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    Accueil » Essai rétro Subaru 360 Deluxe 1967: Hi hi Puffy AmiYumiSubi show (2/2)
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    Essai rétro Subaru 360 Deluxe 1967: Hi hi Puffy AmiYumiSubi show (2/2)

    Joest Jonathan OuaknineJoest Jonathan Ouaknine18 juillet 2012Aucun commentaire
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    Par rapport aux Subaru actuelles, la 360 détonne incontestablement. Il y a d’abord l’aspect technique: moteur 2 temps 360cm3 en porte-à-faux arrière avec boîte 3 vitesses. Et il y a surtout cette ligne rondouillarde, déjà un peu désuète dans les années 60, mais qui la rend tellement attachante…

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    La 360, c’est avant tout une ligne aux proportions inhabituelles: ceinture de caisse basse, habitacle bombé, phares globuleux…

    C’est un jouet de 2,9m de long, sur 1,3m de large et 1,4m de haut. Le tout pour seulement 410kg sur la balance.

    C’est un délire qui semble tout droit sorti d’un clip de J-Pop ou d’un dessin animé (d’où les références à Puffy, qui est les deux à la fois.)

    Quant au numéro de course plus ou moins imaginaire (on y reviendra), il fait penser à Choupette, la Coccinelle des films éponymes.

    Elle serait l’œuvre des ingénieurs de Subaru, dont nombre sont des anciens de Nakajima Aircraft. Voilà pour la version officielle, qui exalte sa japonité.

    En pratique, à l’époque, les Nippons avaient une vision très « chinoise » de la propriété intellectuelle.

    La Cox aurait servi d’inspiration. On peut surtout y voir des morceaux de Fiat Nuova 500 (moteur en porte-à-faux arrière, portes suicides, agencement de l’habitacle…) Quant à l’aile arrière, elle a de faux airs de 600.

    Minimalisme

    Si l’extérieur détonne déjà par rapport aux productions actuelles, l’intérieur est encore plus déconcertant.

    La surprise commence dés l’ouverture des portes, qui est inversée…

    Et qui se contente de lanières pour les retenir!

    Comme sur la Nuova 500, elle est petite à l’extérieure, mais grande à l’intérieur!

    Les grandes portes facilitent l’accès et ensuite, on tient sans problème à l’avant. Grâce aux larges surfaces vitrées, on a même un sentiment d’espace.

    Evidemment, par contre, les places arrières sont symboliques. C’est une 2+2.

    La 360 n’a jamais été vendue en France. Cet exemplaire appartient à l’importateur et il provient des Etats-Unis.

    D’où la présence de ceintures de sécurité (comme celles qu’on trouve dans les avions), obligatoires à l’époque.

    Cette origine US explique aussi le volant à gauche et le compteur en miles.

    L’intérieur est spartiate. Vu de 2012, on hurlerait face notamment au faisceau électrique apparent. Dire que c’est une version « Deluxe »…

    Mais il faut se souvenir que dans les années 60, la 360 est souvent la première voiture de monsieur Tanaka. Et par rapport à la 125 ou au triporteur qu’il possédait auparavant, c’est Byzance!

    Gag: besoin d’air frais? Poussez la barre sous la plage avant et une trappe s’ouvre juste devant le pare-brise! Difficile de faire plus rustique…

    Le coffre, à l’avant, est encombré par la batterie et la roue de secours. Un souci classique des citadines à moteur arrière.

    Valse à deux temps

    La réglementation kei bride alors la cylindrée à 360cm3. Ca tombe bien, Fuji produit une 350, la Hurricane.

    On retrouve donc son byclindre 2 temps, réalésé à 360cm3. Il offre 25ch (soit tout de même un rendement de 69ch/l.)

    En 1964, le constructeur installe un mélangeur (jusque là, il fallait soit même mixer huile et essence avant de verser dans le réservoir.)

    Depuis les Classic Days 2010, elle n’a quasiment pas roulé. Forcément, sur une voiture de cet âge, le réveil est difficile.

    Un coup de booster plus tard, le bicylindre s’ébroue, dans une bonne odeur d’huile chaude. Et à chaque accélération, un nuage bleu s’échappe.

    La configuration de la boîte est un peu particulière.

    Notez l’overdrive, qui permet à la 360 d’atteindre 110km/h en pointe. Il lui faut 37 secondes pour atteindre 100km/h.

    Elle est assez facile à conduire. Compte tenu du gabarit et du poids, elle est logiquement très maniable.

    Les personnes croisées sont mi-amusées, mi-étonnés face à cette puce d’un autre âge. La 360 sème la bonne humeur sur son passage.

    Le Japon des années 60 est très différent de celui qu’on connait aujourd’hui. Il y a des exploitations agricoles aux portes de Tokyo et les routes sont rarement asphaltées à la campagne.

    En conséquence, la Sub’ dispose d’une garde au sol généreuse (eu égard à sa taille) et de suspensions renforcées. Elle pourrait donner des leçons de franchissement à certains SUV urbains…

    Le seul gros défaut, c’est le freinage. La pédale du milieu ne sert pas à grand chose.

    La 360 fait penser aux sans-permis actuels.

    Pourtant, elle possède un palmarès en compétition! Le « 9 » sur les portes est ainsi un hommage à une voiture qui s’est imposée à Suzuka, dans une course réservée aux kei!

    Fin de parcours

    Les bonnes choses ont une fin et il est l’heure de rendre la voiture.

    La 360, c’est le vrai démarrage de Subaru. Elle marque aussi le point de départ de l’industrie automobile japonaise moderne. A ce titre, elle est doublement historique.

    On se prend à rêver d’un pendant moderne de la 360, façon MINI ou Fiat 500. Ca serait tellement plus séduisant que la Trezia!

    Hélas, Toyota -l’actuel propriétaire-, à décider de sacrifier les kei de la marque à la constellation du taureau. Les microcars actuels de Subaru sont en fait des Daihatsu rebadgées. Dommage.

    Bonus: du jouet au jouet

    La Subaru 360 a été réduite au 1/43e par Norev.

    Le fabricant cherchait un exemplaire pour pouvoir le numériser. Apprenant que Subaru France en possède une, ils se sont rendu chez l’importateur, avec leurs machines.

    Ainsi, c’est bien l’exemplaire testé aujourd’hui qui a été réduit!

    Merci à Subaru France pour cet essai insolite.

    A lire également:

    Essai rétro Subaru 360 Deluxe 1967: アジアの純真 (1/2)

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    Joest Jonathan Ouaknine

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