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    Accueil » 60 ans déjà : Maserati 5000 GT, un bolide royal
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    60 ans déjà : Maserati 5000 GT, un bolide royal

    Nicolas AnderbeganiNicolas Anderbegani1 décembre 201912 commentaires
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    Un roi perspicace

    En 1957, Maserati sort la 3500 GT, un coupé animé par un V6 3.5 litres de 220 chevaux. La voiture est un immense succès, appréciée autant par le prince Rainier de Monaco que par les stars du cinéma comme Tony Curtis et Anthony Quinn. L’année suivante, Reza Pahlavi, le souverain iranien, essaie la 3500 GT à son tour. Emballé, le Chah demande rapidement à Maserati une version plus performante et élitiste. Les séries exclusives et ultra personnalisées n’ont pas attendu les années 2010 pour exister ! Guido Alfieri, le directeur technique du Trident, tranche : il faudra dessiner une nouvelle voiture, afin d’y implanter un moteur plus puissant.

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    Dès 1959, la bête est là. Le châssis, dérivé de la 3500 GT, a été agrandi et renforcé pour accueillir un nouveau moteur. Il s’agit du V8 de la barquette de course, la 450S, qui a été légèrement domestiqué pour une utilisation « civile ». C’est une aubaine pour Maserati, puisque la catégorie Sport 5 Litres avait été supprimée à l’issue du championnat du monde des voitures de sport 1957. Contraint financièrement, le Trident avait stoppé son programme compétition mais se retrouvait avec des V8 sur les bras dont il ne savait que faire. La requête du Shah tomba donc à point nommé.

    Cœur sportif

    Réalésé, avec une cylindrée portée à presque 5.0 litres, il délivre 340 chevaux à 5800 trs/min (contre 400 CV à 7500 trs/min pour la version course). En 1960, une évolution destinée à rendre l’utilisation du V8 plus « docile » fait tomber la puissance à 325 chevaux. La technologie évolue néanmoins puisque les quatre carburateurs Weber sont remplacés par un système d’injection Lucas et le système d’engrenage à arbre à cames en tête, assez complexe, a été remplacé par un système de chaîne plus silencieux et plus simple.

    Dans sa version d’origine, la GT 2+2 est ainsi propulsée à 270 Km/h, ce qui est tout simplement exceptionnel à cette époque. Pour comparaison, Ferrari réplique en 1960 avec la 330 GT dont le V12 4.0 litres délivre 300 chevaux. Malgré tout, la 5000 GT n’est pas considérée à l’époque comme la nouvelle détentrice du record de vitesse pour une voiture de série, car aucune mesure test précise ne fut effectuée et seuls les deux premiers modèles ont reçu le moteur le plus performant. N’empêche, il faudra attendre quelques années et des modèles comme la Lamborghini Miura et la Ferrari 365 GTB Daytona pour retrouver ce genre de performances dans des sportives de série.

    Reine de mode

    La première carrosserie est construite par Carrozzeria Touring, qui a déjà travaillé sur la 3500 GT. Présentée au Salon de Turin de 1959, elle est baptisée « Shah of Persia » en l’honneur de ce client unique qui, à l’époque, fait souvent la une des médias. Racée, élégante, parée d’une robe aux lignes à la fois fluides et dynamiques, c’est une réussite absolue.

    Construite à seulement 34 exemplaires, la Maserati 5000 GT est passée entre les mains de 9 carrossiers différents qui ont créé des versions personnalisées destinées à des clients prestigieux ! Outre Touring, Allemano (pour l’acteur Stewart Granger et le président mexicain Adolfo Lopee), Pininfarina (pour Gianni Agnelli), Monterosa, Ghia, Bertone, Frua, Michelotti et Vignale y ont exercé leur savoir-faire.

    images : Maserati

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    Nicolas Anderbegani
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    Petit-fils de "Citroëniste" et fils de "Béhémiste", je suis tombé dans la potion magique automobile tout petit. Charmé avant tout par les belles Italiennes, je suis passionné par les sports mécaniques, Formule 1 en pole position évidemment. Toujours prompt à dégainer mon appareil photo, je suis de près l'actualité sous toutes ses formes, aimant "shooter" des bolides en mouvement et faire des montages vidéos. Mes champs de prédilection sont l'actualité produit des marques Italiennes et des sportives en général, le sport automobile et les évènements historiques, qui recoupent ma profession d'enseignant d'Histoire. Je retranscris ma passion enfin dans l'écriture d'ouvrages.

