BYD en F1 ? Un projet loin d’être Bydon…

Pour paraphraser le président de la FIA Mohamed Ben Sulayem, ce serait “une étape suivante logique”. Selon des informations rapportées par le média Bloomberg, le géant chinois de la voiture électrique, BYD, étudierait une arrivée de taille en sport automobile, avec dans le viseur le WEC et surtout la F1. 

Après le retour en force des Etats-Unis, qui ont longtemps résisté à la F1, et qui maintenant sont au cœur du sport avec 3 courses et un constructeur (Cadillac), la FIA rêve évidemment de voir le pays du plus grand marché mondial s’engager sur la piste.

BYD, le nouveau géant

Jusqu’à présent, la présence des marques chinoises en sport auto a été discrète. Le cas le plus notable est celui de Lynk & Co qui s’est engagé et a gagné en WTCR. Mais les choses s’accélèrent : Xiaomi puis Yangwang ont lancé des supercars qui ont battu des records sur le Nürburgring, signe d’ambitions nouvelles. Le groupe Chery de son côté s’est tourné vers l’ACO et projette l’arrivée d’Exceed à l’horizon 2029.  

BYD, qui a pris le leadership du marché électrique à l’échelle mondiale devant Tesla, veut doper sa visibilité et surtout défier les grands constructeurs européens, américains et japonais, qui ont encore l’apanage de l’exposition en sports mécaniques.  « BYD examine plusieurs options à la suite de sa croissance rapide en dehors de son marché domestique et de l’évolution continue de la compétition automobile vers les moteurs hybrides » peut-on lire.

Reste à savoir quelle motorisation serait utilisée. Le géant chinois ferait-il le choix d’un bloc thermique déjà existant d’un autre constructeur ? Ou alors prendrait-il le risque de développer son propre moteur thermique ?

Une place chère à acquérir

La F1, en donnant encore plus de place à l’électrique, est évidemment une discipline qui intéresse BYD à la fois pour sa notoriété internationale et la vitrine technologique qu’elle propose. Reste que l’inscription d’une nouvelle écurie n’est pas une mince affaire, autant sur le plan financier (le ticket d’entrée qui dépasse les 500 millions plus le coût des investissements en infrastructures) que sur le plan politique (on l’a vu avec l’affaire Andretti).  

Racheter une écurie pourrait être une solution à la fois moins coûteuse et plus facilement adoubée par le paddock. A ce titre, les rumeurs pourraient rapidement se tourner vers Alpine, puisque l’écurie “française” est au centre de manœuvres d’actionnariat : Otro Capital a mis ses parts en vente, tandis que Christian Horner et Toto Wolff semblent prêt à poursuivre leur rivalité en tant que nouveaux actionnaires potentiels. Et dans tout cela, la présence de Renault est sujette à caution, étant donné le désengagement sportif qui a été amorcé par le groupe, avec l’arrêt du moteur F1 et le retrait du WEC fin 2026. 

Une nouvelle ère ?

Quoi qu’il en soit, l’arrivée de marques chinoises est logique, puisque le sport automobile a toujours reflté, d’une certaine façon, les nouveaux rapports de force de l’industrie. Au tournant des années 60/70, le renouveau industriel et technologique de la France s’est traduit par l’épopée Matra puis celle d’Alpine en rallye et de Renault en F1 avec le turbo.

Dans les années 70 et au début des années 80, la montée en gamme et en puissance de l’Allemagne se traduit par les succès de BMW en tourisme et en F1 ainsi que d’Audi en rallye. Puis, dans la seconde moitié des années 80, l’offensive était japonaise avec Honda en F1 et Toyota au Mans. La Chine, premier marché automobile du monde, a retrouvé sa place au calendrier de la F1 et veut désormais exister comme puissance du sport automobile.  

(9 commentaires)

  1. Tout ça c’est de la forfanterie : BYD n’a absolument aucune expérience dans la conduite d’une équipe de sport automobile. A part mettre son nom sur une équipe qui existe déjà, je ne vois pas ce que cette marque pourrait faire.
    Ils n’ont même pas de pilote locale capable de faire tourner leurs voitures sur le Nurburgring.
    Et puis avoir une équipe c’est bien, se mesurer et ne pas se faire humilier par Ferrari ou Mercedes c’en est une autre.

    1. Oui, mais ils vont apprendre !
      Moi, je dis bravo… Et franchement … Ça m’ennuie de le dire…
      Ils cochent progressivement toutes les cases pour atteindre « l’Honorabilité »… Qui n’ont pas encore vis-à-vis des premiums comme les BAM.

      Malheureusement, quand je vois Alpine F1 avec un GMP Mercedes avec comme directeur d’équipe… Flavio Briatore.
      J’ai honte d’être français !

      Par contre, je serais Chinois… Je fanfaronnais !

