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    Accueil » Dieselgate : Martin Winterkorn mis en examen aux USA
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    Dieselgate : Martin Winterkorn mis en examen aux USA

    Elisabeth StuderElisabeth Studer4 mai 20186 commentaires
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    Nouvelle étape de taille dans l’affaire du scandale du dieselgate Volkswagen. Martin Winterkorn, l’ancien patron du groupe VW, vient d’être mis en examen aux Etats-Unis. Faisant désormais l’objet de poursuites pénales, il est notamment accusé d’avoir été au courant au moins un an avant que le scandale n’éclate au grand jour, en septembre 2015.

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    L’étau se resserre ainsi chaque jour un peu plus autour des anciens dirigeants de Volkswagen. Tandis que les Etats-Unis montrent leur pugnacité sur le dossier.

    S’exprimant dans un communiqué, Jeff Sessions, le ministre de la Justice a déclaré que selon les allégations contenues dans la mise en examen dévoilée ces dernières heures, « le complot mis en place par Volkswagen pour contourner ses obligations légales était connu jusqu’au sommet de l’entreprise« . Dans des propos aussi fermes que déterminés, Jeff Sessions a ensuite tenu à préciser qu’il s’agissait de graves allégations et que le Ministère allait engager « des poursuites au maximum  de ce que la loi l’autorisait. »

    Winterkorn au courant bien avant septembre 2015 ?

    Selon le département de la Justice US, Martin Winterkorn  avait été mis au courant de l’installation d’un logiciel fraudeur sur des modèles diesel Volkswagen vendus aux Etats-Unis au moins à compter de mai 2014, si ce n’est même avant. Une connaissance des faits qui ne l’a tout de même pas conduit à demander l’arrêt de cette duperie.

    Otant tout doute possible sur une éventuelle connaissance de ce dossier par l’ex PDG de VW, la justice américaine précise également qu’une réunion sur les dommages potentiels de cette gigantesque fraude avait été organisée le 27 juillet 2015 au siège de Volkswagen à Wolfsburg, réunion à laquelle assistait Martin Winterkorn.

    Le ministère de la Justice affirme également que durant cette réunion, les équipes de développeurs du logiciel incriminé avaient fait part des menaces des régulateurs américains de retarder la certification de modèles diesel Volkswagen, tout en fournissant des explications sur le mécanisme mis en place en vue de duper les régulateurs, et précisant les conséquences potentielles d’une action en justice à leur encontre. Toujours selon le Département US, suite à cette réunion, M. Winterkorn aurait autorisé ses équipes à continuer à falsifier les données.

    Les autorités américaines indiquent également avoir en leur possession des mails échangés entre des employés de Volkswagen, dont certains remontant à août 2015. Ils auraient été rédigés par un ancien responsable, lequel aurait mis M. Winterkorn en copie.

    Winterkorn devant les tribunaux US ?

    Reste tout de même, qu’il s’avère peu probable que Martin Winterkorn, âgé de  70 ans, se retrouve devant les tribunaux américains. L’Allemagne est en effet pour le moins réticente à extrader ses ressortissants hors de l’Union européenne.

    En toute logique, l’ancien patron de VW ne devrait pas devoir  directement faire face à des juges américains. A moins qu’il ne se livre de lui-même aux autorités américaines ou qu’il soit arrêté dans un pays autre que l’Allemagne.

    Volkswagen « continue de coopérer avec les enquêtes du département de la Justice », a indiqué jeudi un porte-parole de l’entreprise, ajoutant toutefois qu’il serait « inapproprié de commenter des cas individuels ».

    Les anciens dirigeants de VW dans le collimateur de la justice

    Pour rappel, Martin Winterkorn a démissionné le 23 septembre 2015, soit quelques jours après que Volkswagen a reconnu avoir équipé 11 millions de véhicules diesel – dont 600.000 voitures aux Etats-Unis – d’un logiciel capable de fausser le résultat des tests et dissimulant un vaste dépassement du niveau des émissions polluantes. Matthias Müller l’avait alors remplacé, mais il a lui-même été débarqué en avril dernier. Il fait également l’objet d’une enquête sur ce dossier.

    En dehors de Martin Winterkorn, cinq autres dirigeants de VW ont été mis en examen jeudi par les régulateurs américains. Selon le Département de la Justice, ils sont pour la plupart de nationalité allemande et résident en Allemagne. Il s’agit de Richard Dorenkamp, Heinz-Jakob Neusser, Jens Hadler, Bernd Gottweis et Jürgen Peter.

    Au total huit dirigeants – anciens et actuels – de Volkswagen ont été inculpés par les Etats-Unis. A l’heure actuelle, seuls deux ingénieurs ont été condamnés. Il s’agit pour l’un d’entre eux de Oliver Schmidt, à la tête du service de conformité réglementaire de VW aux Etats-Unis de 2014 à mars 2015. En décembre dernier, il a accepté de plaider coupable et de coopérer avec les autorités américaines après avoir été arrêté à Miami, lors de ses vacances. Il avait alors écopé d’une peine de sept ans de prison et d’une amende de 400.000 dollars.

    Giovanni Pamio, 61 ans, est également poursuivi séparément par les autorités américaines. Lesquelles ont demandé l’extradition de cet italien, ancien dirigeant d’Audi, filiale du groupe VW, qui réside en Allemagne.

    Selon des documents judiciaires déposés en mars devant un tribunal de Detroit et dévoilés jeudi, les deux hommes auraient « sciemment et délibérément commis une fraude » pour contourner les lois américaines en matière de pollution.

    Sources : AFP, VW

    Crédit Illustration : VW

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    Elisabeth Studer

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    6 commentaires

    1. KLM on 4 mai 2018 18h44

      enfin!!!!!

      Reply
      • Anonyme on 5 mai 2018 16h39

        je dirais même plus, cher Dupond :
        https://www.youtube.com/watch?v=TpBV17jKC0k

        Reply
    2. Nico on 4 mai 2018 19h30

      Je doute que ses prochaines vacances se fassent aux ?? !

      Reply
      • georges on 4 mai 2018 19h44

        Il a même intérêt de rester en Allemagne s’il ne veut pas être extradé.

        Reply
    3. elisabeth on 4 mai 2018 19h42

      C’est cela !!!?

      Reply
    4. Lolo on 4 mai 2018 20h05

      Mais n peut évidement parler de patriotisme / protectionisme.
      Il n’en reste pas moins que je trouve l’europe Vraiment trop clemente avec VW. Au point de se ridiculiser encore une fois.
      Mais après ils iront chassé du Google, du Apple et du Microsoft en toute objectivité bien entendu. Pathétique

      Reply
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