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    Accueil » Brésil : Volkswagen recrute un historien
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    Brésil : Volkswagen recrute un historien

    Joest Jonathan OuaknineJoest Jonathan Ouaknine4 novembre 2016Aucun commentaire
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    Que s’est-il passé à l’usine Volkswagen de São Bernardo do Campo, durant les années de dictature ? Accusé de complicité, le constructeur recrute un historien réputé pour faire toute la lumière.

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    Volkswagen est présent au Brésil depuis 1953. En 1957, il ouvre une usine -toujours en activité- à São Bernardo do Campo, près de São Paulo. La ville devient le QG de Volkswagen do Brasil. Le Brésil devient vite l’un des principaux débouchés hors d’Allemagne du constructeur. Trois autres usines sont bâtis et en sept décennies, il a produit plus de 22 millions de véhicules (dont 3 millions de Coccinelle, alias « Fusca ».) Au chapitre des années 70, l’histoire officielle se contente d’évoquer les lancements de la Brasilia (première VW spécifique au marché brésilien) et de la Passat, respectivement en 1973 et 1974.

    Mais une autre histoire brésilienne émerge. De 1964 à 1985, plusieurs dictateurs se succèdent à la tête du pays. La commission vérité et réconciliation remet un rapport en décembre 2014. Des entreprises comme Embraer ou Volkswagen sont accusées de complicité. Dans les années 70, le constructeur n’avait encore qu’un seul site, à São Bernardo do Campo.

    En septembre 2015, la BBC l’accuse d’y avoir fait la chasse aux employés proches des syndicats de gauche, durant les années 70. Les plus chanceux auraient été licenciés sur-le-champ. Mais 12 employés auraient été conduits au local de la sécurité, où ils auraient été torturés.

    Le constructeur répond qu’il « manque d’informations » et qu’il va « mener une enquête ». Finalement, Volkswagen fait appel à Christopher Kopper. Cet historien Allemand s’est d’abord signalé par ses travaux sur les banquiers durant les IIIe Reich, puis sur les travailleurs forcés des chemins de fer est-allemands. Kopper va partir sous peu au Brésil, afin de définir la responsabilité du constructeur. Il rendra des comptes à un comité spécial. Les optimistes diront que ce travail permettra de connaitre la vérité, en bien ou en mal. Alors qu’a contrario, en évitant les sujets qui fâchent, on ouvre la porte aux fantasmes. Les cyniques diront que Volkswagen ne fait que passer le filtre du politiquement correct. Voir que ce genre d’enquête sert à anticiper d’éventuelles plaintes (y compris sur le plan financier.)

    Source :

    Volkswagen

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