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    Accueil » Honda et Nissan : vers une fusion entre égaux sous pression ?
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    Honda et Nissan : vers une fusion entre égaux sous pression ?

    François TessierFrançois Tessier26 mai 2026Aucun commentaire
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    Honda en perte record et Nissan en légère reprise : les deux constructeurs japonais pourraient relancer leurs négociations de fusion avortées en 2024.

    Le destin a joué un tour cruel aux deux géants de l’automobile japonaise. En l’espace d’un an, Honda Motor Co. et Nissan Motor Co. ont littéralement échangé leurs positions respectives sur l’échiquier financier mondial. Lorsque les discussions sur un rapprochement ont débuté fin 2024, Honda se posait en sauveur d’un Nissan exsangue, dont la situation financière se dégradait à vitesse accélérée. Un an plus tard, le tableau s’est inversé : Nissan affiche un bénéfice d’exploitation annuel, tandis que Honda a enregistré sa première perte depuis sa fondation à la fin des années 1940. Ce renversement de situation relance inévitablement le débat sur un rapprochement entre les deux constructeurs, cette fois sur des bases potentiellement plus équilibrées — et potentiellement plus complexes à négocier.

    La semaine dernière, Honda a annoncé un déficit d’exploitation de 414,3 milliards de yens — soit environ 2,6 milliards de dollars — pour l’exercice clos en mars, consécutif à une dépréciation massive de 2 500 milliards de yens liée à un pari mal calibré sur les véhicules électriques aux États-Unis. Ce résultat historiquement négatif marque l’aboutissement de cinq trimestres consécutifs de pertes dans l’activité automobile du groupe, un signal d’alerte sérieux pour un constructeur qui souffre par ailleurs d’une gamme de modèles vieillissante sur ses marchés clés que sont les États-Unis et la Chine, et qui peine à rattraper son retard dans le segment des véhicules hybrides essence-électrique, pourtant en plein essor.

    Des trajectoires inversées qui rééquilibrent le rapport de force

    L’inversion des fortunes entre Honda et Nissan est au cœur du regain d’intérêt pour une éventuelle alliance entre les deux constructeurs japonais. Seiji Sugiura, analyste senior chez Tokai Tokyo Intelligence Laboratory Co., ne laisse guère de place au doute : « Ils devront réessayer », affirme-t-il, soulignant que les pertes de Honda et les premiers signes de stabilisation chez Nissan ont significativement réduit le déséquilibre qui avait fait échouer leurs négociations précédentes.

    L’échec de la tentative de fusion de 2024 s’était cristallisé autour de l’exigence de Honda que Nissan devienne une filiale à part entière du groupe — une condition que le constructeur de la Leaf et de la GT-R avait rejetée. En imposant également comme prérequis que Nissan retrouve un certain niveau de stabilité financière avant toute concrétisation d’une alliance stratégique, Honda avait fixé une barre que son partenaire potentiel s’est finalement donné les moyens de franchir, à défaut d’avoir accompli sa propre transformation.

    Ivan Espinosa, nommé directeur général de Nissan il y a un an, a confirmé le 13 mai que les discussions avec Honda se poursuivent activement. « Les discussions se poursuivent activement avec eux », a-t-il déclaré aux journalistes. « Nous continuons à explorer les opportunités de collaboration. » Du côté de Honda, le PDG Toshihiro Mibe — architecte de l’initiative électrique avortée du groupe — s’est montré plus discret sur l’éventualité d’une reprise des négociations, alors qu’il cherche à gérer un pivot stratégique majeur vers les véhicules hybrides.

    Deux constructeurs fragilisés face à des défis communs

    Au-delà de la question de leurs équilibres financiers respectifs, Honda et Nissan partagent des défis structurels qui plaident objectivement en faveur d’un rapprochement. Les deux constructeurs subissent la pression croissante des fabricants automobiles chinois, notamment BYD et la marque MG de SAIC Motor Corp., sur des marchés émergents stratégiques comme l’Inde et le Mexique où ils perdaient progressivement du terrain. Sur leurs marchés historiques, leurs ventes au détail ont reculé aux États-Unis et en Chine, victimes d’offres de produits jugées peu compétitives face à une concurrence locale et internationale en plein renouveau.

