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WEC 2022 : Peugeot et Total en disent plus sur le programme

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Peugeot et Total profitent de la 88e édition des 24 Heures du Mans, ce weekend, pour donner officiellement le coup d’envoi de leur projet Le Mans Hypercar (LMH).

Quand Peugeot a annoncé son retour en endurance pour la saison 2022 (Le Mans 2023 théoriquement), ce n’était qu’une lettre d’intention. D’ailleurs, le retour prévu avec Rebellion a tourné court puisque l’écurie Suisse arrêtera le sport auto après l’édition de ce week-end. Désormais, on en sait plus.

Déjà, Total, partenaire « de toujours » était annoncé et confirme sa participation au projet. Mais, surtout, on sait désormais que Peugeot reviendra en suivant le règlement LMH et non une équivalence ou la version non hybride. C’est un sacré engagement.

« Le Mans est le graal de l’automobile, déclare Jean-Philippe IMPARATO, Directeur de la Marque PEUGEOT. C’est la course qui désigne son vainqueur. Pour nous, cela représente 3 victoires mais aussi beaucoup de sueurs, de larmes, de joie et un incroyable esprit d’équipe avec Total avec qui nous célébrons en 2020 les 25 ans de collaboration de nos deux entreprises ».

Un choix mûrement réfléchi

Comme à chaque engagement dans un sport auto, Peugeot a bien réfléchi à la meilleure catégorie pour cela. On se souvient que pour revenir au Dakar, le Lion avait décidé, à contre-courant de revenir en buggy deux roues motrices et non en 4×4 contrairement à MINI et Toyota (Mini a changé son fusil d’épaule depuis). Ici, Peugeot revient donc en LMH.

Officiellement, « une certaine liberté aérodynamique » fait partie des critère du choix. Il y a aussi le fait que la voiture pourra, comme à la grande époque, ressembler (de loin, de nuit) à une voiture de série. Ainsi, la voiture intégrera certains codes esthétiques de la marque. Il y a également le fait qu’en LMDh (Le Mans Daytona hybrid), la partie hybride est commune (pour des raisons de coûts). Or SAFT (Total) veut développer ses propres technologies pour l’hybridation.

La « Neo Performance » aura pour signes distinctifs les trois griffes, tant à l’avant qu’à l’arrière, ainsi que la couleur jaune fluo. Cette couleur est désormais celle de « Peugeot Sport » qui pour l’occasion a aussi dévoilé son nouveau logo. Exit Peugeot Talbot Sport et les couleurs mythiques, place donc au jaune fluo aperçu sur les concepts PSE (Peugeot Sport Engineered).

Pour marquer son engagement et son retour au Mans, Peugeot a également amené en bord de la piste mancelle, son gros lion métallisé qui a été utilisé lors des derniers salons auto. Le lion regarde les concurrents et les jauge (Toyota en premier lieu).

Toyota, Peugeot, Alpine. Qui d’autre ?

La voiture sera conforme au règlement Le Mans Hypercar. 500 kW de puissance totale et 4 roues motrices grâce à l’hybridation. Le moteur électrique, d’une puissance maximale de 200 kW entraînera les roues avant tandis que le moteur thermique entraînera les roues arrière. Les protos 100% thermiques disposeront de la même puissance (500 kW ou 680 ch) mais ces derniers seront uniquement propulsion. L’hybride aura donc l’avantage des 4 roues motrices et d’un couple disponible plus immédiatement.

Mais, la route est encore longue et ne fait que commencer. Les vues présentées ici sont des vues de designers s’appuyant sur le règlement. La voiture définitive sera sans doute différente de celle-ci. Pour autant, chez Peugeot, on indique qu’une partie du concept aérodynamique ainsi que l’architecture hybride sont déjà définies.

Pour Peugeot, ce retour en compétition d’endurance marque aussi la nouvelle gamme « haute performance » hybridée dont la Peugeot 508 PSE sera le porte étendard. Le partenariat avec Total devrait passer également par SAFT, le fabricant de batteries de l’ex-pétrolier et désormais « énergéticien ».

Notre avis, par leblogauto.com

Il nous tarde déjà d’être en 2022 pour voir Peugeot revenir 10 ans après son départ, en endurance. Surtout qu’il y aura aussi Alpine, dans un projet différent (100% thermique), et Toyota théoriquement présent dans la même catégorie. Pour les autres protos, on verra au fur et à mesure ce que donneront les Glickenhauss et compagnie.

On devrait avoir des prototypes plus gros, plus lourds. Et des parties hybrides plus « proches » des véhicules de série. Les 24 heures du Mans, et l’endurance, seront de belles pages de publicité pour les participants. On a hâte.

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34 Commentaires sur "WEC 2022 : Peugeot et Total en disent plus sur le programme"

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Jean-Pierre
Invité

Le règlement pour les Le Mans Hybrid (LMH) indique « 25 power units, including the MGU-K, must be presented to the FIA and installed in production cars by the end of year 1, with 100 production cars produced by the second year of competition ». Peugeot mettra-t-il en vente une centaine de voitures équipées de ces moteurs?

polo
Invité

Cette partie a été amendée, il n’y a plus besoin de sortir des modèles de route.

Invité

Normalement y avait les deux pour l’hypercar: faire un prototype, ou faire une voiture avec déclinaisons route (d’où la version route de la Bykolles et de la Glickenhaus), si on rajoute le LMDh ça fait 3 façon différente d’aller dans la top classe au mans, on sent qu’ils font tout attirer du monde

Objectif Lune
Invité

Rôôôh, « Ils nous tardent » !

gigi4lm
Invité

Pourquoi 2023 au Mans ?
Ils disent être prêt pour la saison 2022. Sans Le Mans ? ??
Il me semble que les saisons WEC sont revenues dans un format année calendaire.

polo
Invité

Le tweet de Peugeot est clair, ils seront présents en 2022.

Invité
Oui la saison 2021 a été annoncée hier, début en mars à Sebring et fin en novembre à Bahrein avec Le Mans au milieu. Du coup 2022 veut bien dire Le Mans 2022 et non plus Le Mans 2023 comme c’était le cas si la saison commençait en septembre. Encore que, il était question que Peugeot dispose d’une dérogation et puisse aligner ses autos au Mans 2022 même quand cette épreuve était sensée être la dernière de la saison 2021… C’est sans doute un problème de capacités intellectuelles de ma part mais les championnats à cheval sur deux années calendaires… Lire la suite >>
gigi4lm
Invité

Ferrari réfléchie, d’abord sur la pertinence d’y aller et ensuite dans quelle catégorie. Porsche idem.
Mais j’ai bien l’impression que les constructeurs sont plus intéressés par l’Hypercar que par le LMDh dont ils ne métrisent pas le châssis. Ce dernier semble réservé aux équipes privées type LMP2 aujourd’hui ou/et aux équipes US.
Bon, ça commence mal (ou bien) Glickenhaus n’est pas d’accord avec mon point de vue.

polo
Invité

Non Ferrari utilise l’endurance pour avoir des avantages en F1, leur cinéma est connu depuis des années, au passage l’arrivée de la F8 en GTE ne semble même pas au programme. Porsche est surtout intéressé par l’IMSA et si les Hypercar n’y sont pas acceptés leur choix sera rapide LMDh ou rien.

gigi4lm
Invité

Pas sûr que cette fois ci Ferrari ne soit pas intéressée.
La limitation des coûts en F1 et en endurance libère du budget et du personnel pour être présent dans les deux disciplines. Et de plus tout le monde sait que Ferrari ne quittera jamais la F1, leur menace ne prend plus et d’ailleurs ils ont signé les nouveaux accords tout en continuant à se dire intéressé par le WEC.

SGL
Invité

Peugeot aurait les moyens de monter encore en gamme… mais il fait qu’ils soignent leurs motorisations, fiabilité et revenir à la propulsion… Il y a du transfert d’éléments possibles à faire avec Alfa… comme échange de bons procédés.
Il faut fructifier les retours aux WEC !

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