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    Accueil » Renault-Nissan investit dans Kalray pour la Symbioz
    Accessoires Auto

    Renault-Nissan investit dans Kalray pour la Symbioz

    Elisabeth StuderElisabeth Studer2 mai 20185 commentaires
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    Ce concepteur grenoblois de microprocesseurs à très forte puissance de calcul et à faible consommation d’énergie accueille ainsi deux nouveaux fonds à son capital. Son ambition : devenir un acteur mondial des systèmes intelligents.

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    Opération de 10 millions d’euros

    L’opération, effectuée pour un montant de 10 millions d’euros, inclut les actionnaires existants et les nouveaux investisseurs. Elle constitue la deuxième tranche d’une levée de 23,6 millions, initiée en juin dernier auprès de Safran Corporate Ventures, le fonds d’investissement asiatique Pengpai et de ses actionnaires historiques ACE Management, CEA Investissement, EUREKAP! et Inocap Gestion. La conversion en capitale de la première tranche de 13,6 millions est intervenue au cours de l’exercice 2017.

    Les fonds levés désormais sont destinés au déploiement commercial du processeur existant et à la finalisation du développement de la nouvelle génération, qui devrait être lancée en 2019.

    Investissement dans Kalray stratégique pour la Renault Symbioz

    A cette occasion, François Dossa, le directeur d’Alliance-Ventures a tenu à rappeler que les processeurs de Kalray équipaient d’ores et déjà le prototype  de voiture autonome Renault Symbioz, que le constructeur teste désormais depuis plusieurs mois. Le dirigeant ajoutant que cet investissement dans Kalray était de ce fait « tout à fait stratégique ».

    Pour rappel, les processeurs dits « intelligents » permettent d’analyser en temps réel des flux très importants d’informations, en vue de pouvoir réagir et prendre des décisions immédiatement. Pour cela, Kalray utilise un réseau de processeurs massivement parallèles (ou MPPA) intégré dans une seule puce.

    Partenariat stratégique côté Kalray également

    Dans un premier temps, le concepteur grenoblois Kalray a choisi de se focaliser sur deux marchés, les data-centers intelligents et les voitures intelligentes, chaque secteur représentant un potentiel de plus d’un milliard d’euros.

    « Alors que l’un de nos marchés prioritaires est celui des prochaines générations de véhicules, nous ne pouvions rêver d’un meilleur partenaire stratégique que l’Alliance Renault-NissanMitsubishi. Quant à la participation de Bpifrance et du Ministère des Armées à travers le fonds Definvest, c’est pour nous une très forte validation de l’avance technologique et de l’enjeu stratégique de nos solutions sur le marché », a déclaré pour sa part Éric Baissus, président du directoire de Kalray.

    Essaimée du CEA (Commissariat à l’Énergie Atomique et aux Énergies alternatives) en 2008, placée en redressement judiciaire à l’été 2013 et sortie  de l’ornière sous l’impulsion d’ACE Management en 2014,  Kalray emploie 65 personnes, la plupart  à Montbonnot-Saint-Martin, près de Grenoble.

    L’entreprise réalise déjà 80 % de sa Recherche & Développement avec des partenaires étrangers et possède deux agences, au Japon et aux Etats Unis. Sa technologie protégée par plus de 20 brevets sera produite par des usines extérieures à l’entreprise. Cette deuxième génération de processeurs en silicium, le MPPA Bostan, est dotée de 288 coeurs et fonctionne à basse fréquence (environ 600 mégahertz), synonyme de faible consommation d’énergie.

    Crédit Illustration : Renault

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    Elisabeth Studer

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    5 commentaires

    1. lym on 3 mai 2018 8h16

      De toutes manières, l’industrie auto n’a pas le choix. De même que l’avionique mais sans doute plus tard vu la longueur de ses cycles de développement/certification.
      Le raison en est que l’industrie télécoms (infrastructure), qui jusque là fiabilisait de facto les familles de processeur utilisées ensuite dans les systèmes critiques, ne va plus jouer ce rôle. Le maximum de fonctionnalités migre dans le cloud. Donc le matériel va pour l’essentiel perdre sa spécificité et se rapprocher du serveur standard.
      Le PowerPC qui était compatible avec la sûreté de fonctionnement est donc remplacé sur ces marchés par de l’Intel ou de l’ARM qui ne l’intègrent pas (firmwares opaques ou états indéfinis en pagaille). Et va sans doute mourir faute de débouché alors suffisant.
      Il serait sans doute possible d’avioniser de l’ARM, des licences permettant les modifications nécessaires. Mais le travail est énorme niveau matériel alors il vaut peut-être mieux repartir d’une feuille blanche, même si l’intérêt serait alors de bénéficier d’un choix de systèmes d’exploitation existants pour cette architecture qui minimiserait le travail de portage.
      Visiblement, Renault a fait le choix de l’audace!

      Reply
      • philouze on 3 mai 2018 13h41

        Doit y avoir du standard là dedans, puisque j’ai cru comprendre que c’est Nvidia qui a bossé l’interface graphique du bidule

        Reply
    2. Anonyme on 3 mai 2018 16h15

      Qui, en France, on sait aussi fabriquer des microprocesseurs ?

      Reply
      • De passage on 3 mai 2018 17h06

        Et pourtant si, il y a encore des fondeurs français : STMicroelectronics, Soitec (toutes les deux du côté de Grenoble également d’ailleurs, comme Kalray).
        Bon, pour les usines, ça peut être différent, pas forcément made in France.

        Reply
        • Anonyme on 5 mai 2018 16h55

          oui mais ça ce n’est pas vraiment des composants pour le grand public genre AMD, Qualcomm et compagnie non ?

          Reply
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