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Essai Toyota Rav4 Hybride 222 ch

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Essai Toyota Rav4 Hybrid 222 ch (2019)

L’hybride et Toyota, voici une affaire qui roule depuis plus de 20 ans. Il n’y pas que les Lexus et les Prius dans la vie, il y a aussi le RAV4 qui maintenant ne sera disponible qu’avec cette motorisation. Nous l’avons étrenné en Espagne, dans les environs de Barcelone.

222 chevaux de puissance cumulée

L’ancien RAV4 dans sa version la plus puissante, développait près de 200 ch, 197 pour être précis. La nouvelle génération culmine maintenant à 222 ch ce qui la place parmi les SUV les plus puissants de sa catégorie. Rien que ça ! Mais avant de s’intéresser à son intérêt technologique, il va falloir passer la barrière du style.

Avec son capot haut, ses traits tirés et sa carrosserie globalement tout en angles, notre RAV4 en impose. Certains qualifieraient son design de « clivant ». On vous laisse seul juge. Pour notre part, nous avons eu du mal à nous laisser convaincre, mais le plus important, a priori ne se situe pas là. Tant pis pour le coup de cœur visuel.

Un rétroviseur intérieur innovant

En entrant à bord, on se retrouve dans un environnement technologique, à la présentation plutôt moderne. Pour la qualité perçue, quelques surpiqures et des plastiques moussés en guise de raffinement, et ce sera tout. Le large écran qui surplombe la console centrale ne dispose pas malheureusement de Carplay ou Android Auto. Un grief difficile à pardonner aujourd’hui… En revanche, on ne manque pas d’espace, à l’avant comme à l’arrière. Comme d’habitude, au milieu sur la banquette, la vie parait plus compliquée.

Grace à des batteries bien implantées, le coffre dispose de 580 litres de contenance. Une fois bien installé, on démarre, et là on remarque le rétroviseur avec un écran relayant l’image en provenance d’une caméra pointant vers l’arrière. Parfait pour voir derrière, bien qu’un peu gênant suivant les reflets, voire perturbant. Heureusement on peut le désactiver pour retrouver un miroir (sans teint) réfléchissant classique. Il faut sans doute s’y faire, à voir au quotidien.

Une boite CVT qui complique la vie

Conduire une hybride Toyota, c’est comme remonter sur son ancien vélo, on retrouve des sensations que l’on connaît déjà. On décolle dans le silence, puis de manière assez lisse, le bloc thermique prend en partie la main. Les choses se font tellement de manière imperceptible, qu’on ne distingue pas toujours quand le 4 cylindres se coupe, notamment à vitesse stabilisée. En ville, là où en plus on passe son temps à jouer le jeu de l’éco-conduite, la consommation se tient entre 4 et 5 litres.

Sur la route, le chiffre augmente sensiblement, on n’en attendait pas moins. Quand les deux blocs s’activent de concert pour maximiser une relance, on entend une musique typique des hybrides. Le moteur s’emballe, la faute à la CVT… Aucun problème en termes de reprise, la voiture n’en manque pas. Simplement nos oreilles n’apprécient pas particulièrement le morceau choisi. Du coup, sur route montagneuse ou sinueuse, l’envie de jouer les Fangio nous passe.

 

Bien Vu

Le rétroviseur écran Essai Toyota Rav4 Hybrid 222 ch (2019)

Mal vu

Sorties d’échappement pas très heureuses, on les préférerait dissimulées Essai Toyota Rav4 Hybrid 222 ch (2019)

Consommation un peu élevée sur autoroute

D’autant plus que le châssis plutôt typé pour le confort, ne nous pousse de toute façon pas à jouer les Alonso. Évidemment lui pilote une Toyota TS050 Hybrid taillée pour les courses d’endurance, autrement plus dynamique.  Blague à part, on adopte ainsi une conduite relative au rythme de la balade. Tant mieux pour les passagers, ils ne souffriront pas trop de la mollesse des suspensions.

Sur autoroute la consommation s’avère plutôt défavorable. Le thermique garde principalement la main, avec un bloc électrique qui ne lui est pas d’un grand secours. Dès lors, l’ordinateur de bord nous indiquait un chiffre naviguant autour des 7 litres, voire un peu plus suivant le relief. On remarque aussi des bruits d’air qu’on aimerait constater un peu moins envahissants à haute vitesse.

Dès 34 950 € en deux roues motrices

Notre Toyota Rav 4 à transmission intégrale s’améliore dans tous les domaines, mais ne gomme toujours pas complètement ce qu’on apprécie le moins. Le prix à payer cela étant pour un coût à l’usage maitrisé. Il offre beaucoup d’espace, suffisamment de coffre pour un usage familial, tout en contenant ses consommations, de façon remarquable d’ailleurs en agglomération. Comptez 34 950 € en 2 roues motrices, jusqu’à 47 050 € en finition haute en cochant l’option 4X4.

 

+ ON AIME
  • Consommations maitrisées
  • 4X4
  • Rétroviseur intérieur avec caméra
ON AIME MOINS
  • Quelques bruits d’air sur autoroute
  • CVT
  • Design clivant
Toyota RAV4 AWD Hybride
Prix (à partir de) 34 950 €
Prix du modèle essayé 47 050 €
Bonus / Malus 0 €
Moteur
Type et implantation  4 cylindres en ligne injection directe – Ess. + moteur synchrone à aimant permanent
Cylindrée (cm3)  2 487
Puissance (kW/ch) 163  / 222
Couple (Nm) 202
Transmission
Roues motrices Intégrale
Boîte de vitesses  CVT
Châssis
Suspension avant  Jambes McPherson
Suspension arrière Doubles triangles
Freins  À disques
Jantes et pneus 225 / 60 R18
Performances
Vitesse maximale (km/h)  180
0 à 100 km/h (s)  8,1
Consommation
Cycle urbain (l/100 km) NEDC (en attente d’homologation)
Cycle extra-urbain (l/100 km) NEDC (en attente d’homologation)
Cycle mixte (l/100 km) NEDC  4,4 (en attente d’homologation)
CO2 (g/km) NEDC 103 (en attente d’homologation)
Dimensions
Longueur (mm)  4 600
Largeur (mm)  1 855
Hauteur (mm)  1 685
Empattement (mm) 2 690
Volume de coffre (l) 580
Réservoir (l)  55
Masse à vide (kg)  1 650

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40 Commentaires sur "Essai Toyota Rav4 Hybride 222 ch"

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Kaizer Sauzée
Invité

Le Rav4 à depuis longtemps perdu son âme et le style actuel de Toyota, hormis la nouvelle Corolla, manque beaucoup de finesse.
L’arrivée prochaine d’hybrides européennes va lui faire du mal.

pcur
Invité

Je pense notamment à la Yaris si Renault se loupe pas sur sa clio hybride ça risque de faire très mal !

Jean R.
Invité

En même temps entre la fiabilité Renaut et Toyota, je pense que j’ai vite fait mon choix… même si les choses vont plutôt dans le bon sens côté Losange.

Jean R.
Invité

En même temps un mec qui mélange le prénom d’un héros de cinoche et d’un ex-footballeur de l’OM je le trouve assez « usual suspect » côté finesse 🙁

Invité

c’est vrai que pour moi, le meilleur RAV4 restera le premier. Un vrai crapahuteur

Nico
Invité

Que le HRv soit clivant d accord, mais ce RAV4 ne ressemble à rien, mettez un badge Mitsubishi et c est pareil

Nico
Invité

On a été rejoint par un intégriste de la marque Toyota qui distribue pouces vert et rouge??? On se croirait sur le site L Équipe

Gigi
Invité

Perso, j’aime bien son style. Moins fade que le précédent, plus « viril » et moins passe partout que la majorité des SUV urbains sans âme, trop consensuel ou trop répandus… Dites que VOUS trouvez qu’il ne ressemble à rien plutôt que d’affirmer péremptoirement qu’il ne ressemble à rien. Les goûts et les couleurs etc.

aimelauto
Invité

voici le suv le plus vendu au monde cette année ???

la qualité Toyota s’affirme aujourd’hui par l’Hybride, preuve que l’automobile évolue mais conserve ses bases traditionnelles tout de meme.

panama
Invité

Bah c’est du Toy, c’est à dire une machine faite pour rouler et qui se fait oublier.
A chaque fois qu’on en descend on se dit que c’est un parfait compagnon de route.
Et plus que la conso, la grande fiabilité et les frais d’entretien riquiqui sont des atouts majeurs.
Le contraire même d’une voiture passion, et un excellent achat.

AXSPORT
Invité

Bien résumé

beniot9888
Invité

Content de voir que tu en as enfin terminé avec ta phase « Les SUV, c’est nul ! Encore un SUV, quelle grosse m**de ! Y en a marre des SUV ! »

🙂

Lucho
Invité

Globalement d’accord, sauf que pour une fois Toyota a pris un peu plus de risque côté design et ça nous change de la floppée de SUV qui se ressemblent tous.

Oresias
Invité
Difficile de faire une voiture avec un style affirmé sans déplaire. On peut faire une voiture quelconque comme l’était le précédent modèle, relativement effacé, qui ne déplaisait pas particulièrement, qui ne faisait pas tourner les têtes non plus. Un modèle qui se faisait vite oublier. Celui-là, on aime ou on déteste. Moi j’aime bien. En revanche, côté mécanique, oui, la concurrence arrive (enfin, elle se fait attendre quand même, dans ce segment, mais elle arrive). Mais au delà de l’hybridation, Toyota a à faire valoir une fiabilité mécanique irréprochable, un coût d’entretien contenu, de par des choix techniques raisonnés en… Lire la suite >>
Emilie
Invité

Belle synthèse de ce que je pense aussi. Et moi aussi je trouve que pour une fois le style est réussi et se démarque totalement de la concurrence.

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