Renault 5 à 12 km : jusqu’où peuvent grimper les modèles populaires ?

Une Renault 5 TL de 1982 quasiment neuve a largement dépassé son estimation lors d’une vente aux enchères à Paris. Adjugée plus de 64 000 € (frais inclus + TVA), cette citadine interroge sur la valeur des modèles populaires devenus rares. Retour sur une vente marquante.

Une estimation largement dépassée

Le 15 mars 2026, lors d’une vente organisée par la maison Aguttes à l’Espace Champerret à Paris, une Renault 5 TL de 1982 « neuve » a été adjugée 54 131 € hors frais (64 454 € honoraires acheteur et TVA inclus). L’estimation initiale de l’auto oscillait entre 5 000 et 10 000 €.

Cette vente s’inscrivait dans une session réunissant 116 lots, dont les estimations s’étendaient de 1 500 à 850 000 €. Dans ce contexte, cette citadine française ne figurait pas parmi les modèles les plus attendus.

Une “sortie de grange” hors norme

Le véhicule, identifié comme le lot numéro 10, a été découvert en janvier 2026 dans le cadre d’une succession. Il était resté immobilisé pendant 43 ans dans un garage. Selon « Le journal de Saône-et-Loire« , la voiture a été découverte à Laives. La propriétaire l’a achetée en prévision de l’obtention de son permis, qu’elle n’a finalement jamais obtenu. La citadine au losange a été remisée puis « oubliée ».

Cette Renault 5 présente une configuration peu courante, avec une teinte Bleu Schiste Métallisé. Surtout, elle affiche seulement 12 km au compteur.

L’ensemble d’origine est complet : documents, bon de commande, plaques d’immatriculation et double des clés. L’état général correspond à celui d’une sortie d’usine.

Une rareté qui fait grimper les enchères

Produite à environ 5 millions d’exemplaires entre 1972 et 1984, la Renault 5 est un modèle largement diffusé. Toutefois, un exemplaire dans un tel état de conservation est aujourd’hui exceptionnel.

Cette particularité a contribué à la hausse rapide des enchères. La médiatisation de l’histoire du véhicule, notamment sur les réseaux sociaux, a également suscité l’intérêt. Cela rappelle l’histoire de la Citroën 2CV Charleston avec à peine 39 km. C’était déjà la maison Aguttes qui s’était chargé de la vente à l’encan.

Une valorisation très supérieure au prix d’origine

Le bon de commande d’époque indique un prix d’environ 40 000 francs. Aussi, converti et ajusté à l’inflation, cela correspond à 15 880,11 € actuels.

Avec un prix final de 64 453 €, la valeur de cette Renault 5 se voit multipliée par environ quatre en plus de 40 ans. Un écart qui illustre l’intérêt croissant pour les modèles anciens dans un état proche du neuf.

Notre avis, par leblogauto.com

En général, les voitures populaires ne cotent pas très haut. Fortement produites, il n’y a que quelques exemplaires à l’historique particulier qui peuvent dépasser des sommes « folles » (pour la cote, s’entend). Ici, l’histoire est à la fois belle et triste. Celle d’une voiture qui devait servir, et finalement s’est trouvée remisée dès sa livraison. Une belle endormie qui a visiblement fait tourner les têtes.

Dans la même vente, une Mercedes-Benz 300E Brabus 3.6 n’a atteint « que » 39 160 € hors frais et TVA. Comme quoi une Renault 5 peut battre une Brabus !

(3 commentaires)

    1. Je ne pense pas qu’elle ait été achetée pour cela. Sans tourner tout ce temps, même si le garage avait l’air sain au vu de l’état (pas de rouille/moisissure visible), au delà de tout ce qui s’use même quand on ne s’en sert pas (joints/tubulures diverses…), probable que le moteur soit irrémédiablement grippé si les précautions d’usage avant un arrêt prolongé n’ont pas au moins été prises: Démontage bougies, envoyer un peu d’huile via les puits de bougie dans les cylindres, donner qq coups de démarreur pour tapisser les cylindres d’huile, remonter les bougies… et finir par purger les carbus.
      En tout cas une R5 électrique actuelle dans 44 ans, on ne verra pas: La batterie en décharge profonde aura gonflée comme celle d’un ancien smartphone oublié dans un tiroir depuis quelques années!

      1. en 2070, s’il suffit de changer la batterie de la R5, l’opération sera bien plus simple que de remettre en route une thermique oubliée depuis 45 ans. Pas de durite à changer, pas de réservoir oxydé à changer, pas d’huile un peu partout, et pas de carbu grippé (sur la R5 il n’y en a qu’1)…
        Par contre, surement que le compresseur de clim aura besoin d’un plein de gaz, que le circuit de frein aura besoin d’une purge et d’un changement des pièces mobiles et joints: bref, tout ce qui est hérité du monde thermique ne tient pas dans le temps.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *