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Wendelin Wiedeking démissionne de Porsche… Qui rejoindra le groupe VW

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Le feuilleton Porsche/VW, aussi présent sous les feux de l’actualité automobilo-industrielle que celui d’Opel et ses courtisans, touche visiblement à sa fin. Le duel entre Porsche – Wendelin Wiedeking et Volkswagen – Ferdinand Piëch débute par la démission plus ou moins forcée du premier nommé. Le fil plus que ténu qui le reliait à Porsche depuis quelques jours s’est donc rompu. Lors de ce même conseil de surveillance, les administrateurs de Porsche ont donné leur feu vert pour un accord sur l’entrée de l’émirat du Qatar avec à la clef un investissement minimal de 5 milliards d’euros. Au final le conseil d’administration de Volkswagen devrait se réunir dans la journée à Stuttgart et entériner son rapprochement avec Porsche pour en faire un nouveau satellite. La voiture du peuple a croqué Porsche. Un cousin en a battu un autre.

Wendelin Wiedeking est donc remplacé par Michael Macht, jusqu’alors chef de la production, alors que Porsche compte réunir au minimum cinq milliards d’euros pour notamment créer un groupe intégré au plus que jamais tentaculaire Volkswagen.

VW devrait donc racheter les activités automobiles de Porsche avec une participation financière de l’émirat du Qatar faisant du producteur des 911 sa dixième marque. Selon les sources, Wendelin Wiedeking devrait pour sa part toucher une indemnité de départ oscillant entre 50 et 70 millions d’euros dont la moitié pourrait aller « à une fondation sociale« . D’autres bruits avancent davantage une enveloppe plus coquette de 250 millions d’euros.

Wendelin Wiedeking avait pris les commandes de Porsche en 1993 faisant au fil des ans progresser la valeur de la marque passant de 300 millions d’euros à cette période à plus de 27 milliards d’euros il y a deux ans (avec une production suivant une courbe semblable partant d’environ 15 000 unités pour atteindre 100 000 unités par an). Sa tentative de racheter Volkswagen, plus de quinze fois plus gros, lui aura été fatale alors que finalement Porsche croule aujourd’hui sous plus de 9 milliards de dettes.

Le petit Porsche voulait avaler Volkswagen. C’est le contraire qui se produit. David contre Goliath version moderne du secteur automobile. A suivre dans les prochaines heures et jours à venir pour davantage de précisions. Car comme dans tout bon feuilleton qui se respecte, un possible nouveau rebondissement n’est pas à écarter.

A lire également. Wendelin Wiedeking ne tient plus qu’à un fil, Derniers développements à Zuffenhausen et Les ouvriers Porsche ne veulent pas devenir Volkswagen.

Source : Bloomberg.

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