MG Motor continue de surprendre. La MG4 vient à peine de s’installer sur le marché qu’elle s’offre déjà un restylage. Les Chinois ne traînent pas. Reste à voir si on parle d’un simple coup de pinceau ou d’une vraie évolution. On est allé vérifier ça sur la route.
Un restylage discret
Soyons clairs, il faut avoir l’œil pour distinguer une MG4 de 2023 de cette version 2026. Dans la rue, la différence saute rarement aux yeux. À l’avant, on remarque tout de même l’arrivée de volets actifs dans le bouclier. Ils s’ouvrent ou se ferment selon les besoins, pour améliorer l’aérodynamisme ou le refroidissement.
À l’arrière, le becquet en deux parties disparaît au profit d’un aileron plus simple et plus discret. Pour le reste, rien ne change vraiment. La voiture mesure toujours 4,29 m et conserve son style anguleux, qui plaît ou non. MG a préféré ne pas toucher à une recette qui fonctionne, et ça se comprend.
Un intérieur enfin convaincant

C’était le point faible de la première MG4. L’intérieur manquait clairement de soin. MG a corrigé le tir. Le constructeur s’est inspiré de modèles plus récents pour revoir le tableau de bord. Résultat, on retrouve de vraies commandes physiques pour la ventilation et le volume. Et ça fait du bien. Une simple molette reste bien plus pratique qu’un écran. Les matériaux progressent aussi. Similicuir, surfaces plus agréables au toucher, l’ambiance est nettement plus valorisante.
L’écran central passe à 12,8 pouces, l’affichage est plus lisible, et certaines applications comme YouTube ou TikTok font leur apparition pour patienter pendant la recharge. Tout n’est pas parfait. Une seule prise USB à l’arrière, un coffre correct sans être généreux avec ses 350 litres, et toujours pas de frunk à l’avant. C’est dommage sur une électrique. À l’arrière, en revanche, deux adultes voyagent confortablement. À trois, ça devient plus serré.
Une nouvelle batterie plus intéressante

Le vrai changement est là. MG abandonne la chimie NMC pour une batterie LFP de 64 kWh. Pas besoin d’être ingénieur pour comprendre l’intérêt. Cette technologie coûte moins cher, dure plus longtemps et améliore la recharge rapide. MG annonce jusqu’à 154 kW en courant continu, avec un 10 à 80% en environ 25 minutes. C’est un vrai progrès au quotidien. Sur le papier, la puissance baisse légèrement, de 204 à 190 ch. Pourtant, la voiture gagne en performances.
Le 0 à 100 km/h passe à 7,5 secondes grâce à un couple qui grimpe à 350 Nm. À l’usage, ça se sent immédiatement. Les relances sont plus franches et la réponse à l’accélérateur plus vive. Côté consommation, on a relevé entre 16 et 18 kWh/100 km sur un parcours mixte avec de l’autoroute. On peut viser plus de 350 km sans trop d’inquiétude. Petit regret, il faut toujours passer par l’écran pour gérer la récupération d’énergie. Des palettes au volant auraient été bien plus pratiques.
Sur la route, facile à vivre

La MG4 reste une voiture simple à prendre en main. On enclenche le mode D, on accélère, et tout se fait naturellement. Bonne surprise, les alertes sonores un peu envahissantes peuvent se désactiver rapidement. Une fois réglée à son goût, la voiture se montre agréable au quotidien. Elle a pris un peu de poids, environ 80 kg, mais la batterie placée dans le plancher aide à conserver un bon équilibre. Le comportement reste sain, avec une direction assez précise.
Le confort est correct, sans être exceptionnel. Ceux qui attaquent un peu noteront que les aides électroniques restent présentes, même en les désactivant. Pour les longs trajets, en revanche, les assistances sont efficaces. On entend encore quelques bruits d’air à vitesse élevée, au delà de 110 km/h. Rien de dramatique, mais il reste une petite marge de progression.
Un prix toujours agressif

La MG4 ne bénéficie toujours pas du bonus écologique en France, à cause de sa production en Chine. Elle doit se contenter d’une petite prime CEE de 350 €, loin des aides accordées à certaines concurrentes européennes. MG compense avec une remise directe de 6 000 €, sans conditions. Résultat, la version 190 ch s’affiche à 27 490 €. La version 245 ch avec grosse batterie monte à 30 990 €. Et la surprenante XPower de 435 ch, avec transmission intégrale, démarre à 32 990 €. Quand on compare, l’écart est frappant. Au final, ce restylage corrige les principaux défauts du modèle. L’intérieur progresse nettement, la batterie évolue dans le bon sens, et les performances suivent. Le tout en conservant un rapport prix-équipement toujours compétitif. En plus une version Urban arrive…




































3 commentaires
elle semble en effet bien améliorée!
surement une auto plaisante, l’écart de prix avec les productions européennes est vraiment étonnant: avec la remise de 6000€, ils ne vendent pas à perte, et pourtant il y a les taxes d’importations de 35% en Europe.
Un point sur une remarque de Pierrick concernant les niveaux de régen: ca fait maintenant 6 ans que je roule en VE, jamais je ne touche le niveau, toujours à fond et je gère la décélération avec l’accélérateur.
Dans la pratique, chacun met le niveau qu’il souhaite et en général n’y touche plus.
Construite en Chine donc bénéficiant des subventions du GVt chinois à la production de VE localement. On a parlé de 13 000 € par voiture produite pour BYD par exemple.
Oui on en croise – mais ce n’est pas l’invasion annoncée non plus.
Elle est à la fois passe-partout et pas très belle. Pourquoi pas en location et en croisant les doigts pour le SAV.