Stellantis ferme son usine de Windsor

La pause de l’usine de Windsor (Ontario) va finalement durer plus de temps que prévu. En effet, Stellantis arrête l’usine de Windsor après une pause liée aux tarifs douaniers américains. L’idée est de préparer les modèles 2026.

Une nouvelle fermeture prévue dès le 5 mai

Stellantis vient d’annoncer une nouvelle fermeture – temporaire – de son usine d’assemblage de Windsor, en Ontario. Celle-ci est effective depuis ce lundi. Cette décision intervient peu après une précédente interruption de deux semaines qui avait été provoquée par les récents droits de douane imposés par les États-Unis.

Cette fois, cependant, la fermeture se justifie par des raisons stratégiques : la préparation de la chaîne de production pour accueillir une nouvelle gamme de modèles de véhicules. Le syndicat Unifor, section locale 444, a été informé par le constructeur que cette interruption sera d’une durée d’une semaine. La mesure concerne plus de 4 000 employés, alors même qu’ils viennent tout juste de reprendre le travail après une pause antérieure liée aux tensions commerciales entre le Canada et les États-Unis.

Contexte commercial tendu : l’effet des tarifs douaniers

La première fermeture de l’usine est survenue début avril. Elle était directement liée à l’annonce par le président américain Donald Trump de l’instauration de droits de douane de 25 % sur tous les véhicules importés. Cette décision a bouleversé l’équilibre de la chaîne d’approvisionnement nord-américaine, poussant des entreprises comme Stellantis à revoir leur stratégie de production et leurs investissements sur le continent.

Lors d’une récente conférence téléphonique avec les analystes financiers, Doug Ostermann, directeur financier de Stellantis, a expliqué que l’entreprise devait désormais «calibrer ses investissements, son empreinte industrielle et ses effectifs en Amérique du Nord» pour préserver sa rentabilité dans ce contexte commercial mouvant. Il a également souligné que les politiques tarifaires étaient en constante évolution, tant aux États-Unis qu’au Canada.

Une fermeture stratégique pour intégrer les modèles 2026

Contrairement à la précédente, la fermeture du 5 mai ne s’inscrit pas dans une logique de réaction à un choc commercial, mais dans une démarche de planification industrielle. En effet, Stellantis prépare activement le lancement de ses modèles 2026, parmi lesquels la Chrysler Pacifica, la Chrysler Grand Caravan/Chrysler Voyager, ainsi que la nouvelle Dodge Charger Daytona.

Selon Lou Ann Gosselin, responsable de la communication pour Stellantis Canada, l’arrêt temporaire permettra de finaliser la production des modèles de l’année 2025 avant de reconfigurer la ligne d’assemblage pour accueillir les nouvelles versions. Elle précise que l’entreprise « continuera à surveiller la situation » et ajustera ses opérations en conséquence.

Un ajustement nécessaire face à des défis globaux

La baisse de 14 % du chiffre d’affaires de Stellantis au premier trimestre 2025 souligne l’ampleur des défis économiques que doit surmonter le constructeur. L’instabilité des politiques commerciales, la pression inflationniste sur les matières premières et les transformations du marché automobile mondial – notamment l’électrification et les nouvelles attentes des consommateurs – forcent les industriels à être réactifs et adaptables.

La décision d’interrompre temporairement l’activité à Windsor, tout en planifiant activement les prochaines étapes, s’inscrit dans cette volonté d’optimiser la gestion des ressources, d’anticiper les évolutions du marché et de préserver l’emploi dans une industrie en pleine mutation.

Notre avis par leblogauto.com

La fermeture temporaire de l’usine Stellantis de Windsor reflète bien plus qu’un simple arrêt de production. Elle est le symbole des défis stratégiques posés par les tensions commerciales internationales et des nécessaires ajustements industriels pour maintenir la compétitivité.

Alors que les employés s’adaptent à ces changements cycliques, Stellantis mise sur une réorganisation ciblée pour s’aligner sur les exigences du marché nord-américain et mondial.

Crédit illustrations : Stellantis.

(2 commentaires)

  1. Encore une démonstration de l’efficacité de la politique de Trump… Que je comprends dans un sens.
    @amiral, néanmoins, ce n’est pas amical pour les Canadiens ni pour les Européens… et donc nous les Français.

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