Accueil Chrysler A vendre : une Plymouth Superbird « écolo »

A vendre : une Plymouth Superbird « écolo »

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Lorsque l’on pense « test d’émissions », on imagine des gens en blouse blanche dans un labo. Pas un homme dans une Plymouth Superbird customisée qui roule pied au plancher derrière un Boeing 747 ! Et pourtant, ça a débuté comme ça.

En 1969, le congrès américain se souci de la pollution. L’année suivante, Richard Nixon signe l’acte de naissance de l’Environmental Protection Agency (EPA.) Son rôle est de veiller au respect des normes de pollution. Mais pour définir des normes, il faut savoir d’où l’on part. Comment mesurer les émissions d’un réacteur ? Construire un laboratoire avec un banc d’essai ? L’EPA juge cela trop couteux. Sa solution : faire rouler une voiture, bardée de capteurs, derrière un avion en phase de décollage.

Ray Nichels, un préparateur de Nascar, répond à l’appel d’offres. Il propose d’employer une Plymouth Superbird. Préparée, elle peut atteindre 320km/h en pointe (la vitesse d’un avion de ligne au décollage) et surtout, son énorme aileron génère beaucoup d’appui. Cela tombe bien car la voiture doit rouler à 30 mètres de l’avion et le réacteur en pleine poussée génère des vents de 500km/h !
Nichels remporte l’appel d’offres en 1972. Il déniche une Superbird de 1970, équipée du V8 440 7,2l Super Commando (version simple carburateur) 375ch. Il la modifie, remplaçant notamment la boite automatique par une manuelle à 4 rapports et facture cela 25 000$ (prix du neuf : 4 298$.)

John Moran, responsable de l’EPA pour la Caroline du Nord, récupère la voiture. Ainsi, de 1972 à 1979, il poursuit les avions de ligne sur un aéroport. Lorsque l’avion est sur la piste de décollage, Moran se colle à lui et le suit durant 20 secondes. 20 secondes dans une essoreuse, avec des températures allant jusqu’à 60°, puis l’avion décolle et Moran doit planter les freins (vu que par définition, il est en bout de piste.) Les 20 secondes d’enregistrement sont cruciales. C’est grâce à cela que l’on découvre que le plomb (présent dans le carburant pour augmenter le taux d’octane)est un polluant très nocif.
En 1979, « l’EPA Bird » est mise au placard. Wilbur Walker est un enseignant qui écume les ventes des domaines. A celle de l’EPA, il découvre que la simple « Plymouth 1970 » du catalogue est une Superbird et il l’empoche pour 500$. Il la fait restaurer dans son état d’origine. Exit les capteurs et la boite manuelle. Le fils de Walker la revend en 2005. Le nouveau propriétaire lui redonne son look « EPA Bird ». En 2012, elle est revendue 750 000$. Elle repasse sous le maillet, à Las Vegas, en octobre prochain. Barrett-Jackson ne précise pas combien il en attend.

Source :
Barrett-Jackson

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