Geely débarque en Espagne avec l’E5 et Starray EM-i

Geely lance en Espagne ses SUV E5 électrique et Starray EM-i hybride, renforçant la concurrence sur le marché européen.

Un déploiement commercial stratégique en Espagne

Le constructeur chinois Geely accélère son implantation en Europe avec une entrée active sur le marché espagnol en 2026. Cette offensive commerciale s’appuie sur l’ouverture progressive de concessions et la mise en vente de modèles électrifiés destinés à répondre à la demande croissante pour les SUV électriques et hybrides rechargeables. L’Espagne, choisie comme porte d’entrée stratégique, constitue un terrain favorable à l’expansion des nouvelles marques automobiles grâce à un intérêt marqué pour les véhicules électrifiés et les offres compétitives.

Le réseau de distribution se structure rapidement avec des points de vente déjà opérationnels dans plusieurs zones clés du pays. Madrid occupe une place centrale dans cette stratégie, avec trois centres situés à Majadahonda, Alcorcón et Leganés. D’autres implantations sont visibles à Barcelone, Valence, Saragosse, Burgos, Valladolid, ainsi que dans les îles Baléares et les Asturies. Cette couverture progressive vise à assurer un maillage territorial efficace pour les ventes et le service après-vente, une étape essentielle pour toute marque automobile cherchant à s’imposer durablement sur le marché européen.

Un réseau de concessions pour soutenir l’expansion

La stratégie de déploiement de Geely repose sur une logique déjà adoptée par d’autres constructeurs chinois : établir d’abord une infrastructure commerciale solide avant d’accélérer les volumes de vente. À Barcelone, un showroom est notamment installé dans la zone de La Maquinista, tandis qu’à Valence, deux sites fonctionnent avec des partenaires locaux. Cette approche progressive permet d’assurer une proximité avec les clients et de renforcer la visibilité de la marque dans un marché automobile espagnol en pleine transition énergétique.

Ce développement du réseau intervient dans un contexte de concurrence accrue entre constructeurs asiatiques et européens. Les marques chinoises, déjà bien implantées sur le segment des véhicules électrifiés, continuent de gagner du terrain face aux acteurs historiques. L’Espagne devient ainsi un laboratoire d’expansion pour ces nouveaux entrants, qui misent sur des prix compétitifs, une technologie avancée et une gamme adaptée aux besoins urbains et périurbains.

Deux modèles électrifiés au cœur de l’offensive

L’offensive produit de Geely repose sur deux modèles principaux. Le premier est le SUV électrique E5, un crossover du segment C doté de 218 chevaux et offrant une autonomie WLTP allant jusqu’à 475 km. Il se distingue également par une capacité de recharge rapide permettant de passer de 30 % à 80 % en environ 20 minutes, un argument clé dans le segment des véhicules électriques où le temps de recharge reste un critère déterminant. Son prix de départ de 37 490 € le positionne face à plusieurs concurrents directs, notamment les versions d’entrée de gamme de la gamme ID du groupe Volkswagen, ainsi que des modèles proposés par d’autres marques généralistes.

Le second modèle est le Starray EM-i, un SUV hybride rechargeable affichant une puissance combinée de 262 chevaux. Il propose une autonomie électrique pouvant atteindre 130 km et une autonomie totale WLTP de 943 km, ce qui le place dans la catégorie des véhicules polyvalents destinés aux longs trajets comme à la conduite urbaine. Son prix de départ est fixé à 33 490 €, avec un positionnement orienté vers le marché de masse. Le système de motorisation a été développé en collaboration avec la coentreprise Horse Powertrain, associant Renault à d’autres partenaires industriels. Ce modèle vise directement des concurrents établis comme le Kia Sportage du constructeur Kia ou encore des SUV hybrides proposés par des marques généralistes.

Une pression accrue sur le marché automobile européen

L’arrivée de Geely en Espagne confirme une dynamique plus large d’expansion des constructeurs chinois sur le marché européen. L’Espagne joue un rôle de porte d’entrée privilégiée grâce à son ouverture aux nouvelles marques et à la forte demande en véhicules électrifiés. Cette stratégie s’inscrit dans la continuité de concurrents tels que BYD et MG, déjà actifs sur le marché européen avec une offre centrée sur les SUV électriques et hybrides abordables.

Cette montée en puissance exerce une pression croissante sur les constructeurs européens traditionnels, notamment dans le segment très disputé des crossovers compacts et familiaux. L’arrivée de modèles comme le E5 et le Starray EM-i illustre la transformation rapide du paysage automobile, où l’électrification, les performances d’autonomie et la compétitivité tarifaire deviennent des facteurs déterminants.

