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    Accueil » FCA proposerait lundi à Renault de fusionner
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    FCA proposerait lundi à Renault de fusionner

    Elisabeth StuderElisabeth Studer26 mai 201938 commentaires
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    FCA va proposer lundi une fusion avec Renault

    Fiat Chrysler Automobiles doit proposer lundi une fusion avec Renault, ont ainsi indiqué au journal Nikkei plusieurs sources proches du dossier. Le cas échéant, cet accord devrait être surveillé de près pour son impact sur l’une des plus importantes alliances du secteur automobile.

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    Renault devrait tenir une réunion du conseil après l’annonce de FCA, indique-t-on de mêmes sources.

    Une fusion entre les deux constructeurs – lesquels détiennent tous deux des racines européennes souligne également le Nikkei – offrirait aux protagonistes une stature financière plus propice à une augmentation des marges et les dotant de reins assez solides pour pouvoir investir massivement dans le développement de voitures autonomes et électriques. Permettant alors aux deux constructeurs de faire face aux défis technologiques actuels.

    FCA, qui détient notamment les marques Fiat, Chrysler, Jeep, Maserati et Alfa Romeo, a vendu 4,84 millions de véhicules dans le monde entier en 2018. Ajouté au volume produit par Renault, cela représente un total de 8,72 millions de voitures, surpassant les chiffres de General Motors aux États-Unis, qui se classait au quatrième rang des ventes mondiales l’année dernière.

    Conseil d’administration de l’Alliance prévu mercredi

    A noter que cette proposition de FCA devrait voir le jour alors que Renault se prépare pour une réunion du conseil d’administration de son alliance avec Nissan et Mitsubishi dans la ville japonaise de Yokohama, mercredi.

    Un rapprochement entre Renault et le FCA ne devrait pas modifier la structure actuelle de l’alliance du constructeur français avec Nissan et Mitsubishi, affirme par ailleurs le Nikkei.

    FCA ne souhaitant apparemment pas réclamer une intégration plus poussée avec les partenaires japonais de l’alliance, une telle opération pourrait se montrer favorable à Nissan, le constructeur japonais hésitant pour sa part à fusionner avec Renault.

    Reste toutefois qu’il ne s’agit encore dimanche soir que de rumeurs, les représentants de FCA et de Renault ayant refusé de commenter. Un dirigeant de Nissan a déclaré pour sa part que le constructeur japonais n’avait pas eu vent d’éventuelles négociations entre FCA et Renault.

    Si FCA rejoignait l’alliance Renault-Nissan-Mitsubishi, les ventes annuelles totales dépasseraient les 15 millions de véhicules, dépassant de loin celles du groupe allemand Volkswagen, n ° 1 mondial avec 10,83 millions d’unités.

    Des atouts complémentaires

    Autre point fort d’une nouvelle entité englobant FCA : contrairement à l’alliance Renault-Nissan-Mitsubishi, qui montre quelques faiblesses dans le secteur des véhicules de luxe, FCA détient plusieurs marques haut de gamme, notamment Maserati et Alfa Romeo.

    Les bénéfices de FCA dépendent principalement de ses ventes en Amérique du Nord. Une fusion avec Renault, qui tire l’essentiel de ses bénéfices du marché européen, permettrait à chacun de compenser ses faiblesses grâce aux atouts de l’autre.

    Une fusion profiterait également aux deux constructeurs automobiles en termes de production et d’investissement dans de nouveaux domaines tels que l’intelligence artificielle et les véhicules électriques.

    Optimiser les investissements

    Le développement de voitures connectées, autonomes, partagées et électriques, considérées comme essentielles pour l’avenir de l’industrie, est extrêmement capitalistique. Le défi financier est tel que les constructeurs automobiles multiplient partenariat avec d’autres entreprises. Une recherche de synergie qui permet également d’optimiser les investissements, en évitant une concurrence frontale et de coûteux et improductifs doublons.

    Toutefois, FCA reste largement à la traîne des leaders du secteur des véhicules électriques et des voitures connectées. Une fusion avec Renault pourrait donner un coup de pouce à ces domaines.

    Des projets de rapprochements évoqués à plusieurs reprises

    FCA a cherché à plusieurs reprises à rationaliser ses activités en se développant. Sergio Marchionne, avait précédemment proposé une intégration avec General Motors. En mars, le groupe français PSA aurait proposé une fusion avec FCA.

