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Essai Volvo S80 D5 : berline de voyage

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Récemment et subtilement restylée, la Volvo S80 a profité de l’occasion pour s’offrir quelques remises à jour mécaniques, avec un cinq cylindres diesel retravaillé. Une nouvelle version biturbo, forte de 205ch a fait son apparition, coiffant l’offre diesel. C’est cette S80 D5 que nous avons essayée.


Esthétiquement, le restylage de la S80 se contente du minimum vital : une calandre un peu plus massive, quelques lignes de chrome (dans les aérations avant, sur les bas de caisse et sous les feux arrière) et c’est à peu près tout. La routière suédoise conserve donc son apparence discrète et plutôt haut de gamme.

A l’intérieur, même combat, les différences sont minimales et heureusement. On retrouve donc avec délectation un des plus beaux intérieurs de la catégorie, à la fois original, luxueux et bien fini. Le volant s’offre un coup de jeune bienvenu et la console centrale aussi, les deux accueillant quelques finitions alu. Pas de surprise ici non plus donc.

Pour une vraie nouveauté, il convient de s’installer derrière le volant. Au démarrage, le D5 émet un bruit qui ne trompe pas sur sa nature de diesel, mais reste plutôt discret. Un bon point. Dès les premiers kilomètres effectués en ville, on apprécie la douceur de fonctionnement de la boîte automatique. Celle-ci est calibrée pour offrir le plus grand confort possible et ça se ressent. Tout de même, cette Volvo semble un peu manquer d’aisance en milieu urbain, surtout comparé à une Jaguar XF qui se conduit comme un vélo. Les aides ne manquent pourtant pas et les systèmes de sécurité non plus. Une petite anecdote pour la peine… Alors que j’étais deuxième de la file au feu rouge, la voiture devant moi démarre. Une autre venant de la droite ayant grillé le signal, la voiture devant moi s’arrête. Avant que j’aie eu le temps de poser le pied sur la pédale de frein la S80 avait déjà pilé toute seule… Un système très efficace donc, qui doit pouvoir prévenir l’état de vos boucliers.

Sur route, on a la confirmation de ce qu’on avait entrevu en ville : ce D5 est un des rares diesels à émettre une sonorité engageante. A l’accélération, le timbre typique d’un cinq cylindres est nettement perceptible, le claquement du mazout beaucoup moins. Un régal qui aurait presque de quoi convertir un amateur d’essence comme moi. Par contre, si la sonorité est des plus agréables, la S80 n’est pas faite pour être menée sportivement. Comme on pouvait s’en douter, il s’agit d’une vraie Volvo avant tout prévue pour le confort et la sécurité. Cela dit, son châssis un peu plus ferme que celui de la V70 essayée il a quelques mois permet un agrément supérieur. La boîte de vitesse reste toutefois assez peu réactive, une fois encore pour des raisons de confort.

Sur autoroute, la S80 s’avère une grande voyageuse de talent. Dans notre périple qui nous a menés jusqu’à Francfort (oui, cet essai date un peu, mea culpa), nous avons eu l’occasion de nous en apercevoir. Déjà parce que la fatigue ne se faisait pas sentir à l’arrivée. Ensuite par l’agrément distillé tout au long du trajet. Quelle que soit la météo, la S80 est souveraine et compte sur ses nombreuses aides pour faciliter la tâche du conducteur. Régulateur de vitesse avec radar de distance, détecteur d’angle mort, alerte de franchissement de ligne blanche (bien plus efficace que l’AFIL de PSA)… Une fois apprivoisées, tout cela s’avère bien utile et vous permet un Paris-Francfort sans toucher les pédales, dans un confort de haut niveau. Quant à la consommation lors de notre voyage, elle s’est élevée en moyenne aux alentours de 7,6l/100km.

Dans la finition Summum dont nous disposions, la S80 D5 Geartronic s’affiche à partir de 47 950€, auxquels il convient d’ajouter le coût des divers systèmes de sécurité en option. Par comparaison, une Citroën C6 V6 HDi s’affiche à partir de 49 450€ (avec beaucoup moins d’équipements de technologie disponibles en option) alors qu’une Audi A6 2,7 TDI pareillement équipée dépasse les 52 000€ et qu’une Jaguar XF V6 diesel débute à 51 050€.

Cette Volvo S80 dotée du nouveau D5 biturbo apparaît donc comme une réussite. Son confort, sa douceur générale (on ne peut que vous conseiller d’adopter la boîte automatique Geartronic) et l’agrément (aussi bien sonore qu’en termes de performances) en font un morceau de choix. Intentionnellement plus orientée sur le confort que ses concurrentes allemandes, elle est de ce fait une voyageuse très recommandable, et en plus moins dispendieuse que l’indétrônable trio germanique. Si on y ajoute la discrétion et l’élégance, on obtient un tableau général des plus flatteurs.

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