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Essai Opel Meriva Diesel 130 ch : chaînon manquant

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Aussi surprenant que cela puisse paraitre, Opel n’avait pas prévu de commercialiser dès le lancement du nouveau Meriva, de versions Diesel. Or dans nos contrées, un modèle dans un segment pareil n’aurait pas grand avenir sans motorisations carburant au gazole dans son catalogue.  Il aura donc fallu attendre l’automne avant de voir débarquer en concessions  les déclinaisons CDTi. Nous avons pris le volant sur les routes de l’arrière pays niçois d’un Meriva 130 ch, le plus puissant des Diesel de la gamme.

Nous passerons rapidement sur le chapitre du design et de l’habitacle, beaucoup de choses ayant déjà été dites lors d’un précédent essai au moment du lancement. Toutefois, il faut bien reconnaitre au Meriva un coup de crayon fluide et dynamique qui le rend face à un C3 Picasso par exemple, tout de même plus élégant et moins pataud dans l’allure. L’intérieur du mini-monospace germanique apparait certes plus strict et pour le moins sobre. Mais après tout, on ne peut pas dire que la concurrence recèle non plus d’intérieurs très fantaisistes. Côté équipements et modularité, le Meriva ne rend rien à ses adversaires du segment. Quant aux portes antagonistes baptisées FlexDoors, malgré le tollé de certains observateurs, celles-ci n’apportent pas plus d’inconvénients que des portières conventionnelles, ni véritablement d’avantages d’ailleurs.

La position de conduite ne se révèle pas trop typée « camionnette ». Les réglages sur tous les axes du volant comme du siège autorisent ainsi un placement haut ou bas dans l’auto, ce qui ravira autant les mères de famille souhaitant dominer la route, que les papas à la recherche d’un positionnement plus sportif. Ainsi, si le Meriva ne présente pas spécialement d’avancées ou de spécificités notables par rapport à ses concurrents,  il ne se fait pas non plus remarquer par des défauts rédhibitoires.

130 ch, 300Nm de couple

La chaine de transmission se compose pour notre modèle d’essai d’un moteur Diesel CDTi 1.7 de 130 ch, accouplé à une boite de vitesses à 6 rapports. Exit donc le 125 ch, place à une motorisation annoncée comme plus sobre et plus dynamique sur le papier. La première impression ne se révèle pas mauvaise au démarrage, les vibrations notamment et le bruit sont en effet bien contenus. Dans la conduite, le sixième rapport ne servira véritablement que sur l’autoroute à vitesse stabilisée, pour réduire les tours et par conséquent le son du bloc, ainsi que la consommation. Pour le reste, bien qu’on apprécie la généralisation des transmissions à 6 rapports sur de petites et moyennes cylindrées, celle-ci ne semble pas faire bon ménage avec ce moteur.

La faute à un couple certes généreux de 300 Nm, mais qui ne délivre le gros de sa valeur qu’au-delà des 2000 tours/min, ce qui apparait assez loin sur la plage d’utilisation, avec une zone rouge atteinte dès 4000. Il en ressort du coup une désagréable sensation de manque de souffle dans les bas régimes, ce qui pousse notamment à tenir une première assez longue, avant de passer une seconde le plus tard possible pour essayer d’échapper au creux jusqu’à 2000. Sur les autres rapports, le phénomène apparait moins perceptible, mais pour profiter du gros couple, notamment en reprise, il faudra souvent jouer du levier de vitesses. Heureusement, la commande de boite docile, n’a pas de quoi transformer les trajets en séance d’haltères.

Trop creux à bas régime

Côté châssis en revanche, le Meriva se montre suffisamment dynamique et agréable à mener sur les routes, pour donner du plaisir au père de famille sur le chemin du retour une fois les enfants déposés. Evidemment on reste à bonne distante d’une Opel passée entre les mains des sorciers de l’Opel Performance Center. Néanmoins les freins bien calibrés et l’équilibre assez neutre de la voiture, invitent à quelques chevauchés pour se détendre sans danger.

Au final, Il faudrait donc peut-être mieux se tourner vers les versions Diesel moins véloce en puissance, comme les 95 et 110 ch, dont le couple montre une disponibilité sur une plage plus large, dès 1 750 tours/min. Il nous aurait néanmoins fallu compléter notre avis avec le test de la transmission automatique à 6 rapports peut-être mieux adaptée au 1.7 CDTi, ce que nous n’avons pas pu faire.

Essai en vidéo

En termes de tarifs, le catalogue Meriva Diesel démarre à 16 900 € en entrée de gamme, et 18 500 € en finition intermédiaire pour un modèle de 75 ch. La version 130 ch que nous avons essayée, n’est disponible qu’en finition haut de gamme baptisée Cosmo dès 21 900€.

Quelques chiffres de notre modèle d’essai:

Moteur: 1.7 CDTi de 130 ch suralimenté par un turbo

Couple maxi: 300 Nm à 2000 tr/min

Transmission: Aux roues avant

Boite de vitesses: Mécanique à 6 rapports

0 à 100 km/h: 9.9 secondes

Conso. mixte litres/100 km – Rejets de CO2 g/km: 5,2 – 138 (écotaxe neutre)

Réservoir: 54 litres de Gazole

Poids: 1 503 kg



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