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    12 commentaires

    1. labradaauto on 1 décembre 2019 17h50

      …Rien à rajouter – sublime création !
      Cette époque n’a plus aucun point de comparaison avec les désirs actuels à 100 000 lieues du parfum de la belle, la bonne auto de cette époque .
      On continue de rêver à voir ces autos . Je retiens que Le Shah, passionné, avait du goût. Ses autos continuent à changer de proprios à l’enchère…

      Reply
      • Lolman77 on 3 décembre 2019 14h19

        Je suis tellement d’accord.
        Il est difficile de trouver des équivalents aujourd’hui.
        Résultat, je suis passé à l’acte, personnellement, et je me suis acheté il y a quelques semaines une Datsun 240Z! Sortie un peu plus tard (70′), mais dans le même esprit. Et faite de bon goût!
        Le tout pour le prix d’une citadine. Pourquoi hésiter?

        Reply
    2. SAM on 1 décembre 2019 21h41

      Ah ben Maserati avec de telles carrosseries devrait tout comme Alfa nous ravir et non nous faire attendre. Peste soit la mode du SUV. Ils salissent tout ces breaks surélevés.

      Reply
      • beniot9888 on 1 décembre 2019 22h16

        Tu te rend compte qu’à l’époque, le tout venant ne roulait pas en Maserati mais en 2 CV ?

        Reply
        • SAM on 1 décembre 2019 23h07

          Oui mais Maserati n’a pas besoin de concurrencer un BMW X3 pour être rentable. Ils ont tous le syndrome Porsche sauf que Bentley, Aston, Jaguar et Maserati s’y pètent les dents à vouloir suivre Porsche dans sa stratégie! Maserati n’a jamais été gros mais exclusif!

          Reply
          • beniot9888 on 2 décembre 2019 10h36

            Pourtant, Maserati en fait aussi des SUV break surélevés qui salissent tout pas exclusifs

            Reply
    3. Mwouais on 2 décembre 2019 9h24

      Mais enfin, pourquoi n’existe t’il plus de marché du bon goût ? (Je sais, …subjectif diront certains).

      Je peine à trouver des créations originales qui me plaisent vraiment. Certes, je n’en n’ai pas les moyens stratosphériques et le’ goût est affaire personnelle, mais qui irait critiquer celle ci (maintenant ou à l’époque ?).

      Reply
    4. De Tomaso on 2 décembre 2019 9h39

      La face avant est quand-même discutable…La plus belle à mes yeux reste la Allemano, plus subtile et fine sur cette partie. Époque bénie.

      Reply
      • gilles on 3 décembre 2019 9h04

        Je suis assez d’accord. autant le profil est très élégant malgré ses proportions particulières, autant la calandre est inutilement immense et pas du tout en phase avec la ligne générale.

        Reply
      • Mwouais on 4 décembre 2019 7h44

        Oui, c’est pas faux mais on dira le charme de la demoiselle qui bigle 😉

        Reply
    5. bizzarrini on 3 décembre 2019 22h35

      3500gt un v6? Non un 6 en ligne

      Reply
    6. Leggende su strada on 17 février 2026 22h19

      Un hommage bien mérité à ce qu’on peut considérer come la toute première ‘Supercar’ de l’ère moderne. La 5000 GT n’était pas seulement une Maserati, c’était une expérience d’ingénierie extraordinaire : l’idée de transplanter le moteur V8 de la 450S de compétition dans un châssis routier était d’une audace absolue. Il est fascinant de voir comment la carrosserie d’Allemano, choisie par le Shah d’Iran, a réussi à dompter visuellement un moteur aussi brutal, transformant un monstre de piste en une icône d’élégance suprême. Une voiture qui représente l’apogée de l’artisanat italien avant l’avènement de la production en série.

      Reply
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