus…

            La relocalisation ici est présentée sous l’angle économique, emplois locaux, consommation française, etc.
            Mais elle s’inscrit dans un problème plus vaste.
            J’ai assisté il y a 6 ans à une conférence d’un ancien dirigeant de Tilly-Sabco (ex gros volailler breton).
            Il expliquait qu’il était plus rentable pour lui d’exporter des poulets congelés au Moyen-Orient que de chercher à l’écouler sur le marché français (subventions à l’export pour doper la balance commerciale).
            Et qu’à l’opposé, la France importait du poulet congelé en provenance du Brésil car il revenait moins cher qu’un poulet élevé en France…
            Ce n’est pas pour rien que Tilly-Sabco a mis la clé sous la porte peu après, que Doux ou autres ont explosés en plein vol.

            Ici, c’est une voiture, mais c’est pire. Car les gens regardent plus facilement d’où vient l’alimentation (ou les vêtements par exemple).
            Pour la voiture, beaucoup moins. Il y a bien la tentative « origine France garantie » mais est-ce que seuls ses véhicules sont achetés ? Non.

            Reply
            • retrouvé le retour on 18 août 2020 1h11

              Oui j’ai effectivement vu du Doux juste avant l’explosion !! Vu la forme des ailes vendues par les frenchy, c’était bien loin d’être gagné. Des années maintenant de « Bouquet » jalelise que du bon !! Heureusement l’Argentin est de retour !!

            • le lorrain on 22 août 2020 18h32

              Chaque euro dépensé est un bulletin de vote pour le monde dans lequel le vivre. avec le multiplicateur keynésien acheter une voiture 7 en France à 30000 € revient à un accroissement de richesse nationale de 150000 €. La même voiture acheter en France produite à l’étranger ne rebalance que 20000 euros maximum en France… Un différentiel de 130000 euros(multiplicateur keynésien).
              il revient à chacun des consommateurs de savoir s’il préfère payer des impôts et des chômeurs ou si il s préfèrent être dans un pays développé…

          • Emmanuel on 15 août 2020 0h30

            témoignage d’un ex acheteur d’une GSB française :
            Achat de chênes vendus par l’ONF -> bois français
            Coupe des grumes par des ouvriers détachés de Pologne, Roumanie, Bulgarie …
            Expédition des grumes au port d’Anvers via un transporteur français dans des camions immatriculés en Pologne
            Les containers partent en Chine
            Débit, coupe, séchage en Chine
            Les planches sont mises en containers, direction Pologne
            transformation des planches en plancher brut
            un transporteur français avec des chauffeurs polonais transporte le plancher brut dans une usine française qui ponce, huile / vernis le plancher
            encore un transport pour l’emballage
            puis jusque l’entrepôt de la GSB
            en rayon vous trouverez un parquet massif, prêt à poser, en chêne de France, transformé en France !
            La différence avec le même produit entièrement travaillé et transformé en France : 0 à 10€ le m2 au niveau du prix de vente, mais 5 à 6 € de marge supplémentaire pour le vendeur …

            Un ami qui bosse dans la sous traitance automobile a cessé de travailler avec PSA quand l’acheteur PSA a demandé la délocalisation de l’usine française (une centaine de salariés) afin qu’elle soit à coté de l’usine de la C1/108 et que la direction a refusé. Economie estimée sur un véhicule : 0.20 € ht …
            Pour info, cet ami travaille dans une entreprise à capitaux italiens.
            Ses autres clients, Toyota, Mercedes ou VW n’ont jamais demandé de délocaliser la production.

            Regardez le trajet qu’aura parcouru un morceau de barbaque avant de finir dans votre assiette, vous ne serez pas déçu …

            Ce n’est pas pour rien que la grande distrib était autant remontée contre la taxe carbone sur les longues distances en camions : cochons élevés en Bretagne avec des aliments OGM provenant du Brésil, abattus en Bretagne, découpés en Allemagne par des ouvriers Bulgares (1.5 € l’heure), transformés en Italie, Espagne et France …

            il y a de multiples exemples. Mais le point commun est le plus souvent le fait que les produits étaient destinés aux grandes surfaces.

            ce qui serait intéressant c’est de connaître le coût de la main d’oeuvre par rapport au prix de vente d’un véhicule.
            Mais c’est introuvable …

            Reply
            • retrouvé le retour on 18 août 2020 1h15

              Oui c’est la chute du mur !! Mais sur notre tête et le retour de la Pologne en Europe mais réhydratée à l’eau bénite. Le Covid à côté c’est pipi de chat.!!

          • pas de po on 28 août 2020 17h55

            Faudrait taxer le transport. Demandons a alexis kholer de MSC ou au pdg de la CMA CGM ce que l’on peut faire ? ?

            Reply
        • Fred21 on 14 août 2020 17h49

          La TVA sociale pour taxer les fabrications étrangères et (par obligation) nationales n’est comptablement pas un problème si en //, on retire des charges côté fiche de paye avec évidemment une augmentation du net salarié.
          Quel serait l’augmentation sur le net et cette augmentation doit elle être un % fixe pour chacun ? Où cela devient compliqué est qu’il faut revoir beaucoup de choses par effet induit comme taux d’imposition, les seuils de prestation, etc … Le tout modifierait profondément toute la fiscalité.
          Une solution serait de faire les choses très progressivement (ça permet de comprendre, ajuster et corriger en cours de route) sur 15 ou 20 ans afin de finir à environ 5% de tva sociale. Rien que l’automobile, c’est environ 45% d’importations et bien plus en valeur (c’est pas les Panda que l’on importe le plus).
          Pour le reste, regardez bien autour de vous, c’est un réservoir immense non taxé qui doit bien faire sourire les producteurs étrangers.
          J’oubliais de préciser qu’avec le travail qui restait en France, il faut aussi cotiser à la multiple redistribution, en partie provoquée par délocalisation/importation, comme chômage ou prestations (le serpent qui se mord la queue).
          La TVA sociale modifierait profondément les choses mais ce n’est pas une mesure électoraliste et c’est, de plus, un cadeau à toutes les oppositions pour exister.

          Reply
        • bcbg on 14 août 2020 18h46

          Si le coût du travail était l alpha et l Omega de nos soucis les allemands,les suédois ne produiraient plus d auto.
          Les notions de fiscalité, de productivité, de conditions de marché, de recherche,de produits, de compétences,de monnaie et on pourrait en ajouter plein sont tout aussi important.
          Le problème de l industrie française (et pas parce qu’on est plus bête qu ailleurs) c est qu elle produit au prix allemand des produits de qualité espagnole.
          Sachez que la balance commerciale de la France est positive avec les pays en voie de développement, c est sur le marché européen qu elle fortement déficitaire, et pourtant un allemand gagne davantage qu un thaï…

          Reply
    4. live2009 on 14 août 2020 15h10

      Bravo à GTO d’avoir finement analysé les chiffres. C’est le problème des chiffres sans recherche d’explication.

      Reply
    5. bcbg on 14 août 2020 18h35

      Je crois que Le consommateur ne s’interesse pas à l origine de production de son auto car il a Une image très mitigée des productions industrielles françaises ( ce qui n est pas vrai des productions agro-alimentaires).
      Dans sa représentation de consommateur il n y a pas de plus value a acheter Francais, sauf peut être si c est une Toyota ( réputée fiable).

      Reply
      • pas de po on 28 août 2020 18h00

        Exact et donc bcp de français sont incohérent. Je m’en fous je roule en yaris en jean 1083. 100% made in france, viande fruit, légume idem et ca coute moins cher a long terme.Vive la france. Et dommage pour ceux qui ont fait un autre choix. C la vie

        Reply
    6. MOTÖRHEAD on 15 août 2020 11h46

      Mr le ministre, faut arrêter de couiner et de promettre, il faut des actes

      Reply
    7. Mathieu V on 15 août 2020 12h33

      J’ai rigolé ! Trop de normes en France, un coût du travail élevé et quand à l’idée des batteries pour véhicules électrique, rappelons quand même que le fabricant Chinois alias Contemporary Amperex Technology Ltd (CATL) va avoir fini de construire en Allemagne ( Erfurt ) dès 2021 la plus grande usine européenne de batteries Lithium-Ion pour véhicules électriques et hybrides rechargeables.

      Reply
      • retrouvé le retour on 18 août 2020 1h19

        Les normes se sont celles que nous avons opposées aux Chinois !! Et en plus vous en avez vu beaucoup de produits chinois à la norme NF !! TUV les amis !!

        Reply
    8. robert on 19 août 2020 10h33

      « A la fin de cette même année 2014, Renault a inauguré en grande pompe une nouvelle usine en Algérie sous les applaudissements de Laurent Fabius, ministre des Affaires Etrangères … et du ministre de l’Economie d’alors, Emmanuel Macron … Les voitures prévues pour y être assemblées « l’étaient auparavant en Turquie et en Roumanie, il n’y a donc pas de perte pour notre pays », avait assuré l’actuel Président français. »

      les véhicules assemblés Algérie (beaucoup de pièces notamment de carrosserie viennent de Turquie ou Roumanie) sont vendus EXCLUSIVEMENT en Algérie..
      à peine 20000 véhicules par an et ce sont des Renault symbol (clio avec coffre) ou sandero (Dacia) ou des Clio 4 …. cela ne fait pas passé la production française de 80% à 46% …..
      et de fabriquer en Algérie permet de vendre des véhicules non frappés de droits de douane!!!!!
      C’est dommage que des organes de presse aussi sérieux que l’AFP ou le Monde et le blog auto et madame STUDER ne remette pas en perspective des chiffres….

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    9. le lorrain on 22 août 2020 18h33

      Chaque euro dépensé est un bulletin de vote pour le monde dans lequel le vivre. avec le multiplicateur keynésien acheter une voiture 7 en France à 30000 € revient à un accroissement de richesse nationale de 150000 €. La même voiture acheter en France produite à l’étranger ne rebalance que 20000 euros maximum en France… Un différentiel de 130000 euros(multiplicateur keynésien).
      il revient à chacun des consommateurs de savoir s’il préfère payer des impôts et des chômeurs ou si il s préfèrent être dans un pays développé…

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    10. le lorrain on 22 août 2020 18h35

      Chaque euro dépensé est un bulletin de vote pour le monde dans lequel on veut vivre. avec le multiplicateur keynésien acheter une voiture faite en France à 30000 € revient à un accroissement de richesse nationale de 150000 €. La même voiture achetée en France produite à l’étranger ne rebalance que 20000 euros maximum en France… Un différentiel de 130000 euros(multiplicateur keynésien).
      il revient à chacun des consommateurs de savoir s’ils préfèrent payer des impôts et des chômeurs ou si ils préfèrent être dans un pays développé…

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