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Rétro F1-1999 : une saison de folie qui démarre fort !

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Irvine et Frentzen seront les invités surprise de la course au titre !

En 1998, Mika Hakkinen avait décroché le titre avec la redoutable McLaren-Mercedes Mp4/13 lors de la dernière course au Japon. Michael Schumacher et Ferrari leur avaient donné du fil à retordre jusqu’au bout, mais tout était allé de travers à Suzuka pour le Kaiser.

En 1999, tout le monde attend avec impatience l’acte 2 du duel entre McLaren et Ferrari et surtout celui de leurs pilotes vedettes: la F1 retrouve avec cette confrontation entre le « Flying Finn » et le « Baron rouge » une rivalité de haut niveau qui relance l’intérêt de la discipline après le contrecoup de la mort de Senna et plusieurs saisons de domination sans partage, soit de Benetton soit de Williams (excepté la fameuse saison 97 et le duel Villeneuve-Schumacher).

McLaren et Mercedes sont évidemment les favoris avec la dernière création d’Adrian Newey, la Mp4/14, une héritière de la MP4/13 très aboutie sur le plan aérodynamique. La paire Mika Hakkinen-David Coulthard est reconduite, et même si l’écossais espère prendre sa revanche sur une saison 98 où il avait du rapidement s’incliner, Hakkinen est le leader naturel de l’équipe.

Ferrari de son côté monte en puissance: l’association du talent de Michael Schumacher, de l’organisation rigoureuse de Jean Todt et des compétences techniques et stratégiques de Ross Brawn et Rory Byrne donne désormais sa pleine mesure. La F399 a été testée et développée à fond par le stakhanoviste Schumacher, qui a bien l’intention de ramener cette couronne après deux années d’échecs. Le pilote Allemand peut dormir sur ses deux oreilles, ce n’est pas le fantasque irlandais Eddie Irvine qui viendra contester son leadership. Et pourtant…

« Bad Irv », première !

En Australie, pour l’ouverture de la saison, McLaren frappe fort aux qualifications : Mika Hakkinen réalise une pole magistrale avec quasiment une demi-seconde d’avance sur son équipier Coulthard et…1″3 sur Schumacher ! Les flèches d’argent assomment d’entrée la concurrence, mais la course va tout chambouler !

Pour Schumacher, la course est un chemin de croix: quelques mois après son calage de Suzuka, le voici hors jeu avant même le 2e départ (le 1er avait été avorté par des Stewart fumantes) avec une coupure moteur qui nécessite une nouvelle procédure de mise en grille et le relègue en fin de peloton. Il va mener la charge toute la course mais subit une crevaison, endommage son aileron puis est obligé à quelques tours de la fin de changer son volant ! Devant, alors que la course ne semblait pouvoir leur échapper, les Mclaren sont frappées par leur fiabilité incertaine, le talon d’Achille des flèches d’argent. Coulthard abandonne sur un problème hydraulique de la boîte, imité quelques tours plus tard par Hakkinen, accélérateur en panne !

Irvine, la surprise de l’année

Au final, les seconds rôles s’amusent et c’est Eddie Irvine qui l’emporte ! « Bad Irv », le « bad boy » à qui Senna avait mis son poing dans la figure pour ses débuts à Suzuka en 1993, le second couteau officiel assumé de la Scuderia, bat d’une petite seconde la Jordan de Frentzen, tandis que Ralf Schumacher termine 3e ! Celui qui a parié ce podium doit être très riche…Michael Schumacher termine 8e à 1 tour, un classement qui fut assez rare dans son palmarès…

Mika fait le mur

Au Brésil, Hakkinen colle encore 1 seconde pleine à Schumacher aux qualifications mais en course, le duel est plus serré. Le finlandais l’emporte tout de même, dans une course assez terne.

A Imola, rebelote, les McLaren monopolisent la première ligne, mais Schumacher a roulé à moins de deux dixièmes du meilleur temps. La Scuderia se rapproche donc. En course pourtant, les rouges semblent partis pour prendre une fessée. Bien couvert par Coulthard, Hakkinen prend un départ parfait et prend le large. A l’attaque, Il colle 1 seconde au tour à ses poursuivants et mène confortablement lorsqu’au 18e tour, à la ré-accélération de la ligne droite des stands, la Mclaren dérape subitement sur le vibreur et part s’encastrer dans le mur, sous le nez des Tifosis en folie ! Les tribunes couvertes de rouge s’embrasent tandis que Murray Walker, le légendaire commentateur de la BBC, ne s’en remet pas (voir ici à 31’20)

Hakkinen accuse le coup: il regarde, penaud, depuis le bord de la piste, Schumacher chasser Coulthard pour finalement l’emporter. Ironie du sort, aux essais libres, c’est l’inverse qui s’était produit !

Ce début de saison est donc étrange, avec des McLaren qui semblent nettement au-dessus du lot en performance pure, mais multipliant les occasions manquées par la faute du matériel ou de bévues inhabituelles d’Hakkinen. Ce dernier subit le premier d’une série étonnante de revers qui vont rendre sa saison 1999 bien compliquée. Une année qui réservera bien des surprises…

 

Images : Ferrari, McLaren, F1 pics

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4 Commentaires sur "Rétro F1-1999 : une saison de folie qui démarre fort !"

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Rowhider
Invité

Irvine aura bien du mal à se montrer crédible dans la Ferrari, après l’accident de Schumacher on lui demanda d’endosser le rôle de leader : bien trop pour lui.

jojo
Invité

Hakkinen avait refait le même genre d’erreur à Monza après et Schumacher aussi à Montreal. Bref, entre les deux victoires de Frentzen, l’accident de Schumacher, le terrible GP d’Europe … c’était une sacrée saison. Je ne sais pas si c’est dû à mon jeune âge de l’époque mais j’en garde un souvenir particulier.

lataupe2B
Invité

Une saison particulière. Quand on regarde la saison suivante on s’aperçoit que cette saison a engagé un mouvements. Une page a été tournée

Invité

je ne sais pas pourquoi, mon adolescence, les jeux de F1 (monaco gp et la serie des formula one 9X) l’époque mais je trouve les F1 fin des années 1990 super belles.

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