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On a retrouvé la trace de Christian Fittipaldi!

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Si vous regardez le classement de la Copa Fiat, vous verrez un « C. Fittipaldi » en haut du classement. Non, ce n’est pas une homonymie. Ce n’est pas non plus un pilote invité. A 41 ans, le très versatile pilote Brésilien court toujours et il se bat désormais au volant d’une Fiat Linea.

Etre un « fils de », c’est une arme à double-tranchant. D’un côté, le carnet d’adresse de papa est bien utile pour trouver volants et sponsors. De l’autre, la pression médiatique est forte et le paddock vous demande de faire vos preuves avant de vous adresser la parole.
Alors imaginez ce qui vous arrive lorsque vous être Christian Fittipaldi, fils de Wilson junior (ex-pilote de F1 et instigateur de la première F1 brésilienne), petit-fils de Wilson senior (grand journaliste automobile) et surtout, neveu d’Emmerson Fittipaldi (premier champion de F1 et d’Indycar brésilien!)

Mais Christian gère plutôt bien ce patronyme encombrant. Champion de F3 Sud-Am en 1990, il s’exile en Europe. D’emblée, il est sacré en F3000, à seulement 19 ans.
Minardi lui ouvre ses portes. 6e au Grand Prix du Japon, il est le plus jeune pilote à marquer un point (un record battu par Sebastian Vettel beaucoup plus tard…)

Les résultats plafonnent en F1. Après une saison chez Footwork, en 1994, il rejoint son oncle en Indycar.
En 1996, il est recruté par Newman-Haas et il fait équipe avec un autre exclu de la F1, Michael Andretti. Fittipaldi alterne le bon et le moins bon. Il collectionne les podiums, termine 5e du championnat 1996 et remporte 2 victoires. Mais il a surtout une fâcheuse tendance à tutoyer les murs. En 1997 et 1999, il se blesse grièvement et se retrouve de longs mois éloignés des podiums.
Carl Haas fini par se lasser et fin 2002, il est remplacé par Bruno Junqueira.

Fittipaldi junior tente une reconversion en Nascar. Il avait déjà fait des apparitions en Busch Series en 2001 et 2002.
Petty Entreprise l’aligne alternativement en Sprint Cup et en Arca. C’est un flop et fin 2003, il se retrouve à pied.

Il court ensuite de manière erratique.
Il remporte les 24 heures de Daytona 2004 avec le Cheever Racing. Il retourne au Brésil en 2005. En fin de saison, il retourne à la monoplace via l’A1 GP (merci tonton, qui gère la structure brésilienne…)
En 2006, il s’essaye aux 24 heures du Mans avec une Saleen. Puis il revient l’année suivante avec une Aston Martin.
En 2008, Michael Andretti, devenu entre temps patron d’écurie, lui offre un baquet en ALMS. Viré au tiers de la saison, il rebondit en Grand-Am.

Cette année, on l’a d’ailleurs revu aux 24 heures de Daytona.

Faute de volant aux Etats-Unis, il retourne au Brésil. Il y intègre le Trofeo Linea, une coupe monotype locale.

En 2012, le Trofeo Linea se mue en Copa Fiat. Surtout, Fittipaldi en enfin des résultats en rapport avec son palmarès et son expérience: 4 podiums (dont 1 victoire) en 6 courses.
A 2 manches de l’arrivée, il mène le championnat. Va-t-il s’imposer? Ce serait son premier titre depuis la F3000…

Crédits photos: Fiat (photo 1 et 4), Ford (photo 2) et Grand-Am (photo 3)

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