      1. Ils n’ont jamais participé à aucun championnat ils ne connaissent rien de rien et leurs ingénieurs n’ont aucune compétence en F1 : c’est plié d’avance.

        1. Vous m’avez lu ?
          Une dernière place … En passant la ligne d’arrivée sera plus prestigieux qu’une place de milieu pour Alpine avec un GMP Mercedes !

          La F1 est aussi un laboratoire … C’est fait pour apprendre.
          Alors déjà, ils ne sont pas mauvais … Sauf à début, comme tout le monde au départ.

          1. Ils feront une année 2027 « minable » … Pour apprendre
            Puis une moins mauvais en 2028… Pour faire des bons résultats vers 2030 ?
            ET on aurait l’air de quoi, si l’on se moque d’eux trop vite en 2026 !?

    1. Lawrence Stroll a un plan produit pour la marque. On le voit mal se barrer de la F1.
      Cette année, le Honda est à la rue…Honda s’est fait avoir par son accord avec Red Bull. Les 2/3 des ingénieurs sont partis chez Red Bull Powertrains et en gros, Honda repart avec 20 % d’ingénieurs avec de l’expérience en F1.
      Le moteur vibre. Cette vibration n’a pas été décelée au banc et transmet les vibrations à la coque de survie et au châssis.

      Les pilotes sont mal, et surtout, les batteries n’aiment pas le traiteent…
      Pire ? Honda avait amené 4 packs de batterie à Melbourne…le premier était défectueux avant le premier tour de roues………

      1. Bien vue.
        RedBull powertrains est une énorme structure avec des anciens de Mercedes F1 et honda F1 pour la majorité. (Ils ont plus de personnel sur le moteur que Ferrari, environ 500).
        Eh oui la F1 est une question de budget

  2. Pensez que BYD ou les chinois vont venir faire de la figuration en F1 relevé de la meme ignorance de ceux qui il y a ici même disait qu’ils ne savaient pas faire des batterie (au moment où je répétais qu’ils était des leaders ). C’est dire le décalage.

    L’enjeu est ici l’arrivée des chinois en proto et en F1 et l’intérêt qu’ils peuvent en tirer. Ça a toujours été la.question.
    J’avais toujours écrit que les constructeurs chinois viendraient en monoplace électrifiée potentiellement si ça fait sens par rapport à leur stratégie de vente. (Et c’est la règle pour tout constructeur)

    La Chine a des géants centres de recherche et des ingénieurs ds pointes en course auto.
    La formule 4 chinoise est motorisée par Geely.
    Les divisions Chery (icar), Les chassis momoplace
    Brèves aérodynamique oredicitve Huawei/Xiaomi dont certains concepts ont été testés dans le nurburgring
    Suspension magnétique haute fréquence (cherry)
    MGU K chinois. (Sert de moteur )
    CTC spécifique BYD pour monoplace
    Nio ep9 record nurburgring sur base monoplace

    Et surtout les chinois ont une maîtrise absolue dans le système de refroidissement des batterie à haute vitesse.
    Les cellules de batteries utilisées en F1 et Fe sont très probablement chinoises. (Le reste européen : bms…).

    Donc si un groupe chinois comme geely ou byd vient en compétition, il y aura plusieurs choses :

    1. Une montée de la Chine dans le d’organes de décision de fia. La Chine n’est pas la Corée du sud ou Japon. Ils sont trop grand pour être un acteur satellite. Il prendront peut être des parts qui sait.

    2. S’ils mettent des groupes. (En proto par exemple), ça sera pour gagner et gagner vite.

    Les F1 actuelles sont le.fruit d’une ingénierie européenne ou japonaise mais elles ont besoin de l’industrie chinoise pour l’architecture des batteries et les matériaux des moteurs électriques (MGU K).

    Donc si un puissant groupe chinois y trouve un intérêt, il ne viendra pour de la figuration.
    Et (mon avis perso ), larrivee de la Chine en F1 ne se fera pas en simple participants.
    La.Chine est trop puissante pour ça.
    Elle modifiera l’architecture globale pour que les ingénieurs chinois aient un rôle important dans ce que devrait être la F1.

    La F1 européenne historique est déjà mondialisée, américanisée et ancrée grandement au moyen Orient.
    Avec un présence chinoise, américains et chinois voudront avoir le plus d’influence. Car ils sont derrière eux les plus puissants marchés.

    Ce qui va s’ajouter aux tensions historiques constructeurs/fia/F1.

    La question n’est pas vraiment si byd viendra ou pas.
    La question est qu’elle architecture aura une F1 avec des participants américains et surtout chinois si leur entrée sérieuse devait se faire
    Et c’est aussi un choix que la F1 devra faire. Prendre le risque d’involuer surtout avec des régulations contestés, voir l’émergence d’un autre championnat monoplace parallèle chinois (des indycar chinoises) ou faire de la place à des nouveaux arrivants dans une architecture plus globale.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *