Certains sont moqués pour leur discours décliniste et le « tout fout le camp ». Force est de constater que le sport automobile tricolore ne traverse pas une période très glorieuse…Les dernières rumeurs sont inquiétantes à ce propos. Le programme Alpine Hypercar n’a été confirmé que pour la saison 2026, et pour cause : une rumeur persistante évoque purement et simplement la fin du programme à l’issue de cette saison, qui verra pourtant le jeune Victor Martins rejoindre l’armada des prototypes bleus.
Un défi industriel et économique à surmonter
Le problème ne vient pas des résultats sportifs, qui sont encourageants, mais de réalités purement économiques et structurelles : en dépit de la croissance de ses ventes (Alpine a franchi la barre des 10.000 ventes en 2025), la marque n’est pas encore vraiment rentable. La trajectoire financière n’est pas encore au niveau des objectifs fixés, d’autant que l’élargissement des marchés, avec en ligne de mire les Etats-Unis, est encore une fois contrarié par les soubresauts des relations transatlantiques.
Alpine aborde un tournant à la fois stratégique et très délicat, en basculant vers le tout électrique, ce qui est très périlleux pour une marque sportive et à la production limitée. On a vu ce que cela a donné avec le Folgore chez Maserati. L’arrivée de l’A390 et le renouvellement de la berlinette posent des questions de coûts et de rentabilité. Des impératifs industriels et économiques auraient ainsi raison du sport, à l’instar de ce que Porsche vient d’acter en mettant fin au programme 963 en WEC. Autre point, le nouveau directeur général de Renault, François Provost, connu pour son expérience commerciale et financière, n’est pas réputé comme un grand amoureux de la compétition.
Viry, un avenir encore en suspens
Autant dire que les nuages s’assombrissent pour Alpine Hypercar, et par conséquent pour le site de Viry-Châtillon, qui avait été repositionné comme le cœur de “Hypertech Alpine” après la fin du programme F1. D’aucuns disaient déjà n’y voir que de l’enfumage…attendons de voir. Ce qui est sûr, c’est que la fin de l’hypercar marquerait à coup sûr un coup fatal pour Viry, qui se remet à peine de la fin brutale de la Formule 1.
Toute l’activité F1 est désormais à Enstone, tandis que le Dacia Sandrider du Dakar est assemblé en Angleterre. Le programme rallye-raid aussi ne semble pas devoir durer très longtemps. C’est donc tout un pan conséquent du patrimoine du sport automobile français qui pourrait vaciller, l’enterrement final de Gordini en somme…
Les têtes pensantes Alpine Racing sur le départ ?
Cela expliquerait les rumeurs touchant certains piliers de la maison. Bruno Famin – actuellement vice-président Motorsport d’Alpine – serait sur le départ. Nommé directeur exécutif d’Alpine Racing à Viry-Châtillon en février 2022, il a ensuite été promu directeur d’Alpine Motorsports, puis directeur d’équipe en Formule 1 en juillet 2023, un poste qu’il a quitté un an plus tard. Depuis, il supervisait toutes les activités sportives du groupe Renault hors F1 en tant que vice-président Motorsport, notamment l’endurance et le rallye-raid. Autre départ majeur qui circule sur le bout des lèvres, celui de François Champod, directeur adjoint Motorsport d’Alpine et figure de longue date du groupe Renault.

Ça explique le départ de Mick Schumacher qui a sans doute été informé en temps utile de la situation.
J’aurais pourtant parié sur Peugeot en premier (et dès l’année dernière…), Alpine (ou tout du moins leur sous-traitant Signatech) à quand même réussi depuis son arrivée a gagner… une course.
Peugeot ?
Allez 2027
On y croit
🤞