    Manley ouvert à une fusion ou à une intégration

    Michael Manley, qui est devenu PDG de FCA en juillet 2018, juste avant le décès de Marchionne, est également considéré comme ouvert à une fusion ou une intégration avec d’autres constructeurs automobiles.

    « Nous nous attendons à diverses opportunités dans quelques années », a déclaré Manley le 3 mai lors d’une conférence téléphonique concernant les résultats de l’entreprise. Joutant alors que FCA allait réaliser un « changement agressif ».

    Impact probable sur les liens capitalistiques entre Renault et Nissan

    Une fusion FCA-Renault impacterait probablement le cours des discussions entre Nissan et Renault. Lequel a proposé de reprendre les négociations avec son partenaire japonais en vue d’une éventuelle fusion en avril prochain. L’opération devrait également mettre davantage de pression sur Nissan pour qu’il revoie ses liens capitalistiques après la réunion générale de ses actionnaires en juin prochain.

    Le constructeur français détient 43% du capital de Nissan, le constructeur japonais ne détenant quant à lui une participation de 15% dans le groupe Renault.

    L’avis de Leblogauto.com

    Vaste remaniement dans le secteur automobile en perspective. Reste à voir comment réagira le groupe PSA face à ce nouveau mastodonte qui se profile à l’horizon. Réaction d’autant plus intéressante à suivre que PSA aurait également été intéressé par un rapprochement avec FCA. Et que les défis technologiques actuels imposent un tel niveau d’investissements qu’il devient difficile pour les constructeurs de faire cavalier seul.

    Sources : Nikkei

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    Elisabeth Studer

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    38 commentaires

    1. Verslefutur on 26 mai 2019 23h38

      « FCA détient plusieurs marques haut de gamme, notamment Maserati et Alfa Romeo »
      Plutôt bas de gamme face à Infiniti 🙂
      FCA reste tout de même un ensemble de constructeurs généralistes

      Reply
      • Kaizer Sauzée on 27 mai 2019 1h48

        Maserati plus bas de gamme qu’infiniti ???
        Faut pas rêver quand même…

        Reply
    2. arabaoana on 27 mai 2019 0h02

      Renault et Fiat avait des liens bien déterminés auparavant lorsque Renault et Alfa Roméo avaient les mêmes modèles (Renault Dauphine et 4L) donc il est tout à fait normal que ces deux grands constructeurs s’unissent de nouveau! Gloire à ces deux constructeurs!

      Reply
      • wizz on 27 mai 2019 0h27

        https://lautomobileancienne.com/renault-4-alfa-romeo/

        vu comment la précédente union s’était terminée, il vaut mieux éviter de recommencer…

        Reply
      • labbo on 27 mai 2019 3h14

        les liens datent d’avant l’acquisition d’alfa romeo par fiat.

        Reply
        • wizz on 27 mai 2019 9h46

          lis le contenu de l’article

          qui a fait pression pour faire échouer le projet???

          Reply
      • Bernardo on 27 mai 2019 11h15

        bin oui ,
        et puisque Lada appartient à Renault aujourd’hui , ils pourront refaire des Fiat sous licence !
        tant que tu y es ! . . .

        Reply
    3. Francois on 27 mai 2019 0h07

      Je me pose une question toute bête, un groupe automobile qui pèserait 15/16 millions de ventes par an quand son dauphin en fait « à peine » 10 millions serait-il conforme aux lois antitrust en vigueur en Europe, aux USA ou au Japon ?

      Reply
      • greg on 27 mai 2019 9h35

        Tout dépend de la structure.
        Si c’est une alliance industrielle ce n’est pas un soucis.
        Si il y avait une fusion pure et dure entre Renault, FCA, et en plus les japonais, alors oui, les autorités de la concurrence en Europe obligeraient l’ensemble à se séparer de quelques marques pour réduire la voilure et éviter une position trop dominante.

        Reply
        • wizz on 27 mai 2019 9h56

          …et donc l’Alliance conserverait Jeep-Ram et se séparer de Fiat, pour éviter une position trop dominante en Europe…

          Reply
      • Elisabeth S. on 27 mai 2019 10h08

        effectivement, les autorités auront leur mot à dire sur le sujet

        Reply
      • Fred21 on 27 mai 2019 10h57

        Il y a des positions dominantes dans les processeurs, plateformes, réseaux sociaux, moteurs de recherche, commerce en ligne, système exploitation, etc … On ne s’inquiète pas vraiment de tous les trusts.

        Reply
      • nithael70 on 28 mai 2019 0h17

        Non, car ils ne sont pas en position dominante par rapport au marché.
        Prends des exemples dans l’informatique pour te faire une idée; intej/amd, ios/android, nvidia/ati, windows/les autres OS….

        Reply
        • Fred21 on 28 mai 2019 9h36

          Alors où serait la position dominante d’un FCA-Renault face à VW, Toyota, Ford, GM et cie ?

          Reply
    4. Kaizer Sauzée on 27 mai 2019 2h09

      Histoire de mettre un ch’ti coup de pression sur Nissan l’ingrate.
      Doivent plus rigoler les japonais.

      Reply
      • Lacomete on 27 mai 2019 2h18

        Un beau et gros coup de pression sur SAIKAWA Hiroto, qui va permettre à Renault de passer devant Nissan, et donc l’argument invoqué par Nissan que Renault est plus petit va fondre ! Le temps de Saikawa san comme CEO semble etre compté.

        Reply
        • Tof on 27 mai 2019 3h33

          Ne reste plus qu’à vendre les 43% de Nissan à Geely ou autre (de préférence un constructeur chinois…) et à avaler FCA…

          Reply
    5. Will on 27 mai 2019 2h35

      Si ça les emmerde tant d’être liés Renault et Nissan, pourquoi ne se séparent-ils pas ?

      Reply
      • Olcls on 27 mai 2019 3h04

        Ca les emmerde peut-être d’un point de vue culturel/souveraineté et vision de l’après-Carlos. Mais d’un point de vue économique, les deux savent très bien combien ils gagnent grâce à cette Alliance… 🙂

        Reply
    6. Lacomete on 27 mai 2019 5h21

      Une bonne idée Tof !
      Un bon levier d’évoquer une possible vente à un groupe chinois pour que les japonais acceptent enfin la fusion.

      Reply
      • wizz on 27 mai 2019 9h53

        à un groupe chinois ou….à un fond de pension américain

        ADW possède 1% de FCA, et est déjà très virulent, radical, dans la manière de maximiser les profits
        Imagine le posséder 44% de Nissan. Ils vont essorer Nissan comme pas possible

        https://www.leblogauto.com/2018/11/fca-les-propositions-radicales-dun-actionnaire.html

        Reply
    7. zafira500 on 27 mai 2019 6h30

      Petite coquille : Manley n’est pas le PDG de FCA mais l’administrateur délégué, le PDG étant John Elkann.

      Reply
      • gigi4lm on 27 mai 2019 9h52

        Un peu comme l’Europe. Tout le monde défend son bout de gras mais sait combien il gagne à rester dans l’Union… à part les anglais, quoi que ….

        Reply
    8. zeboss on 27 mai 2019 7h21

      Si c’est FCA qui demande, il y a anguille sous roche….

      Reply
      • wizz on 27 mai 2019 9h48

        et si tous les constructeurs un temps intéressés avaient tous fini par décliner et aller voir ailleurs (genre Geely le dernier), c’est que l’anguille devrait être très grosse…

        Reply
    9. shooby on 27 mai 2019 9h22

      Mais que diable Renault est-il aller faire dans cette galère ? FIAT est trop concurrent de Dacia, quoi en faire ? Lancia, une des seules marques intéressantes a été sacrifiée pour tenter de relancer (sans succès) Alfa et Maserati, faute d’un plan produit inadapté et trop léger.
      Le seul intérêt est de, à moyen terme, permettre de se débarrasser de Nissan et ses coups fourrés. Mais il va falloir avoir une vision d’ensemble de ce nouveau groupe, que chacun ai sa clientèle cible, histoire qu’aucun ne marche sur le marché de l’autre (comme cela arrive chez VAG)

      Reply
      • greg on 27 mai 2019 9h37

        Fiat, c’est pas Dacia et Lada hein…Je comprend pas cette habotidue qu’ont certains de rabaisser la marque.
        Pour le reste, je suis un peu d’accord, Renault ne devrait pas s’encombrer de FCA, ou alors juste dans le cadre d’un partenariat industriel limité, comme sur les VU.