    Nissan a gaspillé une avance prometteuse dans les véhicules électriques — avec la Leaf, première voiture électrique de grande série commercialisée mondialement — sans parvenir à capitaliser sur ce leadership pionnier. Ce retard technologique l’a contraint à des mesures de restructuration douloureuses : suppression de 20 000 emplois et fermeture de sept usines, entraînant une contraction significative des volumes de production et des revenus.

    Pour Honda, les difficultés dans l’automobile dépassent le seul épisode malheureux du virage électrique américain. Le constructeur accuse un retard dans le segment des hybrides, pourtant en forte croissance, alors qu’il en était autrefois l’un des précurseurs avec la Jazz et l’Insight. Sa gamme automobile souffre d’un manque de renouvellement sur ses marchés clés, et son activité moto — si rentable qu’elle représente la majorité du bénéfice d’exploitation du groupe malgré moins d’un cinquième des ventes totales — ne peut indéfiniment masquer les déficiences structurelles de la division automobile.

    Christopher Richter, analyste senior chez CLSA Securities Japan, pose un diagnostic sans concession : « Honda n’est pas dans une position aussi mauvaise que Nissan l’était il y a un an et demi, mais ils doivent vraiment examiner de près leur activité automobile. » Sugiura va encore plus loin dans son analyse des deux groupes : « Les deux entreprises sont confrontées à des problèmes systémiques. En d’autres termes, ils ne sont plus capables de fabriquer de bonnes voitures. »

    Une fusion qui redessinrait la carte de l’automobile japonaise

    Si Honda et Nissan devaient concrétiser un rapprochement, les implications pour l’industrie automobile mondiale seraient considérables. La combinaison des deux constructeurs — auxquels s’ajouterait Mitsubishi Motors Corp., partenaire junior de Nissan — créerait l’un des plus grands groupes automobiles mondiaux en volume de production, capable de rivaliser en échelle avec Toyota d’un côté, et les géants américains et européens de l’autre.

    Les économies d’échelle potentielles couvrent un spectre large : logistique d’approvisionnement, achats de composants, développement de groupes motopropulseurs hybrides et électriques, investissements dans les logiciels de conduite semi-autonome et autonome. Dans un contexte où rester compétitif exige des investissements massifs dans ces technologies d’avenir, mutualiser les ressources techniques et financières de Honda et Nissan représenterait un levier stratégique significatif.

    Une telle alliance diviserait l’industrie automobile japonaise en deux blocs distincts : Honda-Nissan-Mitsubishi d’un côté, Toyota et ses partenaires de l’autre — une configuration qui aurait semblé inconcevable il y a encore dix ans, tant la rivalité historique entre ces constructeurs était ancrée. Mais la réalité du nouveau paysage automobile mondial, dominé par la montée en puissance des constructeurs chinois, rend aujourd’hui ce rapprochement non seulement envisageable, mais peut-être inévitable.

    Notre avis, par leblogauto.com

    L’inversion des situations financières de Honda et Nissan en l’espace d’un an crée objectivement des conditions plus favorables à une reprise des négociations sur des bases équilibrées, mais elle ne résout pas le problème de fond que Sugiura identifie avec justesse : les deux constructeurs souffrent de défaillances produit structurelles qui ne seraient pas automatiquement corrigées par une fusion. La création d’un grand groupe Honda-Nissan-Mitsubishi générerait des économies d’échelle réelles sur les achats, la logistique et le développement technologique, mais combiner deux gammes vieillissantes et deux cultures d’entreprise rivales constituerait un défi managérial et industriel considérable. La déclaration d’Ivan Espinosa confirmant des discussions actives avec Honda contraste avec la discrétion de Toshihiro Mibe sur ce sujet, un signal qui suggère que les deux parties ne se trouvent pas encore au même stade de conviction quant à l’urgence et aux modalités d’un rapprochement. Comme le note l’analyste Richter, une fusion entre égaux présente historiquement un taux d’échec élevé dans l’industrie automobile, ce qui impose une vigilance particulière sur la gouvernance et la répartition des pouvoirs dans toute structure commune éventuelle.

    Crédit illustration : Leblogauto.com.

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