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    Accueil » Essai BMW 316d (1/3) : Un dernier tour en E90
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    Essai BMW 316d (1/3) : Un dernier tour en E90

    Cedric MorancaisCedric Morancais30 août 2011Aucun commentaire
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    Ce n’est plus un secret (la preuve ici), la BMW Série 3 telle que nous la connaissons aujourd’hui (code E90) devrait être remplacé lors du prochain salon de Genève. Mais, avant de céder sa place, elle vient de remanier totalement sa gamme. Si les différentes versions voient leur dotation de série fortement augmenter, les motorisations sont inchangées. Ainsi, l’entrée de gamme diesel est toujours assurée par la 316d. Mais une berline familiale motorisé par un diesel de 115 ch peut-elle se montrer digne du blason bleu et blanc ? Une seule façon de la savoir…

    La série 3 est un modèle capital pour la marque bavaroise. Depuis 1975, ce sont 5 générations qui se sont succédées avec un succès toujours grandissant, l’actuelle mouture ayant bataillé, pendant plusieurs années, avec la VW Passat pour le titre de familiale la plus vendue en Europe. D’ailleurs, si l’on ne considère que les modèles dits premium, elle n’a connu aucune concurrente véritablement en mesure de l’inquiéter jusqu’à l’arrivée de l’actuelle Audi A4, fin 2007.

    Dessinée sous l’ère Bangle, cette génération n’en reprend pourtant pas les « outrages » esthétiques. Il est vrai qu’au moment de sa sortie, en 2005, les huiles de la marque avaient déjà les retours client quant à l’esthétique des Série 7 (lancée en 2001) et Série 5 (de 2003). Verdict ? Si les Asiatiques et les Américains adorent, les Européens sont plus circonspects. Et pas question de « louper » la Série 3 en Europe, de loin son premier marché.

    La ligne générale ne trahit pas la dynastie des Série 3. Porte-à-faux avant très court, ligne plongeant vers l’avant… Les fondamentaux sont là, agrémentés de traits caractéristiques du coup de crayon Bangle : capot présentant 4 plis de carrosserie, optiques avant aux formes complexes… Mais, dans sa première mouture, cette génération de Série 3 n’évite pas certaines erreurs de style, comme les feux arrière qui semblent inspirés par ceux d’une Nissan Primera ou encore l’épais jonc chromé sur la partie supérieure des « naseaux ».

    Des défauts corrigés lors du restylage, survenu en septembre 2008. Désormais, la Série 3 affiche une face avant plus légère et plus agressive, le bouclier ayant été remodelé à cette occasion. Sur la partie arrière, les feux sont désormais monochromes et présentent un léger décroché. Un gimmick désormais poussé à son paroxysme sur la Série 5, par exemple.

    Les clignotants sont désormais composés de LED, tout comme les feux de jour, disposés en couronne autour des quatre lampes avant.

    Dans l’habitacle, les changements se font discrets. La planche de bord est toujours aussi uniformément, noire, sévère et peu profonde. Un point étonnant à l’heure où la plupart des berlines inclinent leur pare-brise et se retrouvent avec des planches de bord dont l’extrémité est quasi-impossible à toucher.

    En fait de planche de bord, il faudrait presque parler de deux planches de bord disponibles dans la Série 3. En effet, selon que la voiture est équipé, ou non, d’un GPS, la partie supérieure est soit longiligne, soit à double bossage, permettant l’intégration de l’écran couleur. Ce GPS est indissociable de l’iDrive.

    Apparu pour la première fois il y a 10 ans, sur la Série 7, cette molette rotative permet de circuler à travers les menus de l’installation multimédia, un peu à la manière d’une souris d’ordinateur. Malheureusement, malgré de régulières améliorations en vue de simplifier son usage, l’iDrive demeure complexe au yeux des conducteurs peu avertis en matière de menus et sous-menus. Ceux-là auront du mal à ne pas quitter la route des yeux lorsqu’il s’agira de changer de station de radio ou de composer un numéro de téléphone.

    Pour cet essai, nous disposions d’une version Edition ConnectedDrive, équipée donc de la toute dernière génération de GPS Professionnal qui intègre un  panel de services télématiques (liens Google Maps…) quasi-unique dans cette catégorie.

    Sur le plan de la finition, cette planche de bord n’a pas beaucoup de leçons à recevoir. Certes, le niveau d’une Audi A4 n’est pas encore tout à fait atteint, mais il faut vraiment faire la fine bouche pour trouver à y redire. Les chromes sont nombreux et les inserts sont constitués d’aluminium véritable. Pas question de faire des économies de bout de chandelle.

    S’il est toutefois un  domaine où l’habitacle de la Série 3 serait bien inspiré d’évoluer, c’est l’habitabilité. Les passagers auront du mal à caser leurs genoux s’ils mesurent plus d’1m80. Quant à celui qui aura hérité de la place centrale, il s’imaginera que vous lui avez quelque chose à lui reprocher.

    Le volume de coffre ne fait pas non plus partie des qualités majeures de la « 3 ». Avec 460 litres, il manque un peu de carrure face aux malles de ses concurrentes n°1, l’Audi A4 (480 litres) et la Mercedes Classe C (475 litres). Sans parler des « roturières » Peugeot 508 (515 litres), Opel Insignia (500 litres) et VW Passat (565 litres). Au moins peut-on lui accorder d’offrir des formes régulières, permettant de profiter au maximum du volume de chargement.

    Cette 316d présente ainsi, à l’arrêt, les caractéristiques typiques d’une BMW. Mais qu’en est-il une fois le moteur lancé ?

    A lire également : Essai BMW 316d (2/3) : à réserver aux conducteurs « cool » et Essai BMW 316d (3/3) : mais néanmoins argentés

    A voir également : Galerie essai BMW 316d

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    Cedric Morancais

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