Notre avis, par leblogauto.com

L’offensive de Geely en Espagne s’inscrit dans une stratégie d’implantation progressive mais structurée sur le marché européen. Le choix de l’Espagne comme base de lancement confirme l’importance des marchés ouverts aux véhicules électrifiés et sensibles au prix. Avec les SUV E5 et Starray EM-i, le constructeur cible à la fois le segment électrique pur et l’hybride rechargeable, couvrant ainsi une large partie de la demande actuelle. Cette arrivée renforce une concurrence déjà intense face à des acteurs comme BYD et MG sur le marché européen.

(7 commentaires)

  1. Ces voitures chinoises sont très impersonnelles… Jamais vilaines… Très souvent d’un rapport qualité-prix à écraser n’importe quelle VE occidentale, excepté Tesla.
    Peut-être qu’avec le temps, on distinguera une Chinoise d’une autre rapidement, mais pour le moment, c’est difficile… C’est comme comparer des réfrigérateurs.

    Pour revenir au sujet principal… Il serait temps, dans leurs intérêts, que les Espagnols fassent eux aussi leur « transition. »
    Leurs mesures de financier les carburants n’arrangent pas la situation à long terme… c’est uniquement la fin du mois … Un mois plus tard, et la situation sera encore plus grave.

    1. Je ne pense pas que l’Espagne ait de leçon économique à recevoir du financier Macron qui n’a fait que brader l’industrie depuis son passage à Bercy sous Hollande… Et la politique espagnole actuelle participe aussi à éviter cela:
      https://www.lefigaro.fr/economie/entreprises-les-faillites-atteignent-un-nouveau-record-20260413
      Et cela va forcément s’accélérer, sans parler du poids croissant des vols de carburants en double peine pour tout le secteur transport, plus encore que les particuliers vu la taille d’un réservoir camion… et fatalement reporté sur le reste de l’économie qui en dépends.
      On doit en être à une majorité de pays européens ayant réagi par une baisse de taxes, chez nous on attends les blocages voir émeutes en passant par ceux qui vont protéger à coups de fusil les réservoirs sur les parkings.
      De toutes manières, il y a un taux de TVA réduit prévu pour les produits essentiels, qu’un gvt de malins avait un temps osé appliquer au caviar, qui devrait s’appliquer aux factures énergétiques qui sont clairement à ce rayon. Surtout quand c’est sur les carburants aussi un impôt sur l’impôt.

      1. Pas des leçons économiques… Ils sont meilleurs que nous… D’où la possibilité de faire plus aides que nous… Nuance.
        Par contre en matière de gestion d’électricité globale… L’Espagne est un enfer et la France presque un paradis à côté !

        Ils vont mieux économiquement, mais ils claquent du fric dans un puits sans fond !
        C’est dommage pour eux et leurs intérêts futurs…
        Trump a dit hier que le pétrole sera cher jusqu’à la fin de l’année… Des spécialistes économiques, on dit que dans un océan de conneries, parfois Trump disait des choses très sensées.
        L’Italie et l’Espagne font des plans d’aides sur les carburants fossiles… Les dictatures du monde leur disent merci… Pour un ou 2 mois… Le problème, cela risque de durer des années !?

  2. Je ne sais pas vous, mais l’un des premiers critères qui me vient à l’esprit dans le choix d’une voiture… c’est sa taille. Et pourtant, j’ai l’impression que c’est une donnée qui n’apparait plus jamais dans les présentations des nouvelles voitures.
    Tout au plus parle-t-on de « crossover compact », mais il y a déjà eu ici des cas de modèle classés comme faisant partie des compactes dont la lecture de la fiche technique dégottée par ailleurs révélait que le bestiau faisait 4m80, soit bien plus qu’une Peugeot 604 de mon enfance (ok ça date, mais quand même).

    1. @de passage
      Vous étiez un gosse de riches !? 😉
      La 604 me faisait rêver … Digne d’une voiture américaine à mes yeux de gosse.
      … Mon père n’avait qu’une 204 break… C’est dire que cela représentait une 604 pour moi !

      Sinon vous avez raison … Une photo est trompeuse parfois … Une longueur du modèle est un minimum.

      1. Eh non pas gosse de riche : une Ami 6 break, c’est pas le Pérou. Mais on doit être de la même époque, je voulais moi aussi dire qu’à l’époque la 604 était ce qui se faisait de plus impressionnant en France. Et dire qu’aujourd’hui vue de derrière elle parait frêle à coté d’une simple 208 .

        1. C’est vrai.
          J’ai revu une 404 à un feu rouge… A coté d’une 207, elle faisait toute frêle !
          Pourtant, j’en avais une image d’une grosse voiture.

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