Accueil Essais Essai Toyota Prius+, plus grande (1/3)

Essai Toyota Prius+, plus grande (1/3)

797
3
PARTAGER

Née marginale, la Prius est aujourd’hui un modèle phare pour Toyota, qui décline à présent une famille autour de la berline d’origine. La Prius+, variante monospace, à 7 places uniquement pour notre marché, arrive donc à présent sur nos routes pour rendre l’offre plus accessible aux familles.

La seconde génération a installé la Prius dans le paysage automobile, la Prius III compte bien l’ancrer définitivement avec le développement d’une famille autour de la berline. L’objectif initial de la Prius+, est de proposer une habitabilité plus en accord avec un réel usage familial, sans pour autant remettre en cause le faible niveau de consommation. La cible est simple : rester sous les 100 g/km de CO2 en Europe, au dessus des 40 mpg aux Etats-Unis (Prius v) et au dessus des 30 km/l au Japon (Prius Alpha).

Un choix qui a imposé de gros efforts sur l’aérodynamique et le poids du véhicule. L’aérodynamique a imposé en partie les lignes du véhicule et explique la courbure du pavillon et la position particulière de la traverse de pare-brise par exemple. Le Cx affiche un bon niveau de 0,28. Bon mais pas exceptionnel, une Classe B revendiquant par exemple 0.26…

Sur le plan de la masse, Toyota s’est efforcé de réduire l’écart entre Prius et Prius+, annoncé à seulement 125 kg. Toit vitré en résine, structure réalisée avec un nouveau procédé de pressage à chaud… La batterie lithium-ion de cette variante 7 places permet par exemple d’économiser 8 kg. Au final, la + affiche 1495 kg. Ici aussi le résultat est bon, mais à mettre en face de la concurrence qui fait aussi bien. C’est à quelques kilos (en plus ou en moins c’est selon) la masse d’un 5008 ou d’un Grand Scenic dans leurs versions diesel d’entrée / milieu de gamme (hors 2.0l).

La Prius à la base ne démérite pas en habitabilité, mais ne convient pas forcément à un plein usage familial avec par exemple 3 enfants. Toyota a donc ici mêlé les gênes de la Prius avec ceux du Verso (bloc avant de Prius, plancher de Verso) . On retrouve ainsi les mêmes sièges aux rangs 2 et 3. Trois sièges individuels coulissants de largeur identique au rang 2, deux sièges au rang 3, tous repliables au niveau du plancher du coffre.

Un coffre au seuil de chargement assez haut qui est annoncé avec un volume de 515l (norme VDA) en configuration 5 places, mais qui pèche par une hauteur limitée sous le cache-bagage. La hauteur d’une valise, pas plus. On notera que 60l de ce volume de coffre sont situés dans le rangement sous plancher, entre les sièges de rang 3 et la traverse arrière…

Pour les occupants, pas de problème d’espace en revanche. Au second rang, l’espace aux jambes profite des sièges avant fins et galbés. De quoi avancer les sièges pour améliorer la position des occupants éventuels du rang 3. Même si l’usage en reste occasionnel comme sur tous les 7 places de la catégorie, des adultes peuvent y prendre place raisonnablement. L’accès y est par ailleurs assez aisé.

N’oublions pas l’espace avant, car le conducteur doit lui aussi trouver sa place à bord. Il devra tout d’abord s’adapter au volant pas vraiment rond, mais on trouve vite une bonne position de conduite, proche de celle d’une berline. Le style de la planche de bord est dans un style très futurisme des années 90, avec des plastiques de qualité assez inégale, mais l’assemblage est sérieux, c’est l’essentiel finalement. La console centrale a beau avoir deux couleurs pour séparer les éléments de conduite de ceux de confort, elle est bien surchargée, du moins visuellement.

Bon point pour la commande de climatisation à molette unique, simple a appréhender et à utiliser. Mauvais point pour l’instrumentation, mélange d’informations diverses dans de multiples couleurs, et sans réelle logique d’organisation… Difficile de s’y retrouver, et autant se concentrer sur l’affichage tête haute, présent dès le second niveau Dynamic, pour la vitesse, mais aussi les données de navigation sur la version Lounge (notre modèle d’essai).

Les rangements sont limités, à commencer par celui disposé sous l’accoudoir, réduit à sa plus simple expression en raison de la présence de la batterie. Il reste une hauteur suffisante pour quelques CD, un portefeuille… Un bac au bas de la console permet de brancher un appareil mobile, mais la surface aurait sans doute nécessité un petit flocage pour éviter les glissements intempestifs. Reste la double boîte à gants, dont celle du bas est à présent vite remplie avec tous les accessoires nécessaires à la circulation, gilet jaune, boite d’ampoule et autres éthylotests…

[zenphotopress album=13608 sort=random number=8]

Lire aussi :
– Essai Toyota Prius+, plus grande (1/3)
Essai Toyota Prius+, plus lente, plus confortable (2/3)
Essai toyota Prius+, plus Prius (3/3)

Poster un Commentaire

3 Commentaires sur "Essai Toyota Prius+, plus grande (1/3)"

Notification de
avatar
Trier par:   plus récent | plus ancien | plus de votes
Hugo-Boff
Invité

Ah… Un sujet à la une depuis un moment… 0 commentaire… C’est toujours mieux qu’un com’ négatif dira t-on… (Pour le com’ inutile on dira rien 🙂

Verslefutur
Invité

« La console centrale a beau avoir deux couleurs pour séparer les éléments de conduite de ceux de confort, elle est bien surchargée, du moins visuellement. »
Que dire des autres constructeurs, comme les Français qui collectionnent les boutons ?
Une grande partie des infos est centralisé sur l’écran tactile

« autant se concentrer sur l’affichage tête haute »
Exact, affichage direct sur le pare-brise. Belle technologie.
Le bout de plastique de PSA me fait toujours rire sur le 3008 et le 5008

Verslefutur
Invité

Bonne vidéo de présentation, vraiment objective, qui montre les atouts de cette voiture

wpDiscuz