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    Accueil » Sauber Motorsport est quinquagénaire !
    Histoire

    Sauber Motorsport est quinquagénaire !

    Nicolas AnderbeganiNicolas Anderbegani28 mai 20207 commentaires
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    Sauber Motorsport fête en mai ses 50 ans ! Autodidacte passionné et tenace, Peter Sauber appartient à un « espèce » en voie de disparition. Retour bref sur une belle aventure.

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    Débuts discrets dans le pilotage

    Né en 1943 à Zurich en Suisse, Peter Sauber veut se lancer dans la compétition automobile à la fin des années 60, dans un pays qui a donné de nombreux talents – Jo Siffert, Clay Regazzoni pour ne citer qu’eux – mais a interdit les courses sur circuit depuis le drame du Mans en 1955. Heureusement, une catégorie échappe au diktat helvète : les courses de côte, ou Bergrennen comme on dit de l’autre côté des Alpes, auxquelles la géographie suisse sied parfaitement. D’ailleurs, en 1969, c’est un compatriote, Peter Schetty, qui triomphe dans le championnat d’Europe en raflant toutes les courses de la saison sur une Ferrari 212E Montagna.

    Licencié à l’Automobile Club de Bâle, Peter Sauber, fils d’un important industriel et électricien de profession, débute la compétition en 1966 au volant d’une VW Beetle mais il ressent davantage de plaisir à préparer des voitures qu’à les conduire. La technique prend le dessus sur le pilotage, et Sauber prend sans doute conscience aussi de ses limites en tant que pilote.

    La lignée des C

    En 1970, il saute le pas avec sa première création, la C1 (« C » faisant référence à son épouse Christiane). ll s’agit d’une barquette développée sur la base d’une F3 Brabham, propulsée par un 4 cylindres Cosworth de 115 chevaux, avec lequel Sauber devient champion de Suisse des voitures de sports. C’est ensuite en 1975 que le team prend véritablement son envol, grâce à la C5 BMW 2.0 litres qui remporte le championnat Intersérie. En 1979, Sauber s’écarte momentanément des sport-prototypes et s’intéresse à la Formule Procar lancée par BMW avec la Supercar M1, ce qui aboutit en 1981 au développement en interne de deux M1 en spécification Groupe 5. Les voitures essuient de nombreux revers mécaniques mais une M1 Sauber triomphe aux 1000 kilomètres du Nurburgring avec Nelson Piquet.

    L’ascension avec l’étoile

    L’écurie suisse a démontré ainsi son savoir-faire dans la préparation des châssis, et cela ne tombe pas dans l’oreille d’un sourd. Quand Mercedes décide de revenir en compétition via le Groupe C à partir de 1985, c’est lui qui est choisi pour construire les châssis et superviser l’exploitation course. Une association fructueuse, qui conduit au titre mondial de sport-prototypes en 1989 et 1990 avec les Sauber C9/C11 ainsi qu’à la victoire au Mans. Ce sera un tremplin pour la F1, où Sauber débarque en 1993 et réalise de suite d’excellentes performances. Malheureusement pour lui, le partenariat rêvé avec Mercedes s’écroule quand l’étoile décide se marier avec McLaren.

    La passion de survivre

    Sauber se replie alors sur Ford puis, à partir de 1997, sur Ferrari, pour un long partenariat moteur que seule la parenthèse BMW, entre 2006 et 2009, viendra interrompre. Après l’aventure BMW, Sauber connaît des années difficiles, notamment en 2014 où le team termine l’année sur un zéro pointé. Les finances sont alarmantes mais l’abnégation de son fondateur permet de sauver la mise. En 2016, Peter Sauber prend du recul et cède la direction à de nouveaux investisseurs,  jusqu’au partenariat salvateur avec Alfa Romeo. De Kimi Raikkonen en 2001 à Charles Leclerc en 2018, en passant par Felipe Massa et Sergio Perez, l’écurie, au capital sympathie jamais entamé, s’est souvent muée en découvreuse de talents.

    Même si le nom Sauber n’apparaît plus officiellement dans la liste des engagés, naming oblige en faveur du sponsor-titre Alfa Romeo, la structure de base, localisée à Hinwill, reste à la manœuvre et s’investit aussi dans un junior team pour dénicher les pépites de demain. Le savoir-faire technique se perpétue également à travers la soufflerie, l’une des plus modernes, que de nombreux constructeurs exploitent pour leurs programmes sportifs, à l’image de Toyota qui y a éprouvé l’aérodynamique de ses LMP1. Plus d’une écurie aurait depuis longtemps disparu après tous les rebondissements et les difficultés traversées, mais elle est toujours là. Longue vie à Sauber !

    Images : Sauber, wikimedia commons

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    Nicolas Anderbegani
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    Petit-fils de "Citroëniste" et fils de "Béhémiste", je suis tombé dans la potion magique automobile tout petit. Charmé avant tout par les belles Italiennes, je suis passionné par les sports mécaniques, Formule 1 en pole position évidemment. Toujours prompt à dégainer mon appareil photo, je suis de près l'actualité sous toutes ses formes, aimant "shooter" des bolides en mouvement et faire des montages vidéos. Mes champs de prédilection sont l'actualité produit des marques Italiennes et des sportives en général, le sport automobile et les évènements historiques, qui recoupent ma profession d'enseignant d'Histoire. Je retranscris ma passion enfin dans l'écriture d'ouvrages.

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    7 commentaires

    1. Neutre on 29 mai 2020 10h21

      like +1

      Reply
    2. Zak on 29 mai 2020 11h24

      C’est du propre. Merci. Les Sauber-Mercédès du groupe C sont absolument légendaires : de vraies flèches d’argent.

      Reply
      • AXSPORT on 29 mai 2020 14h26

        Respect effectivement pour les C9, C11, etc
        🙂

        Reply
    3. Chobulbeps on 29 mai 2020 11h38

      Belle écurie qui a su faire les bons choix pour survivre dans un environnement hostile et très selectif.

      Reply
      • gigi4lm on 29 mai 2020 15h14

        Les bons choix, Monisha Kaltenborn par exemple

        Reply
    4. labradaauto on 29 mai 2020 12h26

      Un grand Monsieur du sport automobile ! Il a donné beaucoup . Il est toujours là. il a l’oeil. j’écris ça parce que je l’ai vu regarder !!!

      Reply
    5. Peter Wheeler on 29 mai 2020 15h46

      C’est Hinwil, et non Hinwill. Petite bourgade du canton de Zürich.

      Reply
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