        Reply
        • Lolo on 27 mai 2019 10h18

          @Greg : Y’a pas à tortiller du cul, la Fiat Tipo est en pleine concurrence avec Dacia sur le low cost.
          La 500 n’est par contre pas sur le même tableau on est d’accord, mais va-t-elle être renouvelée?

          Reply
        • Kaizer Sauzée on 27 mai 2019 10h53

          Bien-sûr que Renault et Fiat ont intérêt à fusionner.
          Si ils arrivent à lui garder, et même retrouver, son âme latine, avec un niveau de qualité retrouvé, Fiat à un énorme potentiel.
          Quant à Chrysler, il leur ouvre la porte des US.
          Un peu dans le genre de ce que Peugeot réussit avec Opel, que certains avaient condamné un peu vite ici.
          Le français aime bien s’auto-flageller…

          Reply
        • shooby on 27 mai 2019 13h23

          c’est assez amusant que monseigneur greg, qui, rappelons le, est le premier à rabaisser les marques françaises quand on vient à les comparer avec ses allemandes, en vienne ici à critiquer le fait de vouloir rabaisser FIAT !
          Mais dis moi, si FIAT, ce n’est pas Lada ou Dacia, quelles voitures de luxes proposent-ils ?

          Reply
      • Rowhider on 27 mai 2019 10h04

        FIAT ont plusieurs handicaps comme l’absence de plateforme moderne pour moderniser leur gamme Alfa: La Mito et la Giulietta n’ont presque pas évoluées en 10 ans. La futur 500 sera la nouveauté majeur mais ils n’auront pas droit à l’erreur.
        Pour Renault, le gros intérêt sera de mutualiser les plateforme 500/Twingo, Captur/500X, Megane/Giulietta et enfin une plateforme Zoe qui pourra être déclinée à toutes les sauces du groupe

        Reply
    10. Ubot on 27 mai 2019 10h29

      Nissan et mitsu devrait en profiter pour reprendre leur indépendance et éventuellement former un grand groupe japonais avec Honda toy mazda, sub.

      Et laisser Renault fiat batailler dans le bas de gamme et low cost, leur image est forte dans ce segment.
      Je rêve déjà d une Maserati sur plateforme talisman motorisée 1.2 Renault, !!! Ça aurait de la gueule pour le come bak us.

      Reply
      • Fred21 on 27 mai 2019 10h54

        Lâche toi Irma, tu peux encore faire plus … 🙂

        Reply
        • Ubot on 27 mai 2019 12h59

          Bel argument. Ça sent le vendeur renault ça

          Reply
    11. Rickyspanish on 27 mai 2019 10h42

      C’est ce que Marchionne estimait nécessaire, que seuls les grands groupes à plus de 6 ou 7 millions de véhicules annuels pourraient s’en sortir…
      Perso, je ne suis pas assez calé pour juger de l’intérêt de cette fusion, mais les 2 groupes sont dans des périodes de doutes…
      Après si c’est juste pour des questions de plateformes et de techno électriques et autres … et si les marques gardent leurs spécificités… sans se retrouver avec des italiennes motorisées par Renault (et inversement)…

      Reply
    12. Lacomete on 27 mai 2019 14h20

      Et qu’est ce que Nissan a de mieux que Renault ? Des gros moteurs, une marque de luxe, la techno, ….ah peut être une marge opérationnelle de 2,7% par véhicule, et sûrement – de 2% l’année prochaine. ?

      Reply
    13. Pierre on 27 mai 2019 20h16

      ca va etre l’alliance de la fiabilité……hic…!

      Reply
    14. aimelauto on 27 mai 2019 20h20

      ca sent NISSAN qui va s’emanciper et rouler pour elle seule…tout çà !
      Avec le nombre de ventes que Nissan fait (le double de Renault) ils auraient pas trop de soucis à se faire, surtout avec la réputation qu’ils ont en Asie et USA…..et quitter Renault/Dacia leur ferait aucun tort vu que le francais est un constructeur de bas de gamme, ils ne courrent pas dans le meme stade, Nissan etant plutot sur les gammes moyennes.

      Reply
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